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Quelle Politique culturelle pour Haïti ?

Quelle Politique culturelle pour Haïti ?



L’émission radiophonique hebdomadaire Top Haïti diffusée sur les ondes tous les samedis matins entre 8 h et 10 h du matin met le cap sur un mois de février entièrement consacré à la culture. Ainsi, à son édition du samedi 1er février 2020 a-t-elle convoqué des experts en Culture pour débattre de la politique culturelle pour Haïti en ces temps-ci. Allenby AUGUSTIN, gestionnaire et opérateur culturel/spécialiste en Management des Organisations culturelles, Ronald C. Paul, spécialiste en politique culturelle et action artistique et Laurence Durand Coordonnatrice du Programme Culture au Bureau de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la Science et la Culture (UNESCO) ont fait la composition du premier panel de ladite émission.

Ronald C. Paul professionnel mûri détenant d’une expérience de plus d’une vingtaine au ministère de la culture dresse le constat accablant que la politique actuelle en faveur de la culture n’est pas différente de celle du temps. « La culture ne peut pas être là pour calmer les problèmes », déclare-t-il. Le spécialiste a fait allusion à la plus grande manifestation culturelle du pays à savoir le carnaval national. Selon lui, partant du constat du mode d’organisation du carnaval haïtien d’année en année, il trouve que les fonds qui sont alloués par rapport aux maux rongeant la société.

Allenby Augustin a, dans son intervention à l’émission Top Haïti le samedi 1er février 2020, fait état d’une carence en opérateurs culturels formes dans le pays. De l’avis du Responsable de la compagnie culturelle Akoustik Prods, l’une des causes a la base de peu d’impacts ressentis dans ce secteur en dépit des fonds mis disponibles tant par laide externe que par le financement interne c’est que peu sont les opérateurs formés en développement culturel. En vue de la définition d’une politique culturelle, il faut bien, selon Allenby Augustin, donner aux opérateurs cette capacité qui peut leur permettre de gérer et fournir des rapports après l’exécution des projets.

Laurence Durand, femme de théâtre et journaliste, croit qu’en dépit de tout la culture est bien vive dans le pays. Elle repasse en revue les nombreux festivals dans l’agenda culturel et régulièrement organisé dans le pays. Il est de bon augure, soutient Durand, de pouvoir tenir ces événements régulièrement dans le pays en dépit du fait qu’il n’existe même pas une salle de théâtre.

Selon Durand, l’UNESCO se dit prête à accompagner les acteurs haïtiens dans la définition d’une politique culturelle. « Pour pouvoir définir cette politique, il faut bien que l’on procède à l’inventaire de l’existant », précise-t-elle.

Allenby Augustin croit en la définition d’une politique culturelle qui programme des projets à partir d’un chronogramme repartir sur les priorités du secteur.

Allouer des fonds de garantis aux opérateurs culturels, car il faut arrêter de jouer avec les crédits dans le pays, utiliser l’argent du trésor public disponible à créer des structures de formations pour les opérateurs et la mise en valeur de la croix des Bossales prise depuis un laps pour ce qu’elle n’est pas sont les trois (3) propositions en vue de la politique culturelle a définir selon Ronald C.Paul.

GODSON LUBRUN




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