S'identifier Contact Avis
 
27° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Dégradation environnementale : l’Observatoire haïtien des programmes de Développement durable déplore le laxisme de l’Étathaïtien

Dégradation environnementale : l’Observatoire haïtien des programmes de Développement durable déplore le laxisme de l’Étathaïtien



L’Observatoire haïtien des programmes de Développement durable (OHPDD) regroupant un ensemble d’organisations écologiques, dans une conférence de presse donnée, le mardi 14 juillet 2020, a attiré l’attention des autorités du pays sur l’état critique de l’environnement haïtien. Du coup, les organisations de l’OHPDD exigent des explicationssur la gestion duFonds haïtien pour la biodiversité (FHB).


La situation environnementale du pays est gravissime. Depuis plusieurs années, plusieurs organisations écologiques notamment, le Mouvement d’appui pour le développement des Collectivités territoriales haïtiennes (MADECTH), Écovert-Haïti, l’Agence de promotion pour le Développement intégré (APRODI), le Mouvement d’appui à la paysannerie (MAP), Association zantray pour le développement national (AZADN), Asosyasyonpeyizankwochi (ASPEK),ne cessent d’attirer l’attention des décideurs publics, des organisations de la société civile, des ONG internationales sur la menace de la biodiversité haïtienne.

Sans appui du ministère de l’Environnement, ces dernières ont lancé une campagne nationale visant à restaurer les écosystèmes dégradés. Lors d’une conférence de presse tenue le 14 juillet 2020, les différentes organisations formantl’Observatoire haïtien des programmes de Développement durable (OHPDD)ont fait le point autour de la problématique de la gouvernance environnementale d’Haïti.
Selon leprésident d’Ecovert-Haïti et également responsable d’information et enquête à l’OHPDD, Anel Dorlean, la crise environnementale qui secoue le pays est le résultat de l’inaction du ministère de l’Environnement.« Le laxisme de l’État est l’une des causes fondamentales de cette dégradation », a argué M Dorleans, qui a par ailleurs mentionné qu’au niveau des côtes, les mangroves sont détruites, les espèces sont en voie de disparition.

De plus, il a affirmé que, quand une espèce est morte, cela va créer un déséquilibre au niveau de l’écosystème. En retour, c’est l’avenir de l’homme qui est menacé.

Pour faire face à ce fléau qui pèse sur la nation haïtienne, Anel Dorleans croit qu’il faut décréter l’état d’urgence écologique sur toute l’étendue du territoire national.

Quant à Sara Cadet, coordonnateur nation du MADECTH et directeur exécutif de l’OHPDD, son intervention était axée sur l’opacité dans le management et la gestion du Fonds haïtien pour la biodiversité (FHB) et la maigre enveloppe budgétaire allouée au MDE.

Parlant du FHB, M Cadet a indiqué, que, le Fonds haïtien pour la biodiversité (FHB) est un mécanisme de financement qui a été lancé il y a un an, soit le 22 mai 2019 dans l’idée d’accorder de subventions aux organisations travaillant dans l’environnement. Pourtant, un an après le lancement de cette structure, aucune information n’est communiquée ni au grand public ni aux organisations écologiques par cette structure pendant que la biodiversité nationale trépasse, les réserves de biosphères sont grandement menacées, a déploré le représentant du MADECTH, soulignant que la gestion du FHB s’effectue dans l’ombre.

Dans cette même veine, l’ingénieure en développement, Sara Cadet plaide en faveur d’une meilleure allocation budgétaire pour le MDE. « C’est anormal pour un gouvernement d’allouer au ministère de l’Environnement 1.2 milliard de gourdes.Le fait d’accorder 1,2 milliard de gourdes au ministère de l’Environnement montre à clair que, le pouvoir actuel n’a aucun souci pour améliorer les conditions environnementales du pays », a-t-il conclu.

Peterson Jean Gilles




Articles connexes


Afficher plus [3905]