S'identifier Contact Avis
 
29.35° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Énorme fossé entre Haïti et les autres pays de la Caraïbe !

Énorme fossé entre Haïti et les autres pays de la Caraïbe !








Les dix-huitièmes Jeux panaméricains sont encore d’actualité à Lima, capitale du Pérou, jusqu’au 11 aout 2019. Entre-temps, les athlètes haïtiens continuent, à chaque journée de compétition, de laisser ces jeux sans la moindre médaille. Pourtant, d’autres pays de la Caraïbe y participent avec succès. C’est le cas de Cuba qui a déjà glané, jusqu’au 7 août, 40 médailles dont 15 en or, 12 en argent et 40 de bronze. Un écart considérable, mais logique.

Dès le départ, dans les Jeux panaméricains 2019, la délégation haïtienne a fragilisé sa chance de médaille en choisissant de sélectionner seulement neuf athlètes. D’autres pays, comme Cuba, y sont représentés par plusieurs centaines. Le Canada, par exemple, compte 477 athlètes (280 femmes, 197 hommes). Pour arriver à être présent dans le tableau de médailles quand on a seulement neuf chances, il faut que ces 9 athlètes soient vraiment les meilleurs dans leurs disciplines respectives. Tel n’est pas le cas des représentants d’Haïti dans ces jeux.

Haïti et les autres pays de la Caraïbe

Pour preuve, Anya Louissaint, Émilie Grand Pierre, Abel Amstrong Gilet, Alexandre Grand Pierre ont été éliminés sans avoir été à aucun moment près d’arracher une médaille. Il ne reste que Vanessa Clerveaux et Jeffrey Julmis sur lesquels presque toutes les chances de médailles se reposent. Difficile !

Le nombre d’athlètes n’est pas une garantie de succès. Mais un coup d’œil dans le tableau des médailles donne rapidement une idée sur le poids d’Haïti dans la compétition par rapport aux autres pays de la Caraïbe.

Le Cuba par exemple connait un parcours spectaculaire. Il est en septième position dans le tableau de médailles avec 40 au total ; 15 en or, 12 en argent et 40 de bronze. Il n’est pas le seul pays de la Caraïbe à inscrire, en lettres d’or, leur nom au tableau d’honneur. La République dominicaine a déjà mis la main sur 20 médailles : 4 en or, 6 en argent et 10 en bronze. Le Porto-Rico avec 13 médailles, le Trinité-et-Tobago et la Jamaïque avec 5 médailles chacun, sans oublier les Iles Vierges britanniques et Antigua et Barbuda avec une médaille. Tous ces pays ont fait mieux qu’Haïti. Le Comité olympique haïtien est le seul pays des grandes Antilles qui n’a pas décroché au moins une médaille en bronze. Déception !
Comment remédier à cette situation gênante ?

La participation presque ratée d’Haïti dans les Jeux panaméricains 2019 peut s’expliquer par deux raisons majeures. D’abord, il n’y a pas d’investissements réels de l’État et du secteur privé haïtien par le biais du COH visant à préparer la participation d’Haïti dans des événements internationaux. Ensuite, le niveau du sport est tellement bas qu’aucun athlète évoluant en Haïti n’a le niveau de représenter avec réussite le pays dans les compétitions régionales. D’où la stratégie d’enrôler des athlètes d’origine haïtienne.

Dans les derniers Jeux centraméricains et caribéens, l’un des athlètes de la diaspora Vanessa Clerveaux, a offert une médaille d’argent au pays. Si la prestation de la jeune sprinteuse justifie un peu le choix des responsables du COH de compenser l’absence d’un sport organisé dans le pays par des expatriés, il a aussi ses limites. Dans l’ensemble, ces athlètes échouent plus souvent dans les différentes compétitions ; Jeux centraméricains, Jeux panaméricains et principalement les Jeux olympiques. D’ailleurs, pour la plupart, ils ne font que défendent Haïti qu’après avoir échoué dans la quête de trouver une place dans la délégation de leurs pays d’adoption.

Au-delà de ces raisons, ces athlètes ne reflètent pas aussi le niveau du sport haïtien. Il est évident que le COH doit mettre en place une vraie stratégie pour développer le sport dans toutes les régions du pays en mettant accent sur des disciplines prioritaires pour redresser la barre. Sinon on risque de nous contenter du rôle de figurants pendant encore longtemps dans les principaux jeux régionaux et mondiaux.

Kenson Désir



Articles connexes


Afficher plus [2338]