S'identifier Contact Avis
 
29.64° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Edwing Charles rencontre les fédérations !

Edwing Charles rencontre les fédérations !








Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC), Edwing Charles, a rencontré, ce jeudi 28 février 2019, à l’annexe du MJSAC à Frères, les différentes fédérations en vue de les informer sur les détails approfondis relatifs à la Commission antidopage instituée par arrêté présidentiel en date du 17 janvier 2019 et d’une mise en place d’un centre national de médecine sportive.

Par arrêté publié dans le journal officiel de la République, le Moniteur, en date du 17 janvier 2019, la Commission antidopage dans le sport a été instituée. Le ministère, par l’intermédiaire du ministre Edwing Charles, a rencontré les différentes fédérations affiliées au COH afin de les informer de ces initiatives tout en réitérant la volonté de rester en contact avec elles afin de faciliter le travail. Cette commission sera composée de 5 membres, dont deux du Comité olympique haïtien et 3 du MJSAC. Toutefois, ce travail nécessitera un homme de loi afin de faciliter l’application des règles de droit comme l’arrêté le demande. Une démarche qui est à sa touche finale, car le ministre avoue avoir déjà sollicité cet homme de loi à la Fédération des avocats en vue d’un contrôle particulier malgré le travail du ministère de veiller sur l’application de cet arrêté.

Cette commission aura comme mission de sensibiliser, prévenir et accompagner les athlètes lorsqu’ils prendront part aux compétitions internationales. À travers le contrôle qui aura sur les athlètes, les instances sportives peuvent se frotter les mains d’avoir fait un pas vers l’avenir, tout en préparant un meilleur cadre pour la génération d’après.

En plus de cette commission, un centre national de médecine sportive sera mis en place. « Il est inconcevable jusqu’à présent de laisser un athlète qui se sacrifie pour le plaisir d’un peuple se soigner par la médecine traditionnelle », a lâché le ministre. D’un ton plus calme, il avoue avoir bénéficié des vertus de la médecine traditionnelle, mais aujourd’hui, il faut évoluer avec le temps. En effet, le MJSAC signera sous peu avec le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), un projet qui visera à doter le pays d’un centre national de médecine sportive qui permettra aux athlètes d’avoir des recours sûrs lorsqu’ils sont fracturés. Le lancement de ce centre aura lieu au mois de mars.

Le président du Comité olympique haïtien, Dr Hans Larsen, qui a accompagné le ministre, a réagi sur les deux points exposés par ce dernier. D’abord, il a publiquement réitéré son support à ce projet avant de déclarer que le travail du centre sera énorme. Il s’agira alors d’assister un athlète avant, pendant et après. Car, juste après le rétablissement, l’athlète n’est pas apte à reprendre. Pour ça, il lui faut une assistance particulière afin d’augmenter sa confiance à travers ce qu’on appelle la psychoréhabilitation, entre autres. Dans son allocution, le président eut à faire un rappel de la médecine du sport qui a été déjà mise en expérimentation en Haïti à deux reprises. Ces deux tentatives n’ont pas abouti. Toutefois, il croit posséder les connaissances adéquates pour répondre aux exigences de la médecine sportive. Pour l’atterrissage d’un tel projet, il faudra se baser sur plusieurs aspects. D’abord, c’est la prévision qui favorisera les dépenses. Ce qui permettra de dépenser moins pour les lésions, et surtout une détection pour savoir qui est en condition ou pas. La suite de cet aspect consistera à la prise en charge des athlètes eux-mêmes, de leur expliquer comment se préparer, en étroite collaboration avec les préparateurs physiques et s’en charger de l’après de l’accident, entre autres.

Néanmoins, concernant le point d’antidopage où Haïti a frôlé la sanction, il est aussi important que le centre. Pour lui, le dopage n’est pas seulement l’utilisation d’une substance qui renforce les capacités, mais il est considéré comme une tricherie. En effet, cette commission a toute sa raison d’être afin de faire appliquer les règles de loi contre tout athlète qui a tendance à enfreindre les règles. Cette commission servira aussi à protéger les vies, car en sensibilisant un athlète à ne pas se doper, on le protège des effets indésirables que peuvent causer ces substances. Il est à noter qu’on a déjà retracé des cas de morts par dopage. Donc, cette commission permettra non seulement d’éviter des sanctions à l’échelle internationale, mais aussi d’éviter des effets secondaires qui peuvent être produits tout en respectant à la lettre la règle du sport.

Il est à signaler que toutes les fédérations n’étaient pas représentées, en raison de l’invitation qui a été lancée quelques heures avant la rencontre.

Jessica Jean



Articles connexes


Afficher plus [2212]