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Quelle est la place du sport féminin dans le monde ?

Quelle est la place du sport féminin dans le monde ?








Au moment de commémorer la Journée internationale des droits de la Femme, ce vendredi 8 mars 2019, les inégalités et les discriminations entre les sexes perdurent dans le sport dans le monde et à tous les niveaux. Pourtant, les femmes ont consenti d’énormes efforts pour atteindre le sommet. Ce jour, souvent consacré à un bilan sur la situation des femmes, est l’occasion de nous interroger sur la place occupée par le sport féminin dans le monde.

Le 8 mars est un jour unique pour les femmes. C’est aussi l’occasion pour elles de faire valoir leurs revendications et de défendre leurs droits par rapport aux hommes. Comme dans tous les domaines, la lutte des femmes touche le sport, et c’est une lutte intense de tous les instants. Elles réclament leur émancipation totale dans tout ce qui tourne autour du sport. Par exemple, elles défendent leurs places à la fois sur les terrains de jeux et dans les instances de gestion des structures sportives. Il est admis que les femmes peuvent pratiquer tous les sports. Pourquoi butent-elles sur autant de restrictions ?

On compte très peu de femmes dans les sports considérés comme purement masculins comme le rugby, les sports martiaux, ceux à risque et motorisés, entre autres. Pour ces types de sport, elles sont minoritaires et surtout très malvenues. De plus, même dans le football que les femmes pratiquent beaucoup plus de nos jours, leur arrivée avait tout d’un drame. En 1896, la pratique du football était typiquement réservée aux garçons. Les femmes étaient interdites de participation aux Jeux olympiques. D’ailleurs, Pierre de Coubertin, avait déclaré : « une Olympiade de femelles est impensable, impraticable, inesthétique et incorrecte. La femme alors était considérée, en 1920, de faible constitution. On leur avait recommandé des exercices physiques pour qu’elles puissent renforcer leurs muscles nécessaires à la procréation. Dans les années cinquante, il leur était interdit de jouer au football, au rugby, de faire du cyclisme ou pratiquer des sports de combat. Néanmoins, ces interdits peuvent être expliqués du fait que les hommes ont toujours tendance à attribuer aux femmes les tâches ménagères, la garde et l’éducation des enfants. Cependant, les principes relatifs à la mixité existaient depuis nombre d’années si l’on se réfère au (CIO).

Et pourquoi toutes ces discriminations ?

Depuis toujours, le sport a été conçu et vu par et pour les hommes. Il a été donc pensé puis organisé en vue de former les hommes à la masculinité et à la virilité à ce qu’ils deviennent forts, puissants. Il est, en effet, une évidence qu’homme et femme sont différents morphologiquement, musculairement. Toutefois, cette différence, les hommes s’en servent pour affirmer leur supériorité. Ils parlent de sexe faible pour montrer que, naturellement, ils sont supérieurs aux femmes. On faisait comprendre que les femmes n’étaient pas aptes à pratiquer des sports physiques en arguant qu’elles étaient trop faibles et que ces genres de sport était préjudiciable à leur santé. On comprend souvent fort mal qu’une femme s’adonne au sport en chargeant quelqu’un d’assurer à sa place quelques tâches ménagères. Mais, on oublie souvent qu’un foyer fonctionne à l’entraide. Telle est la réalité d’aujourd’hui.

Au fil du temps, elles s’imposent

Elles sont nombreuses à tenir la lutte jusqu’au bout. Celle de voir les femmes s’imposer dans le domaine du sport. D’ailleurs, elles ont même connu des exploits sportifs. On peut citer Hélène Madison, une Américaine qui fut la première à parcourir à la nage 100 m en 1 minute aux Jeux olympiques de 1932. Le cas aussi de l’Italienne Maria Teresa de Filipis qui a participé à la course automobile européenne de niveau Grand Prix en 1958. Ça n’empêche pas que les inégalités persistent. La situation actuelle du sport mondial peut l’illustrer. Aujourd’hui, le sport est rentable pour les hommes, mais non pour les femmes, alors qu’ils effectuent le même travail. Le sport, c’est une industrie, mais les femmes ne font que participer, pourtant elles donnent autant de plaisir que les hommes. Elles sont mal vues dans les médias, elles font souvent l’objet de commentaires sexistes. La prestation des jeunes Haïtiennes de moins de vingt au Mondial France 2018 avait procuré une satisfaction intense chez nombreux mordus du ballon rond à travers le monde. Et, elles étaient devenues plus populaires et plus adulées que leurs homologues masculins qui échouent souvent à l’échelle internationale. Les athlètes féminines qui ont marqué les esprits ne récoltent souvent que de la sympathie alors que leurs efforts valent beaucoup plus. Certaines d’entre elles, qui se consacrent à la pratique du football, ne recueillent pas autant de revenus que les hommes. Après une carrière, l’avenir d’une pratiquante de sport en Haïti n’est pas garanti.

Tout compte fait, il faut apprécier les femmes à leur juste valeur. Elles contribuent comme tous les hommes à donner du plaisir. Il revient aussi aux parents de modifier le mode d’éducation à donner à leurs filles. Évitez de faire d’elles de futures femmes de foyer. Il faut aider les enfants à identifier leurs qualités afin de les extérioriser au moment opportun.
Notons, malgré tout, que certaines femmes parviennent à gagner leur vie avec le sport et c’est bon signe.

Jessica Jean



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