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Nérilia Mondésir (internationale haïtienne) : « c'est grâce au peuple haïtien que j'en suis arrivée là »

Nérilia Mondésir (internationale haïtienne) : « c'est grâce au peuple haïtien que j'en suis arrivée là »








En signant professionnelle pour une durée de trois ans avec son club du Montpellier Hérault en D1 féminine, Nérilia Mondésir a récemment changé de statut. Elle est devenue la première joueuse haïtienne à signer professionnelle dans un club européen. Elle a participé à la première édition de la Sud Ladies Cup en 2018 et est présente sur les terres provençales pour suivre ses copines cette année. L'occasion d'échanger avec elle sur la sélection haïtienne et sur ses deux premières années dans l'Hexagone.

Nérilia, tu as participé à la première édition de la Sud Ladies Cup l’année passée. Quels souvenirs gardes-tu de cette compétition ?

Malgré le fait qu’on ait perdu nos trois matchs (défaites 5-0 contre la France, 7-0 contre les États-Unis et 4-1 contre l’Allemagne, ndlr), c’était une belle compétition. J’adore ce Tournoi. On a beaucoup appris en affrontant ce genre de nations. Cela nous a aidées pendant la Coupe du monde U20 2018 même si ça ne s’est pas super bien passé (Haïti a perdu ses trois matchs de poule, ndlr).

Haïti est à nouveau présent pour cette Sud Ladies Cup. Qu’est-ce que tu penses de la sélection haïtienne retenue ?

En première mi-temps face au Gabon lors du premier match, les filles n’étaient pas rentrées dans la partie. Alors qu’en seconde mi-temps, elles étaient concentrées et dans le score ça s'est ressenti avec ce 7-0. Pour le deuxième match contre la France, nous avons fait beaucoup d’erreurs et c’est pour cela que nous avons perdu le match (défaite 4-0, ndlr). Haïti a tout de même une bonne équipe et les joueuses se donnent à fond.

En une année, quels progrès as-tu pu noter dans le jeu haïtien ?

On arrive à mieux garder le ballon. C’est devenu notre jeu et nous avons beaucoup de talents dans l’effectif. Cette année, à chaque match, les filles donnent tout ce qu'elles ont. Le fait qu’il y ait un nouveau coach (Gerardo Contreras, ndlr) a peut-être fait la différence aussi.

Que peux-tu nous dire sur Abaina Louis qui a marqué un quadruplé et fait deux passes décisives lors de son premier match face au Gabon ? Elle vient de l’AS Tigresses comme toi.

C’est une belle joueuse, mais elle manque d’expérience. Quand elle en engrangera, elle va cartonner. Si elle travaille bien, elle peut faire une grande carrière. Elle a de la vitesse et de la technique. Elle peut très vite progresser si elle continue comme ça.

Tu es passée de stagiaire pro à professionnelle avec Montpellier dernièrement. Raconte-nous ces deux années passées à Montpellier qui t’ont permis de signer pro.

J’ai beaucoup progressé. J’ai pas mal joué avec les professionnelles et j’ai appris. Je m’entraîne tous les jours avec elles. Des fois, je joue avec la Division d’Honneur ou avec les U19. Je vais encore davantage travailler pour devenir titulaire à Montpellier.

Comment tu t’es acclimatée à la France pendant ces deux premières années ?

J’aime bien la France. A Montpellier, il ne fait pas souvent froid, mais quand il fait froid, il fait vraiment froid (rires). Après, la France, ça n’a rien à voir avec Haïti. Là-bas, il fait toujours chaud. Puis j’ai tous mes amis et ma famille à Haïti. Ici, à Montpellier, je suis toute seule.

Comment vois-tu la saison qui arrive avec Montpellier ? Est-ce que tu as eu des garanties de temps de jeu ?

Il y a un nouveau coach (Frédéric Mendy, ndlr). Il faut que je me montre et que je donne tout pour être titulaire. J’ai envie de faire une belle saison et je pense que ça va payer. Si je veux avoir des garanties, il faut que ça vienne de moi, que je travaille beaucoup, et c’est ce que je vais faire.

Tu es devenue la première joueuse haïtienne à signer pro sur le continent européen. Comment es-tu perçue dans ton pays ?

Je pense que je suis la grande star au pays. La star du peuple. Ils m’ont beaucoup aidé et encouragé. C’est pour ça que j’en suis arrivée là aujourd’hui. C’est grâce à eux. Ça fait un an que je ne suis pas retournée chez moi, mais je pense que je vais y retourner quinze jours cette année pour voir ma famille et mes amis. J’ai envie de les voir. Ils me manquent.

Propos recueillis par
Jordan Bozonnet/
festival-foot-espoirs.com



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