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Fonds Petrocaribe : plus de 27 millions de dollars USD dépensés dans des projets d’infrastructures sportives « bidon »

Fonds Petrocaribe : plus de 27 millions de dollars USD dépensés dans des projets d’infrastructures sportives « bidon »








Après la convaincante participation d’Haïti à la 25e édition de la Gold Cup et au moment de faire un bilan, il est important d’attirer l’attention du grand public sur les montants dépensés via le Fonds Petrocaribe pour la réhabilitation des infrastructures sportives dans le pays. Haïti ne dispose que d’un stade construit sous la présidence de Paul Eugène Magloire dans les années 1950.

Plus de 27 millions de dollars USD ont été dépensés dans des projets d’infrastructures sportives « bidon » à travers les fonds Petrocaribe. D’après l’audite réalisée par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) sur la gestion du fonds Petrocaribe relatif au projet de réhabilitation de ces infrastructures dans le pays, la majorité de ces travaux sont inachevés, abandonnés et surfacturés.

De plus, le rapport des juges de la CSC/CA indique qu’à travers huit résolutions, notamment prises le 12 mai 2011, le 28 février 2012, le 18 juillet 2012, le 11 décembre 2013, le 15 avril 2015, le 22 juillet 2015, le 6 janvier 2016, et enfin la résolution sur le développement territorial, l’Exécutif par le biais du Conseil des ministres a adopté des résolutions pour un montant de 36 241 633.59 USD pour la construction et le réaménagement de ces parcs sportifs. De cette somme, 27 787 385.59 USD ont été déjà transférés aux firmes chargées de réaliser ces travaux.

Par ces résolutions, selon la documentation qui a été mise à la disposition du CSC/CA, l’objectif était de doter diverses communes de centres sportifs répondant aux besoins des populations en termes de loisirs et enfin de stimuler et diversifier la croissance économique des espaces territoriaux tout en favorisant la création d’emplois en vue de permettre au gouvernement de contribuer à diminuer la délinquance juvénile et à orienter la jeunesse vers des activités saines et productives pour leur vie et leur avenir et d’offrir aux citoyens un cadre infrastructurel, leur permettant de contribuer au progrès national.

En effet, la firme SECOSA a été sélectionnée pour la construction et le gazonnage de dix-huit (18) centres sportifs. Quant à la firme dominicaine CONSTRUCTORA ROFI SA, elle était choisie pour construire cinq centres sportifs. Par ailleurs, d’après le rapport de la CSC/CA, pour la construction de cinq centres sportifs, aucun contrat n’a été signé, pourtant, un décaissement de 17 025 702.52 USD a été fait au profit de la firme. Dans cette dérive toujours les juges, des personnalités comme Laurent Salvador Lamothe, MPCE, ordonnateur principal ; Joséfa Raymond Gauthier, MPCE, ordonnateur principal ; M. Michel Presumé, secrétaire d’État à la Planification du MPCE ; Wilson Laleau, ministre de l’Économie et des Finances ; Marie Carmelle Jean-Marie, ministre de l’Économie et des Finances (MEF) ; Jose Elias Hernandez, PDG de la firme de construction sont les principaux concernés.

Concernant le projet d’aménagement d’infrastructures de sport (Phase I & II) et gazonnage synthétique de 14 parcs sportifs effectués par SECOSA, la CSC/CA a découvert plusieurs irrégularités. Selon l’information disponible, les contrats d’exécution et de supervision ont été adoptés respectivement pour des montants de 25 889 726,34 USD et 1 969 878,61 USD sans résolution préalable. La réalisation de ce projet, selon les juges, ne semble obéir ni à la saine gestion des fonds publics ni aux bonnes pratiques de gestion de projets.

Les fonds décaissés ne sont pas proportionnels aux travaux réalisés. « La non-réception de certificat provisoire et définitif de certains travaux dénote une grave déficience dans l’exécution du projet », a fait savoir la CSCCA tout en faisant mention de Jean Max Bellerive, ministre signataire ; Josefa R. Gauthier, ministre ordonnateur des dépenses ; Jude Hervey Day, ministre, ordonnateur des dépenses ; Laurent Salvador Lamothe, ministre, ordonnateur des dépenses ; Yves Germain Joseph, ministre ordonnateur des dépenses ;

Aviol Fleurant, ministre ordonnateur des dépenses ; Giovani Dorelien, directeur général adj, comptable de deniers publics ; Wilson Laleau, ministre de l’Économie et des Finances ; Marie Carmelle Jean-Marie, ministre de l’Économie et des Finances, comptable de fait ; Jean-Émile Laferiere, directeur général de la SECOSA ; Ing. Hérode Thélusma, directeur général de la firme de J & J construction et supervision comme des personnes indexées à ce dossier.

Parc sportif de Thomonde inachevé

La Cour a décelé des difficultés majeures au niveau de ce parc. Suite à des observations, elle a déclaré qu’il n’existe pas de système de drainage. De plus, la Cour ne retrace pas l’existence de gazon synthétique comme prévu dans le contrat de gazonnage.

Parc Sportif Grande-Rivière-du-Nord

La Cour constate l’inexistence d’un système de drainage, de gazon synthétique comme prévu dans le contrat. La surface de jeu n’est pas entretenue, fait-il remarquer.

Parc sportif Mont Organisé

La Cour constate que ce parc devrait être recouvert de gazon synthétique, mais après une visite effectuée, la CSC/CA révèle qu’il n’a pas de système de drainage ni de gazon synthétique et les filets sont déchirés.

Parc sportif de Verrettes

Ce parc comme d’autres parcs devrait être recouvert de gazon synthétique comme prévu dans le contrat de gazonnage de quatorze parcs. Toutefois, la Cour constate que les travaux de construction n’ont pas été achevés et les gazons synthétiques n’ont pas été installés par la firme SECOSA.

Parc sportif des Cayes-Jacmel

La Cour s’est rendue sur place, elle constate que toutes les activités prévues dans le contrat ont été exécutées. Par exemple l’installation des gazons synthétiques

Parc sportif de Hinche

La Cour constate que les gazons synthétiques ont été installés.

Parc sportif de Jérémie

Ce parc a été dévasté par l’ouragan Matthew. De plus, les gazons synthétiques n’ont pas été installés et la construction a été interrompue.

Parc sportif de Léogane

Pour ce parc, la Cour constate que certains travaux sont inachevés.

Parc Sportif de Mirebalais

Pour ce parc, la Cour constate une absence de système de drainage, car les eaux de pluie sont restées à la surface.

Centre sportif de Gressier

Les terrains de basket et de volley-ball inachevés sont abimés et possèdent des flaques d’eau. Le dallage n’a pas également été bien exécuté et les nappes d’eau demeurent sur la surface en béton hydraulique.

Peterson Jean-Gilles



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