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Jésula Fleurantin : du secteur médical, aux bateaux de croisière et vers l’aviation civile !

Jésula Fleurantin : du secteur médical, aux bateaux de croisière et vers l’aviation civile !



Dans l’agenda des prochaines expositions qui seront présentées au musée des Femmes d’Haïti, avec une collection dédiée à la diaspora haïtienne, je vous inviterai à découvrir la marche promotionnelle et professionnelle des femmes d’origine haïtienne, à cheval dans plusieurs secteurs et traversant les frontières terrestres, maritimes et aériennes de plusieurs pays, pour réaliser leurs rêves et leurs passions.

Dans ce contexte de la mondialisation et de la migration, de la reconvention professionnelle et de la mobilité des hommes et des femmes, qui deviennent pratiquement des citoyens du monde, on ne doit surtout pas laisser dans l'ombre, les femmes d'origine haïtienne qui dépassent autant les clichés, les stéréotypes et les multiples formes de discriminations imposés par certaines élites et des sociétés attardées, qui tentent d'imposer ou d'institutionnaliser des tendances machismes extrémistes et le racisme.

Dans un avenir très proche, il faudrait ajouter le nom de Jesula Fleurantin dans la liste de ces femmes pionnières, de par sa ville natale, dans le département du Sud d’Haïti, particulièrement dans la ville d’Aquin. Elle imprime par son histoire et ses épreuves de la vie, un modèle de courage et de détermination pour de nombreuses filles d’Haïti, en particulier, qui souhaitent à tout prix réaliser leurs rêves, dans un domaine comme l’aviation, tout en ayant les deux pieds sur terre.

Depuis son départ d’Haïti vers la République dominicaine en 2005, pour des études dans le secteur de la santé, de trois ans et neufs mois, elle allait par la suite transiter vers d’autres expériences des plus enrichissantes.

Deux ans plus tard, le 17 avril 2007, « J’allais commencer à travailler dans un bateau de croisière, pour la première fois sur les côtes de la ville de à Los Angeles, pour un premier départ des Etats-Unis vers plusieurs autres destinations dans le monde entier.», se rappelle Jesula, treize ans plus tard. Plus de trois ans après, le 26 septembre 2010, elle allait laisser ce secteur touristique, pour poursuivre ses études dans le secteur médical, initiées en République dominicaine.

Des souvenirs inoubliables en travaillant à bord des bateaux de croisière, dans la restauration et dans les bars, qui reviennent chez cette femme à cheval dans les industries du transport maritime et bientôt dans l’aviation civile, en passant par le secteur médical comme levier économique pour matérialiser ses rêves. « J’ai beaucoup voyagé grâce à mes expériences comme agent à bord des bateaux de croisières, parmi lesquelles je peux citer : « Monach of the Sears », « Freedom of the Sears », et « Navigator of the Sears ».

Derrière son travail assuré depuis plusieurs années dans le secteur médical aux Etats-Unis, Jesula Fleurantin va se lancer depuis le mois d'octobre 2017, dans des études dans le secteur de l'aviation, afin de devenir un agent employé dans les services de gestion des tickets, comme hôtesse de l’air, et en poste dans les points d’embarquement.

Douze livres ou douze classes réussies avec succès par cette haïtienne déterminée à réaliser son rêve aux Etats-Unis, qui nous raconte avec fierté avoir réussi tous les tests théoriques qui allaient lui donner accès aux séances pratiques dans l’aviation, malheureusement reportées à plusieurs reprises, d'abord par manque de moyens financiers en octobre 2019, ensuite de janvier à avril, à cause de l’épidémie de Coronavirus. Et finalement elle allait débuter ses pratiques le 11 octobre 2020, le temps que le retour en force de la pandémie n'affecte pas les opérations aériennes.

Défi en cours d’être levé, Jesula Fleurantin confirme qu’une telle étude coûterait à l’institution « The Airlines Academy», aux environs de vingt mille dollars aux Etats-Unis, pour une période en moyenne de deux ans, suivant le choix des modules de formations. ». Un investissement payant en Floride, pour la seule haïtienne qui a déjà étudié l’administration des affaires, qui participe actuellement dans cette formation, aux côtés des autres étudiants venus de Washington, de Nevada, de Chigago, de Carolina du Nord, de Chicago, etc.

Des exercices pratiques qui vont s’étaler à cause de la Covid19, sur une période de quatre et vingt jours ou trois mois, témoigne cette femme aux multiples talents et très engagée en Haïti dans le social, qui confie avoir déjà obtenue 98/100 pour les cinq dernières évaluations pratiques réalisées en une seule semaine, portant qui était prévue sur une période de cinq semaines.

