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Le stade de la honte !

Le stade de la honte !








Le 24 mars prochain, au stade Sylvio Cator, la Sélection haïtienne recevra celle de Cuba dans le cadre de la quatrième journée de la Ligue des nations de la Concacaf. Il a fallu la visite de deux experts de la Fifa/Concacaf au stade pour valider la réception des Cubains. Crée en 1953, le stade Sylvio Cator, l’un des premiers de la Caraïbe, se retrouve dans un état critique à quelques jours de cette rencontre importante.

Suite à la visite des experts Christopher Craig et Carlos Fernandez à la fin du mois de février passé, le stade Sylvio Cator a été retenu pour le match entre l’équipe haïtienne et celle du Cuba le 24 mars prochain. Vu l’enjeu de la rencontre qui favorisera la montée d’Haïti à la Ligue 1 de la Concacaf, la présence du public haïtien au stade Sylvio Cator aura un rôle important dans la prestation des Grenadiers. Si les experts ont donné feu vert pour l’occasion malgré une situation politique et l’état déplorable du stade, aucun haïtien ne peut plus être fier de notre « vye Grann ».

En 1953, sous le président de Paul Eugene Magloire, le stade Sylvio Cator a fait l’honneur de tous les Haïtiens et de Sylvio Cator, médaillé d’argent aux jeux olympiques 1928 et ancien maire de Port-au-Prince. Il a été l’un des pionniers de la Caraïbe. Doté d’une capacité d’environ 12, 000 places, le stade était bien installé, à la rue Oswald Durand, dans une capitale assez propre et dégagée.

À titre de comparaison, le stade Hasely Crawford Stadium du Trinidad qui a une capacité de 27 000 places a été inauguré en 1980, tandis que « l’ Independence Park », complexe sportif situé à Kingston en Jamaïque, a été opérationnel 1966. Ce qui fait du stade Sylvio Cator le plus ancien parmi les plus grandes nations footballistiques de la Caraïbe. Toutefois, les stades des pays précités ont été totalement rénovés pour s’adapter à la réalité du temps moderne.

Au fil des années, le stade, comme toutes les zones du pays, se dégrade. Aujourd’hui, à quelques 11 jours du match entre Haïti et le Cuba, l’environnement du stade est dégradant. Les principales rentrées sont occupées par des petits détaillants. Des produits de toutes sortes sont exposés dans les barrières. Il est vrai que la mairie de Port-au-Prince va procéder au déguerpissement des occupants le jour du match, mais tous ceux qui connaissent le stade savent qu’il donne l’aspect d’un vieux marché.

Une fois à l’intérieur, on comprend rapidement le niveau de la dégradation du seul stade du pays. Les toilettes sont en très mauvais état. Dans la tribune, les chaises délabrées offrent un décor d’un espace abandonné. La toiture de la tribune conserve encore les fissures du tremblement de terre du 12 janvier 2010. En guise de cabine, il n’en reste que les des vestiges.

À l’heure où le monde essaie de plus en plus de créer des enceintes sportives modernes, la premiere République noire indépendante du monde reste accrocher à un stade archaïque.

Il est clair que si rien n’est fait dans les années à venir, les instances de la Concacaf et de la Fifa interdiront de manière définitive le déplacement des sélections étrangères au stade Sylvio Cator. Aux autorités étatiques, du secteur privé de doter le pays d’un nouveau stade pour rétablir la fierté du peuple haïtien.

Kenson Désir



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