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12 Janvier 2010- 12 janvier 2020: 10 ans après le Séisme, Haïti encore sous les Décombres

12 Janvier 2010- 12 janvier 2020: 10 ans après le Séisme, Haïti encore sous les Décombres



Si dans le des activités humanitaires post séisme 2010, on a enlevé des milliers de tonnes de débris des maisons et d’autres bâtiments détruits par le séisme 2010, mais aujourd’hui, les séquelles du tremblement de terre du 12 janvier 2010 constituent un plus grand volume de décombres à déblayer pour au moins débuter à la reconstruction réelle d’Haïti, 10 ans après le séisme meurtrier du 12 janvier 2010. Certes, on a beaucoup parlé de reconstruction ou de la Refondation d’Haïti après le 12 janvier 2010, mais la reconstruction réelle d’Haïti devrait être la reconstruction mentale, sociale, environnementale avant physique, économique et infrastructurelle.

D’ailleurs, la plus grande institution haïtienne qui a été détruite après le séisme meurtrier du 12 janvier 2010 était la Famille haïtienne. Nulle part, dans le fond de reconstruction d’Haïti post séisme 2010, on a fait mention de reconstruction de la famille, de relèvement de l’économie rurale, d’éducation rurale et communautaire. C’est comme si, les bâtiments publics ont beaucoup plus d’importance que les êtres humains. Pour parler de développement durable, il faut parler d’abord de développement humain. « Se Moun anvan tout bagay ». Ce sont les cerveaux qui dirigent le monde. Pour reconstruire Haïti, il faut d’abord s’accentuer sur l’éducation des enfants et la formation des jeunes dans leurs familles. Il faut encadrer d’abord les familles avant même de commencer à reconstruire les édifices. La famille haïtienne a été dénaturée, disloquée, fissurée, endommagée après le séisme 2010. Des enfants séparés de leurs parents pour aller vivre sous des tentes, on n’a pas eu réellement un plan de réunification familiale, au contraire, OIM dans la gestion des Camps des déplacés a fait la promotion de la séparation des Familles pour pouvoir justifier la nécessité de trouver des fonds pour les activités de Shelter. C’était une vaste opération de criminalité financière, de détournement de fonds. De suicide économique. Il n’y a jamais eu des activités de Reconstruction Post Séisme 2010 en Haïti. Dans tous les domaines, pour parler de construction ou de reconstruction, il faut tout d’abord un Plan. Mais, après le Séisme 2010, où est le Plan de Reconstruction ou de la refondation d’Haïti ? Où est passé le plan de la Reconstruction de Port-au-Prince érigée par la Fondation Prince Charles ? Où est le plan de la reconstruction de la cité Anacaona qui était l’épicentre du Séisme 2010 ? Personne ne sait. C’est pour dire que les vocables de reconstruction ou de refondation d’Haïti Post séisme 2010, c’étaient des discours pour attirer des fonds au profit des ONG internationales et non pas pour reconstruire Haïti.

Comment pouvez-vous admettre sur un territoire qui n’est pas occupé ni colonisé des milliers d’ONG issues de toutes les Puissances du monde de se présenter sans une demande formelle de l’État haïtien ? Des ONG sans statut, sans autorisation, sans reconnaissance légale, sans feuille de route. Les étrangers arrivent avec des titres et des qualifications sans aucune interface de l’État haïtien pour justifier et vérifier leurs travaux sur le territoire d’Haïti. C’était un champ libre, une savane sans maitre, un territoire conquis. Haïti n’était plus une république souveraine. À tel point, on a beau chercher les autorités centrales et locales du pays. On ne trouvait personne. On pensait même que l’ex-Président Préval était sous les décombres.

Impacts du tremblement de terre :

L’impact humain est immense dans un pays marqué par une forte incidence de la pauvreté (67 % environ de la population vivait avec moins de 2 dollars US par jour à la veille du séisme). Environ 1,5 million de personnes, représentant 15 % de la population nationale, ont été affectées de façon directe. Plus de 300 000 personnes ont perdu la vie et plus de 500 000 ont été blessées. Des milliers de personnes ont besoin d’un appui psychologique ou d’un encadrement psychosocial. Environ 1,5 million de personnes vivent dans des abris provisoires dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et à Léogâne. Plus de 500 000 personnes ont quitté les zones sinistrées pour trouver refuge dans les autres villes du pays. Il en résulte une exacerbation des difficultés déjà existantes pour l’accès à la nourriture et les services de base. En frappant au cœur l’économie et l’administration haïtiennes, le séisme a touché de façon aiguë les capacités humaines et institutionnelles des secteurs public et privé, ainsi que des partenaires techniques et financiers internationaux et certaines Organisations non gouvernementales.

