S'identifier Contact Avis
 
29° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

Dopage chez les sportifs, faisons un point

Dopage chez les sportifs, faisons un point



Le sport est, sans conteste, un outil de reproduction sociale. Au même titre que le chemin des études universitaires ou techniques, on peut se forger une carrière grâce au sport. Compétence, gagne-pain, outil de mobilité sociale ; les pratiques sportives sont aussi un métier. Confinées aux rendements, progressions et promotions, les performances des sportifs restent un point incontournable dans la vie de chaque athlète.


Alors qu’on peut soumettre les performances aux talents et l’entrainement, certains sont allés plus loin. À la pression, l’enjeu, le plaisir de gagner ou la peur de perdre pour arriver aux situations où on est obligé de gagner, des sportifs ont eu recours aux substances chimiques pour aiguiser leurs performances, ce qui constitue l’essentialité de leur métier. On est obligé d’être toujours performant.

Datant de l’antiquité, le dopage qui définit la prise de substances chimiques dans le but de maximiser ses performances est une pratique assez courante dans le milieu du sport. L’histoire peut nous présenter le grand, mais sombre tableau des sportifs qui se sont dopés pour affronter un évènement sportif. Si la pratique est inélégante, elle a le mérite d’avoir accouché des réflexions et discussions centrées tant sur les conséquences directes de l’acte que sur l’individu l’ayant accompli. Ces éléments permettent d’emblée de comprendre le dopage, de considérer les retombées sur l’athlète et son environnement, mais surtout de comprendre les différents contextes qui eux-mêmes peuvent décrire les causes de cette pratique. Un diagnostic de grand spectre peut alors être posé.

Pourquoi les sportifs se dopent-ils ou se font doper ?

Loin de vouloir cautionner la pratique, cette interrogation tient plutôt compte des différents cas de figure. En 1970, des sportifs de l’Allemagne de l’Ouest auraient été dopés pour pouvoir battre leurs voisins de l’Est et les responsables politiques et sportifs seraient dans le coup. Des sportifs se dopent à la méconnaissance du club ou en accord avec les responsables, mais, il leur est aussi parfois imposé. Comprenons mieux en sachant qu’on peut soit absorber les substances, soit recourir à des actes médicaux.

Les substances dopantes octroient dans l’ensemble, la force et la puissance musculaire, des modifications morphologiques (hormone de croissance, stéroïdes anabolisants ), une meilleure oxygénation des muscles (érythropoïétine, salbutamol), la force mentale (les narcotiques), la résistance à la douleur (héroïne, morphine), une meilleure concentration (amphétamines, alcool, bêtabloquants), vaincre la fatigue (caféine, cocaïnes), perdre du poids et paradoxalement masquer des substances dopantes (les diurétiques).

Le dopage met en danger la santé du sportif. La prise d’érythropoïétine pour accroitre l’oxygénation des tissus expose à un arrêt cardiaque. Outre la dépendance, le Dr Jean Pierre de Mondenard a estimé que le risque de décès cardiaque chez les coureurs de la tour de France de 1947 était cinq fois supérieur à la moyenne. Le premier sportif ayant succombé aux effets du dopage fut le cycliste britannique Arthur Linton en 1876.

Quel sentiment éprouver en apprenant que son adversaire s’est dopé pour vous battre à une compétition? Ou encore, combien déstabilisant est-il quand on est obligé de laisser son groupe en pleine compétition à cause des contrôles anti dopants positifs. Le célèbre footballeur Argentin, Diego Maradona a été exclu de la Coupe du monde 1994 aux États-Unis d’Amérique après un contrôle antidopage positif.

De scandales historiques retenus dans les casiers du dopage ont forcé la main aux législations, et des fédérations ont dû muscler les contrôles antidopage et surtout la création des associations anti-dopage.

Le dopage est aussi doté de dimensions politiques et économiques. Ce qui contraint parfois les investigations de ces cas.

Si la plupart des sports sont concernés par le dopage, les cyclistes, les haltérophiles, les coureurs influencent la balance. Par contre, les Russes, les Allemands et les sportifs de plusieurs pays d’Afrique sont souvent stéréotypés lors des contrôles antidopage. Selon une étude publiée par l’Université d’Utrecht, le dopage toucherait entre 15 % et 39 % des athlètes élites.

Si pour percer, des jeunes sportifs utilisent des substances dopantes pour maximiser leurs chances, des grands athlètes prennent cette voie pour des raisons bien différentes, mais avec un point commun : augmenter sa performance.

Si la victoire a bon goût, les réalités de l’acquisition sont loin d’être simples. Et quand on a la fâcheuse impression que tous ses adversaires ont recours au dopage ?

B. Charlemagne CHARLORIN




Articles connexes


Afficher plus [2420]