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Dossier Yves Jean Bart, l’opportunité de changer le football !

Dossier Yves Jean Bart, l’opportunité de changer le football !



La décision de la Commission d’éthique de la FIFA de suspendre pour trois mois Yves Jean Bart est un signe qui scelle peut-être la fin d’un règne de 20 ans à la FHF. Dans ce contexte assez troublant, le football peut sombrer avec son président où en tirer l’avantage.


L’enquête du journal The Guardian, accusant le président de la Fédération haïtienne de football, Yves Jean Bart, d’avoir abusé sexuellement des mineures au Centre technique FIFA Goal pendant plusieurs années, suit son cours dans les tribunaux haïtiens et sur le plan international. Cette affaire a un peu évolué depuis la décision de la Commission d’éthique de la FIFA de suspendre provisoirement M. Jean Bart pour une période de 90 jours afin de faciliter le bon déroulement de l’enquête.

De nouvelles informations circulant dans la presse ont révélé que l’ancien journaliste sportif serait le père de pas moins de 4 enfants qu’il a eus avec des anciennes joueuses. Une information, sin elle est révélée vraie, pourrait servir à faire progresser l’enquête des institutions locales et internationales.

Quel avantage pour le sport roi du pays ?

Il est clair qu’en 20 ans de règne de Dadou à la tête de la Fédération, le football a obtenu quelques bons résultats notamment au niveau des jeunes. On peut citer, entre autres, la double participation de la sélection haïtienne U17 dans la Coupe du monde, la participation de l’équipe féminine U20 dans cette même compétition ou encore la demi-finale de l’équipe A dans la Gold Cup.

Ces quelques bonnes prestations de nos sélections ne reflètent pas ce qui se passe dans le championnat local de première, deuxième et troisième division. En Haïti, le football se joue de manière misérable. Les clubs sont démunis de toutes structures et les joueurs, premiers concernés, ne vivent pas décemment. Les clubs n’ont pas le moyen de se professionnaliser, les arbitres, entraineurs et autres personnalités ne gagnent que des miettes dans un sport qui, à travers le monde, est l’une des industries les plus rentables.

La situation actuelle (Covid-19 et le dossier Yves Jean Bart), peut servir d’élément déclencheur pour que les clubs prennent leur destin en main. Parce qu’en cas de suspension définitive de l’actuel président, les clubs auront, dès la prochaine assemblée, à élire un nouveau président avec de nouvelles visions priorisant la bonne santé financière des clubs avant toute autre chose. On a assisté à une fédération qui s’est érigée depuis 2012 en centre de formation des jeunes, mission que devraient accomplir les clubs.

Dans d’autres pays, le droit de retransmission est un moyen sûr pour les clubs de générer des profits. Le contrat de Canal + qui aurait pu permettre aux clubs de connaitre au ouf de soulagement sur le plan financier a été unilatéralement géré et en toute opacité par la FHF dont la production des matchs valait six fois plus que le montant destiné aux clubs. Une nouvelle politique de gestion permettrait aux clubs de bénéficier mieux de ce contrat.

Le football haïtien est très peu attractif. Les supporteurs ne viennent que rarement dans les parcs. Les entreprises ne sont pas intéressées à associer leur image au foot. Dans ce cas, dans la subvention de la FIFA, on pourrait réserver une rubrique au développement des clubs notamment ceux de première division afin d’assurer les dépenses minimales. Ce qui facilitera de meilleurs spectacles dans les parcs et occasionnerait peut-être la rentrée des investisseurs dans le football.

Bref, au lieu d’écrire des lettres de soutien à tort et à travers pour supporter aveuglement Yves Jean Bart dans un dossier désormais judiciaire, les clubs devraient profiter du contexte pour préparer la nouvelle politique à adopter en cas où le président ne pourra continuer, pour une raison quelconque, d’assurer son rôle de président. Si rien n’est fait concrètement dans ce sens, les clubs peuvent couler avec leur chef, si tel est le cas.

Kenson Désir




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