La destruction des infrastructures est massive. Environ 150 000 résidences ont été totalement détruites et plus de 250 000 endommagées. Plus de 1 500 établissements d’éducation, plus de 100 hôpitaux et centres de santé se sont effondrés ou sont inutilisables. Le port principal du pays est rendu partiellement inopérant. Le Palais présidentiel, le Parlement, le Palais de Justice, la majorité des bâtiments des Ministères et de l’administration publique sont détruits.

Alors que les indicateurs environnementaux étaient déjà au rouge, le séisme est venu ajouter considérablement aux pollutions, nuisances et risques qui affligeaient déjà les populations des zones sinistrées et d’augmenter la pression sur l’environnement, les ressources naturelles et les aires protégées du pays, plaçant ainsi la population haïtienne dans des conditions d’extrême vulnérabilité.

Estimation des dégâts et analyse des Impacts :

La valeur totale des dommages et des pertes causés par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 est estimée à 7,804 milliards de dollars US, ce qui équivaut à un peu plus que le produit intérieur brut du pays en 2009.

La plupart des dommages et pertes ont été subis par le secteur privé : 5,722 milliards de dollars US, soit 70 % du total, tandis que la part du secteur public s’élève à 2,081.4 milliards de dollars US, soit 30%. La valeur des actifs matériels détruits – entre autres les unités de logement, les écoles, les hôpitaux, les bâtiments, les routes et les ponts, les ports et aéroports – a été estimée à 4,302 milliards de dollars US, soit 55 % des effets totaux de la catastrophe. La variation des flux économiques (pertes de production, réduction des chiffres d’affaires, pertes d’emploi et de salaires, augmentation des coûts de production, etc.) atteint 3,561 milliards de dollars US, soit 45 % du total).

Le logement est sans aucun doute le secteur le plus touché par le séisme, compte tenu du fait que les dommages totaux s’élèvent à 2,300 milliards de dollars US. Le secteur du logement représente donc approximativement 40 % des effets du séisme. Ce chiffre comprend la valeur de la destruction d’unités de logements de différents types et qualités, la valeur des maisons partiellement endommagées et les biens des ménages. Il faut d’ailleurs préciser que les pertes pour le logement sont estimées à 739 millions de dollars US et impliquent le coût de la fourniture d’abris temporaires, le coût de démolition et la valeur des pertes locatives. Les autres secteurs, par ordre d’importance décroissante en ce qui concerne les effets subis, sont ceux du commerce (dommages et pertes de 639 millions de dollars US, soit 8 % du total), les transports et les bâtiments de l’administration publique (595 millions de dollars US chacun) et l’éducation et la santé (avec une moyenne de 6 % du total).Suivant des experts internationaux en désastre.

La valeur totale des besoins au-delà de la reconstruction s’élève à 11,5 milliards de dollars US sur trois ans et se répartit comme suit : 52 % pour les secteurs sociaux, 15 % pour les infrastructures, logement compris, 11 % pour l’environnement et la gestion des risques et des désastres et le reste entre les secteurs productifs, la gouvernance et les aspects transversaux. Ces résultats ne constituent que l’étape préparatoire pour la conférence des bailleurs de fonds prévue à New York pour le 31 mars 2010.

Le dernier Rapport mondial sur le Développement humain, paru en 2009 et dont les données portent sur 2007 illustre la situation d’Haïti : un indicateur de développement humain (IDH) de 0,532 (1 est le maximum, 0 le minimum) qui classe Haïti à la 149e place sur 182 pays classés. Cet indicateur est en légère progression par rapport à 2005, restant malgré tout le plus bas de la zone Caraïbes-Amérique centrale ; et un indicateur de pauvreté humaine (IPH) de 31,5 % (estimation de la pauvreté humaine) qui classe Haïti au 97e rang sur 135 pays classés en 2007.

En 2001, 76 % de la population haïtienne vivait en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour, et 56 % en dessous du seuil d’extrême pauvreté, avec moins de 1 dollar par jour. On estime qu’au cours des 10 dernières années, le pourcentage de personnes pauvres et extrêmement pauvres a baissé de plus de 8 % dans tout le pays, sauf dans l’Aire métropolitaine qui a vu sa pauvreté augmenter de près de 13 % au cours de la même période.

