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Haïti entre la mode de pays-lock et le monde-lock, à cause du Coronavirus !

Haïti entre la mode de pays-lock et le monde-lock, à cause du Coronavirus !



Désormais le monde entre dans une nouvelle ère où les relations internationales et les relations interpersonnelles changent sous l’influence et les conséquences dévastatrices de l’épidémie du coronavirus qui touche plusieurs pays dans le monde, et laisse des milliers de cadavres sur son passage.

Dans l’attente d’un médicament efficace à effet rapide pour contrer la propagation de l’épidémie dans plusieurs pays dans le monde, depuis la Chine, en passant par l’Iran, l’Italie, la France, les États-Unis et plusieurs pays de la Caraïbe, notamment la République dominicaine, les autorités de plusieurs pays dans le monde ont depuis quelques semaines limité l’accès et la circulation des habitants tant entre les villes que pour des voyages entre les États. Jamais le tourisme et les loisirs n’ont été aussi découragés dans les pays jadis qui imposaient leurs marques dans la liste des pays les plus visités dans le monde.

Dans cette nouvelle mode de la « Quarantaine », qui devient la norme dans plusieurs pays dans le monde, tel que la Russie, les États-Unis, et même Haïti, qui vont jusqu’à fermer leurs frontières, comme mesure préventive et restrictive pour empêcher la propagation du virus Covid-19, la population haïtienne parait certainement mieux préparée mentalement pour d’éventuelles situations, en dehors des moyens économiques et d’autosuffisances qui manquent tant au niveau de la production que des approvisionnements, sans oublier l’absence de réserves stratégiques qui manques dans les villes et les départements géographiques.

Deux ans déjà, depuis que la République d’Haïti allait franchir une nouvelle étape dans les crises sociopolitiques aiguës entre le pouvoir et les forces de l’opposition. Une situation de crise tendue qui allait être amplifiée par les mécontentements populaires contre l’augmentation des prix du carburant à la pompe entre le 6 et le 7 juillet 2019. Et depuis était né le concept de « Pays-Lock » !

Depuis le début de l’année 2020, Haïti continuait à montrer tristement la voie aux autres nations. Dans l’intervalle d’une semaine un père et une fille sont assassinés, et quelques jours après, c’était le tour de la mort tragique de la star du basketball américain Kobe Bryant en compagnie de sa fille, avec d’autres passagers dans l’accident de l’hélicoptère qui allaient montrer une certaine similitude dans les tragédies.

Disons que la République d’Haïti et les États-Unis, les deux premiers États indépendants du continent et qui ont paradoxalement influencés l’histoire universelle dans beaucoup de domaines. Ils partagent autant d’autres similitudes les plus énigmatiques et symboliques. On pourrait retenir les deux tragédies liées à la date du 11 septembre, entre Haïti en 1988 et les États-Unis en 2001.

Dans la journée du 11 septembre 1988, « Notre pays a vécu le terrorisme d’État dans son expression la plus permissive. Des bandes armées se sont attaquées aux fidèles de l’Église Saint-Jean-Bosco où Jean-Bertrand Aristide, prêtre salésien de son état, célébrait une messe qui allait tourner au drame. Les dénommés “Brassards rouges” liés au régime et à des personnalités de référence ont pris d’assaut la petite chapelle de Saint-Jean-Bosco à La saline. De nombreuses victimes dont une femme enceinte poignardée et sauvée de justesse… », nous rappelle un éditorial d’Hérold Jean-François présenté le 11 septembre 2014 sur radio Ibo.

Dans la journée du 11 septembre 2001, le peuple des États-Unis et le monde entier se sont réveillés avec les attentats-suicides perpétrés contre pratiquement quatre sites le même jour. Des bâtiments symboliques étaient visés comme les tours jumelles du World Trade Center totalement détruits, sans oublier les locaux de la Pentagone, et d’autres lieux entre autres touchés qui nous laissent des souvenirs douloureux, et qui rappellent les mêmes souffrances liées aux guerres, les cris des populations civiles sous les bombes et d’autres catastrophes humaines.

Dix ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a détruit complètement la capitale haïtienne, en laissant des milliers de victimes et de survivants, des sans-abris et des millions de familles traumatisées, le monde connait à son tour un nouveau drame. Haïti, encore très affaiblie après le détournement des millions de dollars des aides humanitaires qui étaient destinées aux victimes et à la reconstruction du pays, tente par tous les moyens de se préparer aux pires, à une nouvelle catastrophe humaine, en cas de propagation de l’épidémie sur le territoire national.

Dix ans après la propagation de l’épidémie du choléra en Haïti, par les contingents des soldats de la MINUSTHA, des milliers de cadavres et leurs familles sont restés pratiquement sans dédommagement. Avec la nouvelle menace du Covid-19, qui vient de faire son premier décès en République dominicaine parmi les personnes contaminées, suivant une note publiée par les autorités voisines le lundi 16 mars 2020, la peur d’une éventuelle propagation du Covid-119 sur le sol haïtien et la récession économique dans les communautés de la diaspora haïtienne ne font ainsi qu’augmenter au sein de la population haïtienne dans les deux sens.

Devant cette épidémie qui a ralenti presque totalement beaucoup d’activités économiques à travers le monde qui se met en mode-lock, ce qui va affecter la situation économique des milliers de familles dans la diaspora, qui verront réduire leurs trains de vie économique et leur capacité économique également à supporter leurs proches en Haïti de façon régulière.

Du tremblement de terre, en passant par l’épidémie du Cholera, suivie de la mode de pays-lock, les familles haïtiennes ne font qu’expérimenter toutes les formes de catastrophes naturelles et humaines, en passant de la terre, de l’eau, des violences armées de toutes sortes, des industries du kidnapping, et désormais de l’air pollué et contaminé qui pourraient propager le coronavirus dans toutes ses formes.

De quoi sera fait demain ? Quel avenir pour l’économie haïtienne ? Quels sont les remèdes que la médecine traditionnelle pourrait proposer face à cette épidémie de grippe meurtrière pour une population aussi désarmée des infrastructures médicales dans les villes les plus reculées ? Où trouver les moyens pour véritablement lancer une campagne de sensibilisation pour apprendre aux Haïtiens à se détacher de certaines pratiques, des habitudes et de cette culture de promiscuité qui pourraient amplifier la propagation d’une telle pandémie ? Pendant combien de temps Haïti va-t-elle pouvoir résister dans cette nouvelle forme d’isolement planétaire, en passant de la mode de pays-lock à un monde-lock ?

Dominique Domerçant





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