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Gangs armés et banditisme dans les quartiers pauvres : lecture d’un travailleur social haïtien

Gangs armés et banditisme dans les quartiers pauvres : lecture d’un travailleur social haïtien



La prolifération des bandes armées dans divers quartiers pauvres communément appelés défavorisés prend une proportion alarmante dans le pays ces dernières années. En armement et en munitions, ces foyers d’individus armés connaissent une croissance étonnante. Le grand banditisme s'installe dans ces milieux en proie déjà à toutes sortes de besoins. Port-au-Prince et ses environs sont ceinturés par le pullulement de gangs et de bandits. Pour seulement le deuxième trimestre de l'année 2020, 84 meurtres par balles ont été recensés selon les statistiques rendues publiques dans le courant du mois d’août 2020 par la commission épiscopale justice et paix (CE-JILAP). Jacky Valérice, travailleur social et psychologue en dégage une compréhension.


Dans le cadre de ce processus d'explication de ce phénomène d'accroissement des gangs armés dans les quartiers défavorisés par l’entremise de sa grille d’analyse, Jacky Valérice fait une envolée hautement historique. La dictature des Duvalier, selon le travailleur social, se profile comme le moment crucial de cet exode massif vers le centre urbain de Port-au-Prince et donnant naissance aux quartiers dits défavorisés. Jacky Valérice illustre ses propos par les fêtes coutumières chaque 22 du mois du temps de François Duvalier.

En 1950 lors de l’organisation grandiose de la célébration du bicentenaire de Port-au-Prince, le président Paul Eugène Magloire avait reçu dans la capitale de nombreux visiteurs, dont quelques-uns venus d’Europe et de certains pays d'Amérique latine selon l’intervenant de l'émission radiophonique Top Haïti le samedi 12 septembre 2020.Ce show radiophonique, rappelons-le, est diffusé tous les samedis matins entre 8h et 10h sur les ondes du 104.7 FM et sur tunein radio D’S. Pour lui, cette ville capitale dont l'architecture était faite pour un demi-million d’habitants passe à trois (3) millions d’habitants. Il en résulte que ce fait soit à la base des foyers de banditisme.

Ces paysans qui ont laissé les milieux ruraux pour s’attrouper à la capitale, donnent des générations après des zones difficiles à problèmes qui nous regorgent aujourd'hui, soutient le travailleur social. Les jeunes complètement délaissés des bidonvilles vivant à la merci de groupes économiques et politiques qui leur offrent des armes.

Jacky Valérice a toutefois souligné que cette tendance de quartiers en prise au banditisme et aux gangs laisse Port-au-Prince et gagne du terrain dans les villes de province pour d'autres raisons que la surpopulation de l’aire métropolitaine. Il plaide en faveur d'une politique nationale d’inclusion des masses défavorisées. « Des services sociaux de base doivent être installés dans ces quartiers », dit-il.

Une volonté politique d’enrayer ce phénomène endémique de gangs qui sèment le deuil au sein de la population haïtienne doit se manifester afin d’éviter le pire selon le spécialiste du social. Monsieur Valérice dit craindre que la dernière coalition dénommée G9 an fanmi et alliés ne devienne une force parallèle aux forces de sécurité nationale difficile à abattre.

Godson Lubrun




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