L’impact du séisme sur l’économie s’est traduit par une baisse de la croissance estimée à plus de 8 % en 2010 et qui se situera entre 2,5 % et 3,5 % selon les scénarios de reconstruction. Les secteurs les plus affectés sont ceux du commerce, des transports, des télécommunications et de l’industrie. Si l’inflation en 2009 a été de – 4,7 %, elle est estimée pour 2010 à 11 %. Cette inflation s’explique, entre autres, par la diminution de l’offre, l’augmentation des coûts de transports et l’afflux des aides extérieures.

Le déficit global du gouvernement central passerait de 4,4 % du PIB pour l’année fiscale 2008-09 à 7,1% du PIB au cours de l’année fiscale 2009-10, malgré une nette augmentation des recettes globales (qui passeraient de 17,9 % à 18,7 % du PIB), augmentation qui sera alimentée par l’aide extérieure. Le besoin de financement s’élèverait à 350 millions de dollars US.

Le déficit de la balance courante devrait s’aggraver, passant de 3,2 % à environ 6 % du PIB. Malgré un excédent du compte de capital et financier, le solde de la balance de paiements serait négatif : il serait donc nécessaire de trouver des financements supplémentaires.

L’impact humain est immense. Environ 2 millions de personnes, représentant 17 % de la population nationale, ont été affectées d’une façon directe. Plus de 300 000 ont perdu la vie et plus de 500 000 ont été blessées. Environ 2 millions vivent dans des abris provisoires dans les zones touchées par le séisme. Il en résulte donc, une exacerbation des difficultés déjà existantes pour l’accès à la nourriture et aux services de base.

Maintenant et si on se pose la question comme a fait les Petro Challengers Haïtiens :

« Kot Kòb Rekonstriksyon Ayiti a ? ». Ce serait quoi la réponse ?

On va essayer de vous présenter certaines informations sur les Fonds de Reconstruction d’Haïti post séisme 2010, parce que ça fait déjà 10 ans, juste pour voir ou en sommes-nous ? Est-ce que Haïti est encore sous les décombres ou sa reconstruction est-elle réelle ou fictive ? Suivez…

En totalité, on a décaissé environ 6,5 milliards de dollars pour les activités humanitaires et de reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010.

La Commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) post Séisme 2010 a reçu juste qu’au 30 juin 2014 : 386,05 millions de dollars, sur lesquels 309,12 millions de dollars ont fait l’objet de préférences (80%). Le total des contributions reçues des huit bailleurs ayant indiqué des préférences complètes ou partielles est de 353,89 millions de dollars, dont 309,12 millions de dollars (87%) sont ciblés. Le FRH avait été mis sur pied sans qu’il soit fait référence que des bailleurs puissent exprimer des préférences quant à l’utilisation de leurs contributions. Le Plan d’Action pour le Relèvement et la Reconstruction d’Haïti (PARDH), qui propose la mise sur pied du FRH, ne mentionne aucunement cette modalité. Ainsi, il est mentionné: « Le FRH est un dispositif qui permet de regrouper les fonds pour des programmes dont l’envergure dépasse les capacités d’un seul bailleur de fonds. C’est finalement un mécanisme qui doit en principe faciliter la coordination des aides externes »18. Par ailleurs, plusieurs témoignages recueillis auprès de personnes ayant activement œuvré à la création du FRH confirment que l’hypothèse d’expression de préférences n’avait pas été envisagée au départ du Fonds. Source, rapport CIRH/FRH sur le Reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010.

Mais, il faut comprendre que tous les fonds pour les activités humanitaires post-séisme 2010 ne passaient pas obligatoirement par la CIRH et il y avait d’autres couloirs de financement que nous devons questionner aussi à travers le ministère de la Planification et l’Office de Coordination de l’Aide Humanitaire des Nations unies (OCHA) pour essayer de bien comprendre la route de détournement et de la dilapidation des Fonds de Reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010.

Il faut aller voir aussi, les principaux bailleurs de fonds des activités humanitaires et de reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010. À noter que les bailleurs étaient divisés en 2 groupes : Les Bailleurs traditionnels qui sont au nombre de 11 et les bailleurs non traditionnels au nombre de 23. Mais, il y avait aussi des bailleurs non alignés ou indépendants.

Les onze bailleurs traditionnels du FRH sont l’Australie, le Canada, l’Espagne, les États-Unis d’Amérique, la Finlande, le Fonds pour la Paix et l’État, la France, l’Irlande, le Japon, la Norvège et la Suède.

Les douze bailleurs non traditionnels du FRH sont l’Arabie Saoudite, le Brésil, Chypre, la Colombie, l’Estonie, la Géorgie, la Lettonie, le Nigeria, Oman, Qatar, la République de Corée et la Thaïlande.

