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Vers la réouverture de l’école de l’Espoir !

Vers la réouverture de l’école de l’Espoir !








Le ministère de la Jeunesse, des sports et de l’Action civique (MJSAC), de concert avec la Présidence et la Primature, a posé la première pierre de la réouverture de l’école de l’Espoir, baptisée Michael Sylvestre. La cérémonie s’est tenue au local du ministère des Sports à la Croix-des-Bouquets en présence de différents jeunes sélectionnés, de membres du gouvernement, de cadres de la fonction publique, de dignitaires et de responsables de structures sportives.

400 jeunes, entre 18 à 33 ans, ont assisté au lancement de la réouverture de l’école de l’Espoir qui avait fermé ses portes depuis sept ans. Le retour de cette école permettra l’insertion par la formation professionnelle où les jeunes pourront trouver une porte de sortie et des ressources pour pouvoir faire face à la précarité économique.

Olivier Pierre Sterne, le directeur de la section de la Jeunesse du MJSAC, un moteur dans le ministère, eut à faire un bref historique de cette école qui a dû faire face à d’énormes difficultés. C’était en 2009, sous la direction du ministre Evans Lescouflair que le ministère avait manifesté la volonté d’implanter l’école de l’Espoir en partenariat avec l’INFP. Après des études approfondies, en commun accord avec le gouvernement, le MJSAC a inauguré l’école de l’Espoir en 2010 avec 60 étudiants pour trois filières, la maçonnerie, la charpenterie et la mécanique automobile. Au fil des mois, l’institution allait connaître toutes les péripéties jusqu’à sa fermeture sur une période de trois mois. Le groupe d’étudiants était réduit à 37, et il n’y avait pas eu de graduation. Cette première année a été infructueuse. Peu de temps après, sous les houlettes de la ministre Magalie Racine, une autre promotion a vu le jour où 73 étudiants ont été certifiés, mais les difficultés avaient persisté.

Néanmoins, plusieurs autres ministres n’étaient pas parvenus à remettre sur pied cette institution au profit de la jeunesse. Les uns pour des problèmes de budget, et pour d’autres ce n’était pas une priorité. Il aura fallu sept ans, avec le ministre Edwing Charles, pour que les jeunes puissent bénéficier de cet axe du ministère : la jeunesse. 400 jeunes, issus de plusieurs villes du département de l’Ouest, auront droit à un cycle de formation en informatique, maçonnerie, charpenterie et la mécanique automobile. Cette formation sera complétée par un volet sportif, des notions de citoyenneté et d’éducation civique.

Parmi les représentants de l’État qui ont fait le déplacement au centre, Maguy Durcé, directrice de l’INFC, une actrice majeure pour la réalisation parfaite de ce projet, a réagi. Elle a fait part de sa satisfaction quant à la remise en fonction de cette structure qui profitera amplement à la jeunesse. Sans trop discourir, elle a envoyé un message au gouvernement pour dire que le temps n’est pas à la parole, mais à l’action, car la jeunesse a besoin de plus d’actions pour réaliser ses projets. Elle a enchaîné pour renouveler la volonté de travailler avec le MJSAC dans ce projet louable. Elle a lancé un appel à la jeunesse à se responsabiliser en prenant sa formation en main, car elle est l’avenir du pays.

Pour le ministre Edwing Charles, son message était destiné à la sensibilisation des jeunes. Lors de son allocution, il s’est basé sur son propre parcours pour conscientiser le public et le faire admettre qu’il n’y a pas « de sots métiers ». « J’étais un petit mécanicien, ce que vous apprenez aujourd’hui comme métier manuel ne définit pas votre avenir, mais si vous mettez toute votre énergie et votre passion vous pourrez réaliser beaucoup de choses et devenir des décideurs du pays comme moi qui vient de loin », a-t-il avancé. De plus, il a dit qu’avec le retour de l’école de l’Espoir, la jeunesse, tout comme le pays, peut espérer tout en sachant qu’il y aura moins de délinquance juvénile. Par ailleurs, avant d’annoncer que chaque samedi un cours d’engin lourd sera enseigné afin que davantage de jeunes puissent y participer, il a annoncé qu’il enseignera en qualité de professeur dans trois domaines, la mécanique, la charpenterie et la maçonnerie. Interrogé sur la méthode à adopter après son règne pour la survie de cet établissement, le ministre Edwing Charles a confirmé que toutes les mesures sont prises pour la viabilité de l’école de l’Espoir qui continuera, même après sept ans, à servir la jeunesse.

Il est à noter que l’école de l’Espoir se situe au Ranch de la Croix-des-Bouquets et porte le nom d’un ancien joueur français, Michael Sylvestre qui a largement contribué à la fondation de cette école. Après l’école de l’Espoir, le tour de l’INJESS est pour bientôt.

Jessica Jean



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