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Les types d’amour pour éviter les désamours

Les types d’amour pour éviter les désamours



L’amour est l’un des sujets qui ont pignon sur rue. Tout le monde en parle. Rares sont ceux et celles qui n’éprouvent le besoin d’aimer et d’être aimé. Des amitiés se transforment en amourettes puis en de grandes amours. De belles et longues amours sont réduites à leur plus simple expression. Des cœurs sont brisés en miettes. Des amours renaissent de leurs cendres. Des flirts à n’en plus finir. Les expériences amoureuses vont de la félicité à la plus terrible déception. Des difficultés à se fier à un/une partenaire. D’où la nécessité d’identifier les diverses typologies d’amour pour mieux savoir comment s’y prendre.

L’amour est l’une des principales émotions (cash, 2004 ; Cosnier, 2015). Les relations amoureuses trouvent leur origine dans la qualité des attachements d’enfants (cash, 2004). Les enfants qui ont vécu un attachement sain seront donc plus matures dans leurs relations amoureuses, et ils auront moins peur de l’interdépendance. Leurs relations seront basées sur la confiance et l’intimité. Cependant, les enfants qui ont vécu un attachement angoissé/ambivalent sont plus susceptibles de tomber amoureux avec facilité puisqu’ils vont s’escrimer d’emblée à rechercher une extrême intimité et une forte proximité. Par conséquent, lors d’une expérience amoureuse, chacun va nécessairement adopter un schéma d’amour.

En effet, Hatfield et Rapson distinguent six schémas d’amour : l’amour de passage, l’amour de l’infirmière, l’amour volage, l’amour serein, l’amour frivole et pas intéressé (cité par Cash, 2004, p. 86). Ces schémas d’amour se diffèrent par le niveau d’intimité et d’indépendance recherché lors d’une relation amoureuse. L’amour de passage est le genre d’amour exempt d’attachement et de contrainte. L’amour de l’infirmière tend vers une quête excessive de l’intimité et craint l’indépendance. L’amour volage éprouve des difficultés tant avec l’intimité qu’avec l’indépendance. L’amour serein n’a aucun problème avec l’intimité et l’indépendance. L’amour frivole fuit tout excès d’intimité et cherche de préférence l’indépendance. In fine, le modèle « pas intéressé » n’accorde aucune importance aux relations amoureuses.

Robert Sternberg (2006, pp. 194-195) pour sa part a présenté un modèle triangulaire de l’amour. Cette variété d’amour se base sur trois composantes/the three components of love : L’intimité/intimacy, la passion/passion et l’engagement/decision-commitment. L’intimité a trait au partage des secrets d’alcôves avec son âme sœur. La passion est relative à la jouissance d’une vie sexuelle épanouie. L’engagement est l’assurance que l’autre sera là pour soi en dépit de tout.

En vertu du degré d’intimité, de passion et d’engagement, Sternberg a repéré six formes d’amour, à savoir relation, toquade, amour vide, amour indigent, amour compassionnel et amour accompli. Relation/liking : elle est imprégnée uniquement d’intimité. La toquade/infatuâtes love : il contient de la passion, mais pas d’engagement ni d’intimité. C’est l’amour d’une courte durée, de quelques heures, d’une nuit, les flirts entre autres. L’amour vide/empty love : il comprend un fort degré d’engagement sans de passion ni d’intimité. C’est le genre de couple qui a peur de se séparer et qui reste ensemble, tant les intérêts sont énormes. L’amour indigent/romantic love : il y a un haut degré de passion et d’engagement, mais l’intimité est presque absente. L’amour entre Roméo et Juliette par exemple. L’amour compassionnel/companionate love : il est truffé d’engagement et d’intimité sans qu’il y ait de passion. Cette forme d’amour s’apparente à une sincère et profonde amitié. Enfin, l’amour accompli/complete love : il est empli d’intimité, de passion et d’engagement. C’est la typologie d’amour la plus achevée et la plus recherchée.

Quant à Hendrick et Hendrick (1986), il existe six styles d’amour : l’amour-passion, l’amour ludique, l’amour-amitié, l’amour raison, l’amour possessif et l’amour oblatif (cité par Cosnier, 2015, pp.43-44). Dans l’amour-passion, l’attrait entre les amoureux est effectif dès la toute première prise de contact. Dans l’amour ludique, on peut se tirer d’embarras aisément dans une relation. L’amour-amitié est de loin la meilleure relation amoureuse du fait de l’ancienneté de la relation amicale. L’amour-raison se base sur le principe qui se ressemble s’assemble. L’amour possessif renvoie au refus d’accepter que le conjoint soit avec un autre. L’amour oblatif est le fait qu’un membre du couple accepte de souffrir à la place de l’autre. Selon Hendrick et Hendrick (1986), les femmes aiment beaucoup plus l’amour amitié, l’amour possessif et l’amour raison (cité par Cosnier, 2015). Cependant, les hommes préfèrent davantage l’amour-passion et l’amour ludique (Cosnier, 2015).

En guise de conclusion, ces formes d’amour ne sont point exemptes de critiques. Que chacun choisisse le type d’amour qu’il vit actuellement. Il est rare de trouver une personne qui n’a connu une de ces formes d’amour à une période de sa vie. Il faut surtout s’abstenir de juger l’autre en raison de sa prédilection pour l’un de ces schémas d’amour. Il faut au contraire faire preuve d’empathie pour mieux comprendre le pourquoi d’un tel choix. Au cas où une personne éprouverait des difficultés à cause de l’une de ces typologies d’amour, il est important de la référer à un/une psychologue en vue de l’aider à résoudre le problème. Car, tout le monde devrait vivre dans le bonheur et connaître la béatitude.

Jean Frédéric GRÉGOIRE,

étudiant finissant en psychologie (Faculté d’Ethnologie/ UEH)

Références bibliographiques :

Cash, A. (2004). La psychologie pour les nuls. Paris : Éditions First.

Cosnier, J. (2015). Psychologie des émotions et des sentiments. Lyon : Presses Universitaires de Lyon.

Sternberg, R.J. & Weis, K. (2006). The new psychology of love. New York: Yale University Press.




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