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Santé mentale : le sport comme antidépresseur

Santé mentale : le sport comme antidépresseur



Le 10 octobre est retenu comme Journée mondiale de la santé mentale depuis 1992. C’est une journée réservée à la sensibilisation et à l’éducation autour des questions relatives à la santé mentale et surtout contre la stigmatisation des personnes atteintes de troubles mentaux.

Les nombreuses conférences données pendant la période ont englobé la lutte contre les violences et les stigmatisations, les thérapeutiques pour les troubles mentaux. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 450 millions de personnes souffrent actuellement de maladies mentales et comportementales dans le monde et près de 25 % de la population mondiale présentera un trouble mental durant leur vie. À côté des coûts de prise en charge des pathologies liées à la santé mentale, les conséquences sont encore plus criantes quand 4 des 10 principales causes mondiales d’incapacité sont liées aux problèmes de santé mentale.

Les situations sociopolitiques en Haïti ne viennent aucunement améliorer le tableau quand celles-ci sont d’emblée des facteurs déclencheurs de ces pathologies. L’OMS a même reconnu que les maladies mentales sont le deuxième problème de santé publique en Haïti et les spécialistes en la matière sont rares.

Dans la liste des causes incriminées dans la survenue des maladies mentales, la dépression est retrouvée à un échelon considérable et cette dernière serait soumise à toute une gamme de facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux.
Si la prise en charge de la maladie dépressive n’est pas essentiellement médicamenteuse, l’action sur les facteurs psychologiques et environnementaux serait un choix nécessaire. À l’égard des pistes de solutions et des alternatives, le professeur Christophe Bagot, psychiatre et spécialiste en troubles anxieux, propose le sport comme un anti dépresseur efficace.

Dans ses différentes formes, le sport ouvre la voie vers une régulation de l’humeur. Tant dans le spectacle qu’il offre que dans la pratique, le sport agit sur le cerveau, le comportement et favorise la création des liens sociaux entre les individus et facilite un climat adéquat entre la personne et son environnement. Le sport renforce l’estime de soi, le bien-être. Une étude de chercheurs australiens publiée dans l’American Journal of psychiatry reconnait que le risque de dépression diminue chez les personnes qui pratiquent une activité physique régulière. L’équipe du Black Dog Institute de la Norvège a, quant à elle, admis à partir d’une enquête épidémiologique qu’une séance d’une à deux heures d’activité physique par semaine réduirait de 40 % le risque de dépression.

La santé mentale en Haïti est traitée en parent pauvre, seulement deux centres de prise en charge des maladies mentales et pas plus d’une cinquantaine de professionnels de la santé mentale pour dix millions d’habitants. Si le sport s’inscrit dans le quotidien du Haïtien, a-t-il été déjà considéré comme moyen de prévention de la dépression par les autorités sanitaires et les sociétés savantes ? Des études doivent être pourtant menées pour établir le profil épidémiologique de la santé mentale en Haïti et déterminer les moyens les plus efficaces et les moins couteux pour atténuer le mal social que peut représenter la maladie mentale. Et si le sport est promu, vulgarisé et utilisé à une telle perspective?

B. Charlemagne CHARLORIN




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