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Des spécialistes opinent sur la situation des enfants haïtiens dans le contexte de la Covid19

Des spécialistes opinent sur la situation des enfants haïtiens dans le contexte de la Covid19



Comme chaque année, le deuxième dimanche est mis de côté par les autorités haïtiennes comme jour de l’enfant haïtien. Pour l’année 2020, cette journée a été commémorée dans le contexte très particulier marqué la propagation de la pandémie du Coronavirus. « Pran swen tet nou, pran swen timoun yo », tel a été le thème retenu par l’Institut du Bien-être social et des Recherches (IBESR) en cette occasion dans le but de placer les enfants au premier plan dans la prévention de la maladie qui fait rage à travers la planète.

Irdèle Lubin, Docteure en Travail social, Professeur au département de Travail social à la Faculté des Sciences humaines (FASCH) de l’Université d’État Haïti (UEH) et deux autres travailleuses sociales œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance, Karty Vixamar Toussaint et Jesula Mettelus Pierrin ont opiné sur le sort des enfants haïtiens en ce temps de Covid19 en participant à l’émission Top Haïti du samedi 13 juin 2020. Ce show radiophonique, rappelons-le, est diffusé tous les samedis matins entre 8h et 10h sur les ondes en duplex de la radio D’S FM 104.7 sur tunein et sur la radio Top Haïti hébergeant sur la plateforme zeno.

La Professeure Irdèle Lubin a, d’entrée de jeu, constaté que les jeunes et les enfants sont les oubliés dans la gestion faite de la pandémie de Covid19 en Haïti. Selon elle, cette couche de la population a besoin d’assistance autant après les moments forts de la pandémie qu’au moment de la rentrée des classes programmée sous peu. La pandémie, admet Irdèle Lubin, surprend tous les pays. En Haïti, croit-elle cependant, on avait l’occasion de faire des préparations permettant de mieux rentrer dans ce problème lié au virus. « Les enfants ont besoin de nous. Nous les transmettons ce que nous vivons. Ils vivent en manque de parole », affirme-t-elle.

De son côté, Jesula Pierrin qui cumule plus de dix années d’expériences dans le domaine de la protection de l’enfance croit qu’une politique réelle au profit de cette catégorie de la population en Haïti a été toujours en tâtonnement. En dépit des efforts d’organisations privées et publiques, beaucoup reste à faire, selon ce qu’a fait savoir la professionnelle en protection de l’enfance. « Les droits qu’ont les enfants d’avoir, entre autres, de la santé, de la sécurité sont une catastrophe dans le pays », croit la spécialiste ajoutant à cette liste la détresse psychologique dont sont victimes les enfants durant le plus clair du temps.

Karty Vixamar Toussaint évoque, dans son analyse sur la situation, le fait qu’un enfant doit être compris en fonction d’un environnement sain. Ceci, nous dit la travailleuse sociale, renvoie nécessairement à un lieu qui donne à l’enfant tout ce dont il a besoin. Elle rappelle, pour illustrer, qu’en vertu des derniers chiffres fournis par l’Organisation des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), 4 sur 10 enfants en Haïti sont en vivent sous le seuil de la pauvreté et 7 sur 10 d’entre eux sont en privation des services de base.

En pleine crise sanitaire de coronavirus, Irdèle Lubin appelle à une prise en charge psycho-sociale des enfants sur tout le territoire. Un élément d’extrême importance dans ce temps à en croire la Professeure. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs depuis le début de la crise avec sa structure lancée tout récemment avec le programme baptisé oreille-attentive accompagnant des couples ayant des difficultés relationnelles.

Sur la reprise des activités scolaires prévues par le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) pour le début du mois d’août prochain si la pandémie le permet, Karty Vixamar Toussaint Jesula Mettelus Pierrin et Irdèle Lubin émettent des réserves. Elles plaident en faveur d’un plan intégral qui ne prend en compte seulement un retour en salle de classe.

Godson Lubrun




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