Les onze « bailleurs traditionnels » avaient promis, à la conférence de New-York, un total de 2 17,911 millions de dollars pour Haïti dont 325 millions de dollars US pour le FRH, soit 13% de leurs promesses totales pour Haïti. Ils ont effectivement conclu des ententes avec le FRH pour une valeur de 323 millions de dollars, soit 99% de la valeur de leurs promesses au FRH. Les douze « bailleurs non traditionnels » avaient promis 253 millions de dollars au total, dont 170 millions de dollars pour le FRH, soit 67%. Ils ont effectivement conclu des ententes avec le FRH pour une valeur de 73 millions, soit 43% de la valeur de leurs promesses au FRH. Les montants promis au FRH par les « bailleurs traditionnels » et les « bailleurs non traditionnels » représentaient respectivement 66% et 34% du total des montants promis. Les montants officiellement inscrits dans les ententes par les mêmes deux groupes de bailleurs représentent respectivement 82% et 18%. Les montants totaux promis par les 23 bailleurs pour la reconstruction représentent respectivement 89,5% et 10,5%.

Le montant total déboursé en Haïti de 2010 à 2012 par l’ensemble des bailleurs traditionnels, non traditionnels, incluant les bailleurs multilatéraux, est de 6 433 millions de dollars12. Le montant total déboursé spécifiquement pour la reconstruction durant cette même période de temps par les différents types de bailleurs a été de 3 007 millions de dollars13. Durant cette même période, les fonds effectivement versés au FRH par les 19 contributeurs ont été de 381 millions de dollars, ce qui représente 6% du total déboursé et 12,6 % des montants spécifiquement déboursés pour la reconstruction.

Pourtant, on a eu la présence sur le territoire d’Haïti dans le cadre des activités humanitaires Post-séisme 2010, plus de 2000 ONG internationales. Maintenant, les questions à se poser : Qui a fait appel a ses ONG internationales ? À quels fonds au préalable, venaient-elles de fonctionner ? Qui a autorisé ses ONG à fonctionner dans le Pays ? Qui a évalué l’expertise de ces ONG dans les activités humanitaires post-catastrophes ? Qui devait coordonner les activités de ces ONG sur le territoire d’Haïti ? N’était-ce pas vraiment un complot de l’État haïtien, des Nations Unies et ses Agences avec les ONG internationales pour détourner et dilapider les fonds de Reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010 ?

Nous autres au sein de MEDIC HAITI, nous sommes très intéressés à trouver les réponses à ces questions pour pouvoir nous aider à faire la lumière sur les dépenses des fonds de Reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010.

L’Épidémie du Choléra, la Fille du Séisme de 2010 :

Dix mois après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, en octobre 2010, les premiers cas de choléra ont été reportés dans le Département du Centre ; la source étant une contamination du fleuve Artibonite, suite à une vidange de latrines d’un contingent UN. Un mois après, le choléra s'est propagé dans toute Haïti et en République dominicaine, devenant la pire épidémie de choléra de l’histoire contemporaine. Au 12 décembre 2015, on dénombrait 760 107 cas de choléra suspectés, dont 8964 décès depuis le début de l’épidémie (données MSPP 12 décembre 2015). La propagation du choléra a été favorisée en Haïti par les conditions sanitaires précaires présentes dans le pays. En effet, on estime qu’au début de l’épidémie, 35% des résidents urbains et 52% des résidents des régions rurales n'avaient pas accès à l'eau potable et 72% de la population n'avaient pas accès à des installations améliorées d'élimination des excréments (Rapport OMS/UNICEF JMP 2015). Le faible accès aux soins de santé et les mauvaises habitudes d’hygiène ont favorisé la contamination rapide d’une partie de la population sur tout le territoire. La dégradation de l’environnement, avec une mauvaise gestion des déchets et le manque de réseaux d’égouts et de traitement des eaux usées ont aussi contribué à aggraver la situation. Après deux ans de manque d’organisation de la réponse du fait d’un désarmement face à une épidémie de si grande ampleur, le Gouvernement a lancé en février 2013 le Plan national d’Élimination du Choléra 2013-2022, plan ayant une stratégie d’action sur 10 ans sur les thématiques santé, eau, assainissement, hygiène et gestion des déchets, nécessaire pour éliminer le choléra et les autres maladies hydriques. Ce plan a fixé des objectifs à court terme (2013-2015) pour enrayer l’épidémie, des objectifs à moyen terme (2015-2017) et des objectifs à plus long terme.

