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4e édition "yogann ap pedale" : les Léoganais se donnent rendez-vous dans un mois

4e édition "yogann ap pedale" : les Léoganais se donnent rendez-vous dans un mois



C’est devenu quasiment une nouvelle tradition pour les Léoganais de déferler les rues de la cité d’Anacaona à bicyclette. Cette activité instituée par des citoyens de la commune, dont quelques-uns de la diaspora, s’apprête à nouveau d’accueillir les habitués ainsi que tous les citoyens haïtiens en grande pompe à la quatrième édition de "yogann ap pedale" le dimanche de pâque qui s’amène.

Les préparatifs vont bon train. La quatrième édition de "yogann ap pedale" c’est pour le dimanche 12 avril 2020 à l’occasion de la traditionnelle fête de rara de la cité d’Anacaona. Sur les réseaux sociaux, les internautes promotion de cette activité avec une détermination inégalable. Un rendez-vous qui prend de l’ampleur au fil des années.

Si à travers le rara la ville de Léogâne durant les périodes pascales demeure un point d’attraction pour plus d’un, cette activité qui précède le défilé apporte sa touche dans une optique de vendre mieux l’image de cette ville au monde entier. Depuis l’année dernière, l’on a constaté une forte présence de touristes dans cette caravane. Diaspora ou gens venus d’autres villes, la fête commence plus tôt dans la cité que d’ordinaire.

Il suffit d’utiliser fréquemment les réseaux sociaux pour voir cette motivation. De loin, cette activité jouit d’une meilleure presse que le rara pourtant vieux de centaines d’années. Toutes catégories confondues font monter la chaleur de ces retrouvailles avec les vieilles pédales. Déjà l’euphorie est à son comble et l’on peut déjà constater une nette augmentation des activités au niveau des shops de réparation des bicyclettes et les mini marchés de ventes des pièces. « L’on commence à avoir beaucoup plus d’activités. Les pièces de bicyclettes de nos jours se vendent en grande quantité », nous confie tour à tour ‘’bòs Kenn’’ ainsi connu et un vendeur qui requiert l’anonymat.

Des préparatifs et des chefs de file

Utilisant la technologie pour promouvoir l’activité, les organisateurs s’en souviennent de la précédente édition qui était pour plus d’un une totale réussite, tandis que pour eux, accrochés à la noblesse de l’activité, des choses sont à revoir surtout au niveau disciplinaire. C’est dans ce sens qu’un nouveau comité (Yap fanatik) aidera dans la gestion de la foule à côté des policiers de la ville, des membres éventuels de la DDO, et probablement d’autres structures civiles organisées. « On avait environ 8 000 participants l’année dernière, mais — un peu débordé — faute de bras pour gérer la foule, on a eu quelques difficultés », confie Gérald Toussaint annonçant pas mal de mesures pour éviter que les comités soient pris au dépourvu.

C’était aussi l’occasion pour l’ancien responsable de la radio Sainte-Croix de lancer un appel aux partenaires habituels qui trainent encore les pieds. Toute fois, le responsable met en garde tout individu, à des fins politiques ou autres, qui entend utiliser cette activité pour vendre son image, sa marque ou son entreprise sans autorisation des dirigeants. À noter que le logo de l’activité contrairement aux autres éditions n’est pas vulgarisé. Le parcours aussi n’est pas connu juste pour mieux gérer cette nouvelle édition, nous a fait croire M. Toussaint.

Rappelons que depuis quelque temps, le pays vit dans une situation d’insécurité très inquiétante. Les Haïtiens ont du mal à circuler, et la diaspora devient de plus en plus méfiante. Dans un pareil contexte, la quatrième édition s’apprête à se réaliser sous fond de grande peur. Une situation qui n’a pas laissé indifférents les planificateurs qui pensent que c’est peut-être une raison qui justifie la timidité des sponsors.

Daniel Sévère




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