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Menstruations et sport

Menstruations et sport



Si le sujet parait tabou au premier plan, faut-il bien qu’on souligne la nécessité des débats, des discussions autour de la question. Certains s’interrogent sur la situation des sportives lors de cette période de leur vie de femme. Que font les sportives lors des règles ? Comment s’accommodent-elles à cette situation ? Les règles, n’entravent-elles pas la pratique d’une activité sportive ? Le sport, n’a-t-il pas des incidences sur cette fonction physiologique ?

Tant légitimes que pertinentes, ces interrogations veulent surtout assouvir la curiosité ou servir d’élément d’éducation ou encore un outil d’acceptation de la femme sportive comme telle.

Les règles sont un écoulement sanguin en provenance de l’utérus de la femme suivant un cycle de 28 jours en moyenne. Il est un processus physiologique qui traduit l’ovulation et est souvent accompagné des symptômes les unes plus désagréables que d’autres. La douleur (dysménorrhée), les crampes du bas ventre, les nausées, la diarrhée et le stress sont de ces situations embarrassantes et préjudiciables aux tâches quotidiennes. Dans certains cas, ces symptômes peuvent traduire une pathologie existante. Ici, nous allons plutôt nous pencher sur les liens existant entre le sport et la menstruation.

La pratique d’une activité physique sollicite le système neuromusculaire et la dysménorrhée est pratiquement la résultante des contractions du muscle utérin pour expulser une couche de l’endomètre formée à l’occasion.

Si la nausée et la diarrhée ne sont pas appréhendées ici, les crampes et la douleur de par la cause et l’intensité peuvent entraver l’activité sportive. Mais, classiquement le sport est plutôt vu comme un remède aux douleurs et crampes physiologiques lors des règles.

Dans une interview accordée à Jessica Xavier, Dr Carole Maitre, qui est gynécologue, reconnait que les règles n’ont aucune influence sur l’activité sportive. Par là, on comprend que c’est plutôt les situations associées qui doivent être incriminées.

Par ailleurs, elle avance que le sport peut réduire la douleur lors des règles, car l’organisme sécrète de la bêta-endorphine au-delà de 30 minutes d’activités physiques. La bêta-endorphine provoque une sensation de bienêtre et influence le ressenti de la douleur.

D’autres se demandent si le sport peut réduire le volume des règles. La spécialiste en santé de la femme poursuit dans son intervention pour tirer la sonnette d’alarme. En étant sportive régulière, on constate une baisse du volume sanguin lors des règles, c’est dû à un déséquilibre entre l’apport et la dépense d’énergie. Le corps en a besoin pour réguler la menstruation. Le volume des règles n’étant pas le même chez toutes les femmes.

Entre autres, si les règles sont abondantes et que la femme est anémique, elle est conseillée à la modération. Dans certains sports comme la boxe, les pratiquantes ont tendance à décaler leurs règles, car cela agit sur leur humeur. Si certaines préfèrent un tampon adéquat, d’autres préfèrent porter une coupe menstruelle.

Quant au sport à privilégier, il dépend de son statut, si la femme est professionnelle ou amatrice ou si elle pratique juste pour une cure quotidienne. Le mieux est de pratiquer un sport qui ne dérange pas.

Par-dessus tout, il est surtout question de comprendre que la pratique du sport ou d’une activité physique est favorable aux femmes, pourvu que ne ce soit pas excessif.

Menstruations et sport, laissons aux femmes la liberté de choisir et de vivre cette expérience dans toutes leurs intimités et on est tous appelés à faire fi de toute intention de discrimination à l’égard de toute sportive qui veut pratiquer pendant ses règles.

B. Charlemagne Charlorin




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