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L’OPC et La Fondation LUMOS vers un environnement solide pour éradiquer la traite des personnes

L’OPC et La Fondation LUMOS vers un environnement solide pour éradiquer la traite des personnes



« Le rôle des journalistes et des médias dans la lutte contre la traite des personnes », c’est autour de ce thème que la Fondation LUMOS — avec le support des partenaires comme l’Office de Protection des Citoyens (OPC), le Comité de Lutte contre la Traite des Personnes (CNLTP), l’Institut du Bien-être social et de Recherches (IBESR) et la Brigade des Mineurs (BPM) — a organisé une séance de formation du 2 au 4 décembre, à l’auberge Le Montcel, à l’intention de plusieurs journalistes.


C’est dans le cadre du projet BEST (Bâtir un Environnement Solide pour Eradiquer la Traite des Personnes) de la Fondation LUMOS, financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), qu’une vingtaine de journalistes venant de différents médias à Port-au-Prince et dans certaines villes de province, ont participé à cette formation de 3 jours sur la traite des personnes.

D’après le responsable du Projet Eugène Junior Guillaume, cette séance a été l’occasion pour ces journalistes de comprendre la traite des personnes, ses manifestations, sa différence avec le trafic illicite de migrants, l’ampleur du phénomène, les causes et conséquences. Ils étaient aussi entretenus sur la notion de migration entre Haïti et la République dominicaine, les différentes caractéristiques de la traite des personnes et du trafic illite de migrants.

« Cette thématique étant très complexe et ayant des concepts juridiques, pour la comprendre il faudra la participation des journalistes pour leur aider a bien maitriser et appréhender les faits y relatifs. C’est pourquoi nous avons trouvé nécessaire de transmettre les connaissances aux travailleurs de la presse afin qu’ils servent de leurs moyens pour former la population », indique M. Guillaume.

Sur ce, les journalistes ont été surtout sensibilisés sur leur rôle dans la lutte contre la traite des personnes. Une étude de l’Organisation des États américains publiée en 2006 a révélé que les victimes de traite d’Haïti vers la République dominicaine sont surtout exploitées dans les secteurs suivants : domesticité 48 %, travail sexuel 32 %, jardinage 13 %, agriculture (la coupe de Canne) 5 %, construction 2 %. Alors qu’on estime qu’entre 80 000 et 1 000 000 Haïtiens vivent actuellement en République dominicaine.

Selon le formateur, Me Patrick Camille, les journalistes et les médias ont d’abord un rôle d’information sur la traite des personnes, en alertant l’opinion publique sur la nature du phénomène qui viole les droits humains et sur son ampleur.

« Les journalistes doivent jouir du privilège offert par leur plume, leur micro et la technologie pour sensibiliser le public sur les dangers, les conséquences légales et les différentes formes de traite des personnes », a martelé M. Camille, admettant la puissance de transmission de message des travailleurs de la presse. Néanmoins, le conférencier salue la formation du comité de lutte contre la traite des personnes et espère une continuité dans le travail du comité pour éradiquer totalement le phénomène dans le pays.

De son côté le responsable de Droits humains au sein de l’Office de Protection des Citoyens, Jude Jean Pierre renouvelle la volonté de l’OPC de soutenir tous les projets ayant rapport a la protection de droits humains dans le pays. Il réaffirme l’engagement de cette structure pour lutter contre la traite des personnes et d’autres phénomènes de violation de droits humains.

Soulignons que ce projet de 4 ans vise à soutenir l’État haïtien et la société civile dans leurs efforts pour réaliser des progrès transformateurs sur la traite des personnes plus particulièrement sur la traite des enfants, pour les aider à retrouver le rôle légitime d’Haïti en tant que nation leader dans la lutte contre l’esclavage moderne te la traite des personnes, pour répondre aux besoins des enfants victimes de traite et protéger ceux qui y sont exposés.

Moise Saint-Eloi




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