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Victory SC, un patrimoine oublié !

Victory SC, un patrimoine oublié !








Fondé le 7 mars 1945, le Victory Sportif Club a célébré, le 7 mars 2019, ses 74 ans. Ancienne équipe du légendaire portier haïtien Henri Françillon, le club « Flamengo et blanc » ne participe à aucune compétition fédérale depuis 2015. Même si les dirigeants tentent de garder le club en vie, l’équipe du Bas-peu-de-chose est, parait-il, oubliée dans le milieu du football.

Les amants du ballon rond des années 60, 70 se souviennent encore de la formation du Victory SC qui faisait, aux cotés du Racing CH, Violette AC et l’Aigle Noir, la fierté des Port-au- Princiens principalement ceux du Bas-peu-de chose. Vainqueur de la Coupe d’Haïti en 1954, 1963 et 2010 et la série de clôture 2010-2011, le Victory a connu une situation pour le moins désastreuse au milieu de la décennie 2010.

Le président d’alors du club cher à Ernst Jean-Baptiste, Gérard Janvier, a été en conflit direct avec la Fédération. Le Victory et quatre autres clubs avaient dénoncé la formule de la FHF qui a voulu à tout prix intégrer en premiere division, le Violette et le Racing FC qui évoluaient en D2 sous prétexte d’implémentation d’un championnat professionnel. Entre refus de jouer du club et les sanctions de la FHF, le Victory a fait appel au tribunal arbitral du sport (TAS).

« La Fédération haïtienne de Football a voulu intégrer en première division deux équipes qui n’étaient pas éligibles. Le Victory avec le soutien de quatre autres clubs a protesté. Par la suite, l’histoire allait jusqu’au TAS. Le Victory SC a eu gain de cause. La Fédération n’a pas respecté le verdict du TAS qui a ordonné qu’une amende de 20,000 francs suisses soient versés au Victory et que la réintégration du club dans la compétition de l’élite soit effectuée », se rappelle Gérard Janvier.

Exclu du championnat, le club fonctionne dans l’ombre. Pire encore, aucune équipe n’a le droit de jouer officiellement contre le Victory de peur d’être sanctionnée par la FHF, déplore Gérard Janvier : « la Fédération a tout mijoté pour arriver à la disparition du Victory SC. On a l’impression que les dirigeants de la FHF ont fait de la situation du Victory une affaire personnelle. Car, j’étais candidat en face de l’actuel président de la FHF », se rappelle-t-il.

Depuis lors, le comité exécutif utilise d’autres stratégies pour garder le club en vie. Sous l’égide de son association, Unité de développement communautaire de Bas-peu-de-chose, il a un partenariat avec le Rotary club de Port-au-Prince qui leur permet de réaliser plusieurs activités aux bénéfices de la jeunesse locale : « Nous expérimentons le Socagol qui est un football très spectaculaire avec des spécificités qui le rend unique. En plus, nous accordons une attention soutenue aux activités sociales utiles dans la zone du Bas-peu-de-chose », confirme l’actuel président d’honneur du Victory SC.

Pour l’instant, le Victory SC est dans une attente éternelle. Plus d’un se demande jusqu’à quand le club fera son retour au premier plan du football haïtien. Pourquoi les dirigeants de la Fédération haïtienne de football sont-ils si insensibles à la situation critique de l’un des plus anciens clubs du pays ?

Dans moins d’un an, il va avoir des élections pour élire un nouveau comité à la tête de la FHF. Si un nouveau visage prend la commande, peut être que ce sera la fin de la péripétie du club « Flamengo et blanc » et des abus de pouvoir des autorités fédérales.

À rappeler que le Victory est dirigé par un comité ayant à sa tête Guy Allen, président, et Enock Saint- Jean, vice-président.

Kenson Désir



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