S'identifier Contact Avis
 
25° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

La Radio, une arme à double tranchant pour le peuple haïtien !

La Radio, une arme à double tranchant pour le peuple haïtien !



En dépit de la montée spectaculaire des médias sociaux partout dans le monde avec la Technologie de l’Information et de la Communication (TIC), la Radio est restée comme le média de référence dans le quotidien de nombreuses familles haïtiennes. Ce 13 février, c’est la journée mondiale de la radio, l’occasion de revenir sur l’importance de ce média traditionnel qui s’est révélé une arme à double tranchant pour le peuple haïtien de par son utilisation.


C’est le 14 janvier 2013 que l’Assemblée générale des Nations unies a officiellement approuvé la proclamation et a adopté à son tour, lors de sa 67e session, une résolution proclamant officiellement le 13 février Journée mondiale de la radio. Pour l’ONU, l’objectif de cette journée, c’est de « sensibiliser davantage le public et les médias à l’importance de la radio. Elle vise notamment à encourager les décideurs à développer l’accès à l’information par le biais de la radio et à renforcer la mise en réseau et la coopération internationale entre radiodiffuseurs ».

En Haïti, la radio est restée, en dépit de la montée spectaculaire des médias sociaux partout dans le monde, le média traditionnel de prédilection de bon nombre de famille et ceci même avec la rareté drastique de l’énergie électrique en ces derniers temps.Avec le développement de la Technologie de l’Information et de la Communication (TIC), la radio est devenue de plus en plus accessible. Car à l’aide d’un Smartphone branché à internet, l’on peut capter facilement une fréquence radiophonique.

Pour l’année 2019 qui s’est résumée en plusieurs épisodes de « Pays Lock », c’est-à-dire le ralentissement des activités et les citoyens pour la plupart cloitrés chez eux, la radio avait révélé toute son importance. Dans plusieurs familles et même partout dans les rues, l’on pouvait remarquer des citoyens qui écoutent la radio afin de pouvoir s’informer sur l’actualité.

Comme l’a fait savoir l’ONU sur l’objectif de cette journée, « encouragez les décideurs à développer l’accès à l’information », mais quelle information ? Il faut aller encore plus loin.En effet, ne faut-il pas se questionner sur le contenu de l’information qui devrait être diffusée ? Vérifier l’information d’abord et s’il le faut, appliquer le « test des trois passoires » de Socrate. C’est pourquoi plusieurs professionnels de la radio laissent croire que ce média traditionnel est une arme à double tranchant. Et le Conseil National de la Télécommunication (CONATEL) à son rôle à jouer pour que le public ait accès à des informations qui ne compromettent pas sa santé mentale ou sa prise de décision.

Jean Fouchard Danger, journaliste à la Radio Télé Pacific croit dur comme fer que les médias incluant les réseaux sociaux sont utiles. Selon le journaliste, les médias sociaux de nos jours sont de plus en plus en vogue à tel point qu’ils influencent, en quelque sorte, les stations de radio. À titre d’exemple, il a pris en exemple la fausse information du 12 février 2020 circulant sur les médias sociaux disant que des bandits auraient kidnappé un minibus transportant des élèves d’une école privée de la capitale. Selon M. Danger, certaines stations de radio de la capitale ont même relayé l’information sans le vérifier. Pour lui, l’on doit servir de l’information circulant sur les réseaux sociaux comme des pistes pour ensuite le vérifier avant de le diffuser à la radio.

D’un côté, le journaliste a indiqué que la mission de la Radio est de former,informer et distraire. Selon lui, il y a un beaucoup de radio qui respectent scrupuleusement cette mission. Et un ensemble d’autres qui ne répondent pas à cette mission en faisant certaines émissions donnant la parole aux gens qui nuisent la société. « Il y a plein de gens qui travaillent dans les radios qui ne sont pas des professionnels de la presse, ce sont des militants politiques », dit M. Danger crument sur l’utilisation à mauvais escient du média traditionnel le plus populaire.Il poursuit en indiquant que ces gens peuvent dire ce qu’ils veulent et manipuler l’opinion publique comme ils le veulent dans leur émission.

D’un autre côté, le journaliste croit qu’il n’y a aucun organe assez fort capable de prendre des sanctions contre les radios qui incitent à la violence ou à la destruction d’un personnage. Le CONATEL qui a la mission de réguler le secteur de la télécommunication a failli à sa mission dit-il. Autrement, ajoute M. Danger, beaucoup de radios seraient fermées.

Par ailleurs, il croit que les patrons de média ont un effort à faire dans le choix des émissions pour que la radio puisse devenir réellement un outil de développement. Cette journée mondiale, dit-il, de la radio est l’occasion de réfléchir sur le bon et mauvais côté de la radio afin d’apporter des solutions. Il faut signaler en Haïti, en ces derniers temps, la bande FM est comme saturée avec la prolifération des stations de radio.

Faut-il rappeler, en cette journée mondiale de la radio, le « test des trois passoires » de Socrate consiste à filtrer les fausses nouvelles à coup de passoires pour déterminer sa véracité, son utilité et sa bonté.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




Articles connexes


Afficher plus [3671]