Après quelques jours, l’épidémie s’est étendue à la localité de Mirebalais. Le choléra a d’abord contaminé les habitants vivant en bordure du fleuve Artibonite puis s’est étendu progressivement aux autres secteurs. Selon le rapport de Renaud Piarroux, un professeur de l’université Aix-Marseille mandaté par le ministère français des Affaires étrangères, cette extension a été d’autant plus importante que la commune connaissait alors des travaux de son réseau d’adduction d’eau et que la plupart des habitants sont quotidiennement amenés à puiser de l’eau dans le fleuve Artibonite. Les communes avoisinantes, situées en amont de Mirebalais, n’ont été touchées que plusieurs jours, voire même plusieurs semaines plus tard. L’enquête du professeur Piarroux révèle que six patients de Meille sont tombés malades entre le 14 et le 19 octobre 2010, dont cinq ont donné lieu à une analyse positive pour le Vibrio cholerae.

Une investigation menée par l’équipe du département sanitaire du Centre indique que les premiers patients se procuraient l’eau de boisson à partir d'un affluent du fleuve Artibonite qui s’écoule en dessous d’une base de la Minustah composée d’environ 500 soldats, arrivés très récemment de Katmandou, certains soldats étant arrivés le 8 octobre, d’autres le 12. Après s’être rendu sur place avec son équipe, le professeur Piarroux s’est entretenu avec les habitants du village, qui ont rapporté qu’il existait, au moment où l’épidémie s’est déclarée, des tuyaux provenant de la base onusienne qui déversaient un liquide nauséabond. Selon Renaud Piarroux, ces tuyaux n’étaient plus présents lors de son investigation, car, comme lui ont expliqué les habitants, ils ont été enlevés par les militaires peu après la déclaration de l’épidémie de choléra. La présence de tuyaux provenant d’une fosse septique du camp de la Minustah et déversant un liquide noirâtre dans la rivière avait aussi été notée par l’équipe d’épidémiologie du département du Centre, ainsi que par des médecins dépêchés par la Minustah, lors des premières investigations effectuées à partir du 19 octobre.

Toutefois, un élément à prendre en compte est que, chez 75 % des porteurs du choléra, les symptômes ne se manifestent pas ; mais la bactérie peut persister un certain temps dans le corps porteur. Dans cette hypothèse, rien ne peut exclure que des mesures aient été prises pour éliminer les matières fécales suspectes et pour effacer les traces d’une épidémie de choléra parmi les soldats. De plus, à la prison de Mirebalais, des cas suspects de choléra venaient d’être notifiés dont quatre ayant entraîné la mort. Ces patients n’avaient eu aucun contact direct avec les populations extérieures ; le seul facteur de risque était donc l’eau consommée par les prisonniers, qui était puisée à partir du même affluent de l’Artibonite que celui impliqué dans la contamination des villageois de Meille.

Le bilan du Cholera en Haïti est une autre catastrophe humanitaire qui venait de se greffer sur le lourd fardeau du séisme meurtrier du 12 janvier 2010 qui a fait près de 300 000 morts et le choléra lui-même à date a fait environ 10 000 morts et 1000 000 victimes sur tout le territoire national.

C’est-à-dire, si on prend en compte l’impact du Cholera additionné aux impacts du séisme de 2010 sur l’économie du Pays, on aurait pu dire qu’Haïti réellement était un pays détruit , il fallait à tout prix reconstruire ce pays qui est un pays membre fondateur des Nations Unies . La première république nègre indépendante du monde. Même avant le séisme de 2010, il était le pays le plus pauvre de l’hémisphère, et dix ans après le Séisme meurtrier de 2010 avec les 11 milliards de dollars US promis pour sa reconstruction, Haïti demeure le pays le plus pauvre de la Région. C’est à ce titre que nous considérons, le détournement et la dilapidation des Fonds de Reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010 comme la plus grande opération de criminalité financière du 21e Siècle. A cet effet, MEDIC HAITI et d’autres organisations de la Société civile haïtienne décident de poursuivre les dilapidateurs des Fonds de Reconstruction d’Haïti Post-Séisme 2010, en commençant par :

Les Co-Présidents de la CIRH : le Premier ministre, Jean Max Bellerive et l’ex-Président des États Unis, Mr Bill Clinton. Les Responsables des Nations unies et ses agences en Haïti comme : OCHA, OIM, Unicef, PNUD, UNFPA et la Minustah. La FICH et les Sociétés de la Croix Rouge Internationale par exemple : la Croix Rouge Américaine, la Croix Rouge de Luxembourg. Les ONG Internationales, par exemple : Oxfam Grande Bretagne, Save the Children, et autres.

Ulysse Jn Chenet

MEDIC HAITI

Email : medichaiti@gmail.com




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