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Covid-19 : l’HUEH n’est pas à l’abri de la menace !

Covid-19 : l’HUEH n’est pas à l’abri de la menace !



Affectant les systèmes de santé les mieux organisés du monde, vaincre le coronavirus (covid-19) est l’objectif que toutes les nations ont en perspective. Avec zéro cas confirmé du Covid-19 à date dans le pays, force est de constater à la rue Saint-honoré de la capitale, ce jeudi matin, l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) ne tente pas de se protéger de cette menace avec aucun poste de lavage des mains à l’entrée. Or, l’on sait bien, dans le cas où des hôpitaux ou des personnels médicaux sont contaminés par le Covid-19, la tache deviendrait davantage difficile pour le simple citoyen.


Il est environ 10 h et l’on se retrouve au centre de ville de Port-au-Prince à un moment où le Gouvernement haïtien s’est lancé depuis des jours dans une vaste campagne de sensibilisation et de prévention contre le coronavirus (Covid-19). Aux abords de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), communément appelé l’Hôpital général, se trouvant à la Rue Saint-honoré, les comportements, les habitudes pouvant éloigner davantage la cohabitation des citoyens avec un virus mortel comme le covid-19, ne sont toujours pas d’application.

Au contraire, ce sont les comportements et habitudes existants auparavant et qui sont susceptibles de favoriser la progression de l’éventuel virus mortel qui sont d’actualité. Les marchands et marchandes de « chen janbe », comme on dit dans le langage vernaculaire, cohabitent avec l’insalubrité la plus totale. Idem pour les autres petites bourses. Quant à la mesure du Gouvernement haïtien indiquant d’éviter de se grouper, l’on ne peut dire qu’elle est respectée. De cette zone, qui est devenu comme un véritable marché public, le contact avec autrui (la proximité) est la loi mère sans oublier le transport en commun.

En charge pour la plupart de nourrir les citoyens aux alentours, l’on pouvait remarquer que les marchands de « chen janbe » ne disposent d’aucun mécanisme permettant à leurs clients consommateurs de se laver les mains avant de manger au moins pour se protéger du Coronavirus. Les « sanitizers » étant une alternative, on ne les remarque pas non plus.

En pénétrant la barrière verte aux locaux de l’ancien hôpital militaire abritant temporairement une partie de l’HUEH en attente de reconstruction, ce jeudi matin, la voie était complètement libre. Aucun contrôle. Et le pire, avec le coronavirus qui fait rage dans le monde entier, l’on ne trouve pas même un seul poste de lavage des mains au moins à l’entrée. L’objectif serait néanmoins de réduire les impacts ou le risque d’un éventuel cas du Covid-19 quand on sait que par jour, l’hôpital accueille beaucoup de gens. Or, pour plusieurs personnes, la sensibilisation qui se fait par l’action est beaucoup mieux que celle qui se fait par la parole ou à l’écrit.

Si l’on ne remarque aucun message de sensibilisation pouvant indiquer un endroit où l’on pouvait aller pour se laver les mains, en fouinant un peu plus au fond de la cour de l’ancien hôpital militaire, l’on pouvait remarquer un robinet avec le jet d’eau par terre, et tout près un petit bout de savon. En dépit du fait que beaucoup de gens occupent la cour, l’on pouvait observer pas plus que deux personnes qui viennent se laver les mains. Non loin du robinet, se retrouve un autre, mais dans un état combien délabrant (non fonctionnel) et qui auparavant lors de son installation, apparemment, avait respecté les normes hygiéniques et sanitaires.

Discutant avec plusieurs de ses camarades au sein de la cour de l’ancien hôpital miliaire sur les morts qu’a faits le covid-19 en Italie, un jeune étudiant en médecine a laissé savoir au journal qu’il regrette le fait que les responsables de cet hôpital n’ont pas pensé à mettre à l’entrée un espace réservé pour le lavage des mains. Ce qui pourrait être une bonne chose pour se protéger contre le Covid-19. Pour le jeune homme, la responsabilité revient à la direction de l’hôpital.

Traversant de l’autre côté de la rue à l’HUEH, l’accès pour y entrer n’était pas libre. En effet, si l’on vous demandait de vous identifier, comme à l’ancien hôpital militaire, l’on n’y trouve aucun poste de lavage des mains et encore moins de « sanitizer » pour se désinfecter les mains et se protéger à un premier degré pour prévenir le virus. Dans le cas où des hôpitaux ou des professionnels de la santé se retrouvent contaminés par le Covid-19, la tâche tend à devenir davantage difficile pour le simple citoyen afin d’en trouver les soins appropriés. Et cela deviendrait plus qu’une menace publique.

Intervenant ce matin bien avant 10 heures sous les ondes, le biologiste Hilaire Jean Vilmond a indiqué que la possibilité pour attraper un virus est beaucoup plus élevée comparativement à une bactérie. Pour lui, pour lutter contre la propagation du virus, la réduction de la circulation des personnes est la meilleure chose à faire et le comportement humain avec son environnement est très important. Car, selon M. Vilmond, les virus développent une meilleure relation avec l’insalubrité. En ce sens, il demande aux hôpitaux de bien gérer leurs déchets médicaux en les incinérant pour éviter toute complication, s’ils se retrouvent en contact avec l’humain.

Quand on accédait au fond de l’HUEH, ce matin, l’on pouvait voir entre la pédiatrie, l’orthopédie, et l’ORL, une poubelle qui déborde de déchets par terre où se trouvait une quantité d’eau insalubre. Pour éviter que les mauvaises habitudes rendent la vie dure aux citoyens, le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) accompagné des responsables des hôpitaux ainsi que les plus hautes autorités étatiques ont bien l’obligation d’adopter les bonnes habitudes tout en donnant en premier lieu l’exemple (par l’action) à suivre.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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