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Le comité de plaidoyer Haïti veut promouvoir les droits humains des populations clés en vue de leur protection.

Le comité de plaidoyer Haïti veut promouvoir les droits humains des populations clés en vue de leur protection.



Voulant inclure et permettre la prise en compte de leurs besoins spécifiques lors de l’élaboration des politiques publiques liés à l’accès aux services de soins VIH, le comité de plaidoyer , dans le cadre du projet : CONTRIBUER A LA PROMOTION ET LA PROTECTION DES DROITS HUMAINS LIES AU VIH DANS L’ELABORATION DES POLITIQUES PUBLIQUES EN HAITI, veut sensibiliser la presse et la population en général sur les cas de violations de droits des populations clés en matière d’accès aux services de soins VIH et tous autres cas de violences commissent sur les populations clés.

L’article 19 de la Constitution de 1987 (amendée en 2011) stipule que l’État à l’impérieuse obligation de garantir le droit à la vie, à la santé et au respect de la personne humaine a tous les citoyens sans distinction.

La société haïtienne en général, le secteur sanitaire en particulier, se rendent ils comptent qu’ils violent la loi mère et mettent en danger les personnes faisant parties des populations clés (HARSAH : HOMME AYANT DES RELATIONS SEXUELLES AVEC DES HOMMES, PS : PROFESSIONNELLE DU SEXE, PERSONNE TRANS…) en les stigmatisant, discriminant en raison de leur différence et pratique sexuelle, expression de genre, identité de genre…?

Les récents soulèvements enregistrés au pays, entre juin et juillet après la publication du décret portant sur la carte d’identification unique et le nouveau code pénal haïtien, ont conforté l’idée que la société haïtienne reste rétrograde dans ses actions, moins encline à accepter l’évolution des us et coutumes et retarde à prendre le train de la globalisation.

Le comité de plaidoyer, étant un espace de concertation regroupant au moins 14 organisations de populations clés en Haïti, dans le cadre de leur travail de collecte de données des cas de violations de droits humains, ont recensé pas mal de cas depuis le début de l’année jusqu’à date.

Violence gratuite

À Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, Jenny Prophète, homme-trans de 28 ans, est contraint de poursuivre ses études classiques parce que les établissements le jugent « déviant ». « Je ne peux pas passer le cap du baccalauréat parce qu’aucun établissement ne veut m’accepter dans leur rang », regrette celui qui vit avec une demoiselle depuis 7 ans. Il dirige l’Asosiyasyon fanm revòlte Okap (Afarkap), l’une des plus importantes en matière de défense des droits de la personne, en l’occurrence les LGBTI+ dans le Nord.

Après la publication du nouveau code pénal (qui entrera en vigueur dans 23 mois), celle ville qui vient de célébrer ses 350 ans, a été la première à se mettre en ébullition. « Un camion muni de haut-parleurs a déambulé dans les rues pour dénoncer le code pénal jugé immoral, juste parce que les articles 362, 363 et 500.2 préviennent des sanctions contre les discriminations sur l’orientation sexuelle », explique-t-il.

Dans cette ville, des personnes LGBT+ sont constamment victimes de viol, d’intimidation et de bastonnade, émet Prophète. « Nous avons peur de sortir parce que les violences sont exacerbées avec la publication des deux derniers textes de loi », ajoute-t-il.

Toujours dans le Nord du pays, Merlin Jean, directeur exécutif de l’association HERITAGE POUR LA PROTECTION DES DROITS HUMAINS raconte ce désolant incident survenu dans un centre hospitalier du Nord-est du pays, ou infirmière a refusé catégoriquement de signer le dossier d’un patient HARSAH. « M PAP SIYEN NAN PAPYE MASISI… » A-t-elle lancé au PAIR EDUCATEUR de ladite association qui accompagnait la personne à se faire dépister au VIH dans le cadre du projet FOSREF-KPIF financé par PEPFAR.

Dans la Cité de l’Indépendance, là où les Pères fondateurs de la nation haïtienne ont juré pour la liberté de tous sans exclusif le 1er janvier 1804, le transport public est l’apanage des hétérosexuels. Un cis-genre dans la trentaine, sous couvert d’anonymat, a vécu dans la tourmente comment un chauffeur a refusé d’accès un homme juste parce qu’il est « efféminé ». Il est pénible de souligner dans l’opinion publique haïtienne : « un homme efféminé est un potentiel homosexuel » ; « une femme hommasse est, éventuellement, une lesbienne ». Voilà ce que peuvent les croyances.

« Un homosexuel s’est vu refuser de monter une camionnette pour son apparence. Heureusement que les passagers se sont intervenus, et le chauffeur a dû faire marche arrière », raconte-t-il, la voix cassée et la désolation nouée à la gorge.
Toujours aux Gonaïves, une personne LGBT+ peut perdre à moitié son salaire sur la base de son orientation sexuelle. « Récemment, un ami m’a raconté qu’après une journée de dur labeur dans la maçonnerie, il s’est octroyé à moitié le montant qui lui est du parce qu’il est homosexuel », explique-t-il.

S’il est vrai que la publication du décret sur la carte et le numéro d’identification et la code pénal a exacerbé la peur chez les personnes LGBT+, ils permettent, toutefois, d’espérer à une levée de bouclier contre ce secteur dans les prochains 23 mois parce que des sanctions peuvent contraindre les récalcitrants à pérenniser leurs actes d’intimidation, de violence et de refus de service. Reste à voir si la prochaine législature ne s’arrogera pas le droit de modifier le texte avant son application définitive.

L’ensemble des organisations faisant partie du comité continue de mener campagne sur le respect des droits humains, en l’occurrence ceux des LGBT+, des PS, FEMMES dans la société haïtienne. Dans le cadre de ce micro financement du projet, appuyé par le Fonds Mondial, « Durabilité des Services pour les Populations Clés dans les Caraïbes » implémenté par le consortium CARICOM-PANCAP/CVC/COIN, le Centre d’Orientation et d’Investigation Intégral (COIN), qui vise la promotion et la protection des droits humains liés au VIH dans l’élaboration des politiques publiques en Haïti. Un combat qui s’annonce rude et périlleuse, mais à « vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », dit-on.

COMITÉ DE PLAIDOYER HAÏTI




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