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Le football est en net recul dans la région des Palmes

Le football est en net recul dans la région des Palmes








Si le football haïtien se porte mal, de manière générale, dans la région des Palmes il est quasiment à l’agonie. Que ce soit à Léogâne, Petit-Gôave, Grand-Goâve et dans les autres localités de la région, le jeu produit est proche de la catastrophe ce que l’instabilité chronique des structures sportives n’arrange pas. Cette dure réalité constitue un véritable handicap pour l’avenir de cette zone, et, interpelle plus d’un sur ce qui pourrait bien être à la base du problème.


Cinq longues années se sont écoulées sans qu’aucune équipe de la région des Palmes n’arrive à soulever un trophée national après celui de Valencia, glané en 2012. Depuis, le football de la région est sur une pente descendante où les équipes, généralement habituées à faire le bonheur des amants de football tant au niveau régional qu’au niveau national sont incapables de renaître de leurs cendres. La carence des joueurs, la perte des valeurs, de passion, le manque d’infrastructures représentent des obstacles empêchant aux équipes de la région de bien évoluer voire de concurrencer leurs adversaires. Le véritable problème est économique et les équipes peinent à convaincre des partenaires et des commanditaires pour les aider à monter et alimenter un budget raisonnable.

Pour de nombreux dirigeants de la région, le problème majeur est la précarité économique. Cependant, certains pensent que le souci est plus profond. Pour la ville de Léogâne, la référence absolue de la zone, sa chute est due aux changements sociologiques, dont le désengagement familial, l’indiscipline des joueurs. Se référant à la décennie 1980-1990, c’était la période faste du football léogânais, avec la génération dorée, notamment, Florial Jean Bernard, Pierre Roosevelt, entre autres. Le football Léogânais, bien qu’il ait toujours été un paradoxe - car il n’a pas toujours gagné de titre -, avait fait bonne impression avec des athlètes qui possédaient des valeurs, suivaient les ordres de leurs parents, qui se souciaient de leur formation académique. À l’époque, les joueurs défendaient leurs équipes avec une passion inégalée ; ils n’étaient pas motivés par l’argent, mais cherchaient à faire honneur à leur club.

Même avec les générations, composées des frères Dalcé, Tulien Romulus, Jean Jacques Pierre, Carlo Marcelin, le football léogânais donnait encore du plaisir. Il était capable de poser de difficultés à n’importe quelle équipe. Cependant, le résultat était dû à la production de talents issus des écoles de football. Ce n’était pas nécessaire d’accueillir des joueurs d’autres villes, car la ville produisait ses propres ressources. Les joueurs de la cité d’Anacaona n’avaient pas besoin de s’expatrier, car il y’avait une structure adéquate pour les encadrer et les garder. Pour le moment, le niveau laisse à désirer.

Les structures de formation n’existent plus. Tout tourne autour de l’argent. Il est difficile de trouver des jeunes à défendre l’honneur, les joueurs ne s’identifient pas à leurs équipes. Par ailleurs, les équipes léogânaises n’étaient pas encore prêtes pour cette transition : celle d’accueillir des joueurs étrangers à la ville.

Le FCPG se noie à cause des problèmes conflictuels

Alors que le problème économique représente un véritable handicap pour le sport régional, le football petit-goâvien souffre plutôt d’un conflit interne. Plusieurs camps réclament le club, ce qui crée une situation tendue et instable au club Bleu et blanc. L’équipe ne produit plus rien comme qualité de jeu. Les joueurs sont visiblement démotivés. Leur antre de réception constitue aussi le centre de leur débâcle avec la qualité du terrain du parc Anglade. C’est ce qui explique la descente aux enfers du football club de Petit- Gôave et la baisse de la qualité du jeu. En revanche, l’Éclair de Petit- Goâve qui dispute les play-offs a déjà fait ses adieux à la montée en D1, car il occupe l’ultime place au classement du groupe sud 1 avec 0 point. Quant à l’Association sportive de Grand- Goâve, rien n’est fait pour rassurer ses fanatiques depuis sa descente en 2016.

Gressier est à la limite de la région des Palmes, cependant, cette commune n’existe pas footballistiquement. Néanmoins, elle possède un terrain, le parc St Jean, qui reçoit certaines fois des matchs de première division. Toutefois, la commune de Carrefour, proche aussi de la région perd son niveau. Les équipes du Barcelone de Carrefour, d’Ascar, d’Us du Fort végètent en troisième division. La région des Palmes ne domine plus le football que ce soit au niveau de la représentativité que de son impact. Les équipes de l’élite sont reléguées en D2, celles de la seconde division sont reversées en troisième division. Les moyens financiers manquent certes, mais des notables de la région appellent à un retour aux valeurs comme l’amour du football, la passion, l’envie de mouiller le maillot et surtout la formation de base. Pour que le football de la région des Palmes renaisse de ses cendres, il faut partir à la détection des talents, produire ses propres ressources, injecter de l’argent et organiser plus de compétitions.

Jessica Jean



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