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Aquaponie : Un projet environnemental d'envergure proposé comme solution à l’insécurité alimentaire par Marie Daphka Paul

Aquaponie : Un projet environnemental d'envergure proposé comme solution à l’insécurité alimentaire par Marie Daphka Paul



Marie Daphka Paul, est port-au-princienne et fait sa troisième année d’études à la Faculté d’Agronomie et de Médecine vétérinaire (FAMV) de l’Université d'État d’Haïti (UEH). Elle figure parmi les trois (3) lauréats du concours de sensibilisation à l'environnement baptisé « Anivwonman n se Lavi n » organisé par l’Agence de Protocole et d’Innovation (API) de Myflesta Gourdet au cours du mois de juin dernier. Réfléchissant aux défis environnementaux et à l’insécurité alimentaire, Marie Daphka qui décroche la deuxième place au concours a proposé comme solution « l’aquaponie ».

« Il s’agit d’un système de production révolutionnaire associant l'élevage de poissons et la culture de plantes dans un système fermé », affirme Marie Daphka Paul qui intervenait sur les ondes de la radio Top Haïti le samedi 25 juillet 2020. L’Aquaponie est considérée comme étant un procédé à 100% écologique utilisant les effluents des poissons comme engrais pour nourrir les plantes qui agissent à leur tour comme filtres biologiques

Les nutriments, selon la future agronome, sont nécessaires à la croissance des plantes proviennent de la transformation en éléments assimilables par des populations bactériennes des déchets par les macros organismes aquatiques.

Suivant les données officielles, Haïti consomme annuellement 17 mille tonnes métriques de poissons, mais n'en produit que 5 mille tonnes. À ce jour, la production nationale est très faible avec seulement 900 tonnes par an et l'essentiel des poissons qui sont consommés est importé, précisent les études faites par Marie Daphka Paul soit 12 mille de tonnes de poissons importés estimés à peu près de 10 millions de dollars

Considérant le fait que les poissons sont de sources notables d’acides gras et de nutriments et principales sources de protéines animales en fournissant environ 20% de protéines animales essentielles à l'équilibre du régime alimentaire de 3.1 milliards d’habitants, le projet aquaponie pense combler le vide au sein du panier de la ménagère en Haïti.

Selon Marie Daphka Paul, l’Aquaculture, pour son compte a déjà fait ses preuves dans certains pays de la Caraïbe. Elle pourrait être, de l'avis de la gagnante du concours Aniwonman n se Lavi n, une bonne alternative pour la production de poissons en grande quantité, mais elle représente un danger extrême pour l'environnement, car l'utilisation des produits chimiques, des engrais, des antibiotiques est nocive et leur contrôle limité. C'est donc de loin la meilleure solution pour la production de poissons à grande échelle sans porter atteinte à notre environnement déjà pollué, insiste-t-elle.

Quant à la pêche, elle exerce actuellement une forte pression sur les stocks halieutiques et sur leurs habitats dans toutes les zones océaniques du globe, soutient Marie Daphka, donc il faudrait mieux limiter la pêche en vue de sauvegarder l'avenir de la faune aquatique
« Si la pêche et l’aquaculture sont à éviter quelle façon la plus adéquate pourrait-on utiliser pour produire des poissons, des légumes tout frais, sans porter des préjudices à notre environnement ? », s'interroge Marie Daphka en proposant la solution idoine qu’est l’aquaphonie.

En guise d’avantages, l’initiatrice du projet avance qu’avec l’aquaponie les engrais organiques sont non essentiels, une grande diversité de plantes à cultiver, un grand rendement de culture mixte et une bonne économie de l'eau faite.

Selon Marie Daphka Paul qui a reçu un chèque de 25 mille gourdes comme deuxième au concours, d’autres formes d’appui en vue d’accoucher le projet sont attendues. Ses comptes en son nom personnel Marie Daphka Paul dans tous les réseaux sociaux (Facebook/Twitter) et Dadou-Storm sur Instagram demeurent les points de contact pour pouvoir la rejoindre.

Godson Lubrun




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