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Championnat haïtien : Dominique Plésumé observe, critique et propose!

Championnat haïtien : Dominique Plésumé observe, critique et propose!



L'organisation des championnats haïtiens de football suscite pas mal de débats dans le milieu médiatique. Si pour certains, le championnat permet de créer un minimum d'activité chez les différents acteurs, pour le journaliste Dominique Plésumé, c'est une farce mal organisée qui mérite des changements en profondeur.


Le football haïtien a connu, ces dernières années, quelques succès sur la scène internationale. Pourtant en le regardant de près, on peut constater beaucoup d'imperfections dans les principales compétitions organisées par la Fédération haïtienne de football. Pour Dominique Plésumé, ces anomalies sont un handicap à l'évolution d'une discipline chérie par une grande partie de la population.

Problème d'organisation

Le présentateur vedette de l'émission Infosport sur la Radio One explique le championnat est mal organisé. Ni les joueurs ni les entraîneurs ni les dirigeants et même les journalistes ne bénéficient pas de cette organisation: « il y a des équipes qui sont obligées de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour disputer un match, de la ville des Cayes à Ouanaminthe, pendant qu'elles n'ont presqu'aucune rentrée économique et sans source de financement. Les supporteurs de Ouanaminthe ne vont pas non plus traverser presque tout le pays pour aller supporter leur club dans le Sud. À ce niveau, la distance géographique parcourue par les équipes est disproportionnelle aux moyens économiques disponibles », explique le coach de l'Ashaps.

La première conséquence de cette situation est que le niveau du spectacle est très peu satisfaisant. Les joueurs du championnat ne sont sélectionnés que très rarement en équipe nationale. Quand un club haïtien est qualifié pour la CFU championship, il est obligé de se débattre pour trouver les moyens de couvrir le voyage. Dans certains cas, le club abandonne sa participation pour ces mêmes raisons économiques. Donc, les clubs haïtiens sont très souvent mal représentés au niveau international.

« Le problème n'est pas seulement pour les joueurs, les dirigeants, c'est la même situation pour les entraîneurs qui ne sont jamais sollicités.. au moins en République dominicaine. Le niveau est exécrable. Oui, quelques joueurs ont eu par leur chance chez nos voisins, mais que dit-on des entraîneurs. Pourtant le championnat dominicain est largement plus lucratif que ce qu'on fait en Haïti et pourrait être un atout intéressant pour nos éléments », affirme-t-il

De la question économique

Le football haïtien est loin d'être une industrie. Pour la survie des clubs, on y rencontre quelques passionnés qui dépensent leur argent pour réaliser quelques activités: « Tous ceux qui mettent leur argent dans le football sont des passionnés qui le font parfois sans l'accord de leur famille. À un certain moment, ils laissent tomber parce qu'ils sont ruinés. Ceci dit, le football engendre plus de pauvreté que de moyens aider des gens à améliorer leur condition de vie. Donc le football n'est pas à l'avantage des dirigeants, mais aussi des joueurs qui vivent dans une mendicité permanente vis a vis des dirigeants. Les entraîneurs sont aussi malmenés puisqu'ils sont souvent victimes de salaires versés en retard et/ou sous payés », avance Dominique Plésumé.

Ces problèmes poussent le journaliste à se demander pour qui le championnat est organisé si aucun des principaux acteurs n’en tire aucun bénéfice.

C’est pour cette raison que M. Plésumé croit que c'est le moment pour tous de se mettre autour d'une table pour discuter sur la meilleure façon de professionnaliser le football pour que tout le monde puisse vivre de leur profession. Car, a-t-il fait savoir, ce qu'on fait depuis une quinzaine d'années n'est pas du football encore moins professionnel, se plaint l’expérimenté journaliste.

Kenson Désir




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