Décrivant dans les détails ses épreuves, Jesula se rappelle avoir passé les épreuves aérospatiales autour de l’identification des codes des villes aux Etats-Unis ; L’identification des codes des lignes aériennes ; Et l’identification des territoires géographiques Etats sur la carte des Etats-Unis, entre autres, en dehors de l'identification et la typologie des appareils.

Durant l’année 2020, encore dominée par le Coronavirus, le secteur de l’aviation figure parmi l’une des activités économiques et professionnelles les plus touchées dans le monde entier, reconnaît cette nouvelle recrue de l’industrie de l’aviation. « Je dois à la fois finaliser le stage, tout en reconnaissant que beaucoup de personnes sont attente. Et que tout dépendra des opportunités à venir, pour faire définitivement un nouveau choix », poursuit-elle.

Dans l'attente de boucler cette nouvelle étude et les stages pratiques, pour débuter officiellement comme l’une des nouvelles femmes professionnelles d'origine haïtienne, dans le secteur de l’aviation, Jesula Fleurantin se confie : « Je vais continuer avec mon travail à l'hôpital, que j'aime bien, tout en souhaitant vivement faire de nouvelles expériences dans l’objectif de servir les autres, tout en réaliser mes rêves et ma passion ! ».

Des personnalités comme Rachel Madhère de l’American Airlines ; Cassandre Mecklembourg, ou Marie Yves Edouard Montima, comme pilote dans le Rallye aérien international de 2016, Marie-Josée François comme entrepreneure des agences de voyage, parmi tant d’autres femmes de références dans des secteurs connexes à l’aviation en Haïti, ont certainement des histoires encore plus pertinentes et des conseils très intelligents à raconter, en attendant qu’elle acceptent de sortir dans l’ombre, de s'ouvrir à nos questions, pour mieux vous livrer leurs parcours.

Dans un contexte de nouvel ordre mondial post-Covid, elles sont nombreuses les jeunes, et en particulier les filles qui chercheront les voies traditionnelles et plus faciles comme métiers souvent attribués aux femmes. D’autres auront du mal à même rêver à innover, ou à s’imposer comme Fernande Félicin, en tant que première inscrite dans les registres du centre de Formation Haïti Tec, pour des études en électrotechniques, en obtenant du coup une bourse d’études compte en novembre 2000, il y a déjà vingt ans.

De Charles Terres Weyman, considéré comme le premier aviateur haïtien, selon une publication du media en ligne : Loop Haïti, https://www.loophaiti.com/content/voici-lhistoire-du-premier-aviateur-haitien-heros-paris-20-ans il est temps d’investir dans le prochain musée de l’aviation en Haïti, afin de constituer les premières collections sur l’évolution d’Haïti, les institutions, ainsi que des hommes et des femmes qui se sont investis et qui continuent à se créer un nom dans ce secteur.

Derrière les choix objectifs de certaines femmes haïtiennes migrant aux Etats-Unis en particulier, qui optent pour le secteur médical offrant de multiples opportunités aux infirmières, techniciennes de laboratoires, aide aux malades, ou aux médecins, cela n’empêche pas à certaines d’entre elles de viser encore d’autres voies professionnelles pour bâtir leurs rêves au sein de la diaspora.

Découvrir une série de portraits des femmes d’origine haïtienne qui évoluent dans l’aviation comme Jesula Fleurantin, née le 4 mai 1983, en Haïti, d’une famille de dix enfants, est une source de motivation pour plus d’un. Fillette, elle raconte avec beaucoup d’émotions, qu’elle se rendait parfois tous les jours à l’école avec trois sacs au dos. Un sac rempli des ouvrages scolaires, le deuxième sac transportait ses accessoires pour ses cours professionnels de couture, et l'autre ses vêtements de rechange.

Derrière ce nom qui fait référence aux croyances spirituelles de nombreuses familles modestes en Haiti, Jesula témoigne, que sa mère l’a rapporté, l'avoir mis au monde sur la route en se rendant à un centre de santé, à côté d’une rivière «Barriere Kapolo », dans la commune d’Aquin. Et depuis l’aventure de Jesula Fleurantin, allait suivre son cours, animée par un courant de motivation et de détermination entre la mer et le ciel, que même le Coronavirus ne pourra retenir, bientôt dans les industries de l’aviation civile.

Dominique Domerçant




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