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Journée mondiale des compétences des jeunes : la jeunesse haïtienne invitée à se former

Journée mondiale des compétences des jeunes : la jeunesse haïtienne invitée à se former



La Journée mondiale des compétences des jeunes célébrée le 15 juillet n’a pas laissé indifférentes certaines personnalités, dont le secrétaire d’État à la Jeunesse Charlot Jacquelin Junior. Alors que les jeunes haïtiens doutent de plus en plus de leur avenir dans ce pays, le secrétaire leur demande, entre autres, de meubler leur esprit et de se mettre en condition pour mieux servir Haïti.


Dans un contexte de crise sanitaire lié à la Covid-19, l’on célèbre ce 15 juillet, la Journée mondiale des compétences des jeunes. En effet, cette journée a été instaurée dans l’optique de « sensibiliser les jeunes à l’importance de développer des compétences qui les prépareront mieux à la main-d’œuvre mondiale ». En Haïti, cette date n’a pas été oubliée. Puisque, le bureau de la secrétairerie d’État à la Jeunesse a essayé tant bien que mal de soulever un débat afin de créer un déclic tant du côté des jeunes que du côté des âgés. « Compétences pour une jeunesse résiliente à l’ère de Covid-19 et post-Covid-19 », tel a été le thème retenu.

Pour le secrétaire d’État à la Jeunesse, Charlot Jacquelin Junior, les jeunes ont un rôle à jouer dans la construction de l’édifice nationale qui est en train de s’effondrer. En ce sens, dit-il, ils doivent meubler leur esprit en termes de compétences. Conscient qu’il faut qu’on crée davantage d’entreprises dans le pays afin d’avoir le plus de gens qui travaillent, le secrétaire a indiqué qu’il entreprend des démarches afin d’avoir une flotte de jeunes qui effectue des stages dans des institutions privées surtout et publiques.

« Nous exhortons les jeunes à ne pas lâcher prise, à se doter d’outils, à meubler leur esprit et à se mettre en condition pour être utiles à eux-mêmes, à leur famille, et surtout nous leur demandons de se mettre en condition pour mieux servir leur pays. Car, il n’y a que la compétence et la capacité de chaque jeune qui puisse favoriser un nouvel élan pour Haïti et qui puisse aider le pays à sortir du marasme socio-économique et politique qui perdure depuis longtemps », avait dit le secrétaire la veille de la journée.

Faut-il reconnaitre, bien des jours avant l’introduction des premiers cas de Covid-19 dans le pays, Saulo Neiva, directeur régional Caraïbe de l’Agence universitaire de la Francophonie, avait indiqué que 85 % des diplômés haïtiens finissent par quitter Haïti pour l’étranger. Avec le chômage qui bat son plein et qui fait que les jeunes finissants n’arrivent pas percer le marché du travail, les nombreuses crises que confrontent le pays, les jeunes semblent, en dépit de leurs compétences, de plus en plus sceptiques quant à leur avenir dans le pays.

Avec la Covid-19, la situation en termes d’emploi tend davantage à s’aggraver. À en croire l’Organisation internationale du Travail (OIT), plus d’un jeune sur six dans le monde a cessé de travailler depuis le début de la pandémie de Covid-19. Si d’une part la fermeture des établissements d’enseignement supérieur dans le cadre de l’état d’urgence du gouvernement haïtien s’avère être une bonne chose pour lutter contre la pandémie, d’autre part, elle a eu des conséquences sur les jeunes quant à leurs formations (compétences).

Lors du débat « Compétences pour une jeunesse résiliente à l’ère de Covid-19 et post-Covid-19 », le recteur de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes, a indiqué que le stage pratique doit faire partie intégrante du cursus universitaire pour améliorer les compétences sur le terrain. Selon le recteur, cela fait un temps depuis que l’UEH a commencé à reformer son curriculum en le rapprochant de plus en plus du marché du travail.

Par ailleurs, le recteur qui a reconnu une grande désespérance au sein de la jeunesse haïtienne a aussi signalé le manque de professionnels de niveau intermédiaire auquel fait face le pays.

Wisly Bernard Jean-Baptiste




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