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L’Amérique est en quête de renouveau pour son football

L’Amérique est en quête de renouveau pour son football



Le continent américain qui regroupe la Concacaf et la Conmebol sont dans l’ombre de l’Europe qui exerce une domination écrasante sur le football mondial et particulièrement à la Coupe du monde depuis 2006. Quatorze ans plus tard, avec le coup d’envoi des éliminatoires du mondial 2022 dans la Conmebol, ces sélections sont à la recherche des meilleurs éléments afin de constituer un arsenal. Leur mission principale ; partir à la conquête du plus grand trophée du monde.


Le début des éliminatoires dans les différentes confédérations marque périodiquement le lancement de la Coupe du monde. Dans moins de deux ans, nous allons pouvoir vivre au rythme de la vingt-deuxième édition de la compétition organisée par la FIFA. Dans la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et de la Caraïbe (Concacaf), le premier tour est prévu pour le mois de mars de l’année prochaine. Dans la Confédération de football d’Amérique du Sud (Conmebol), les éliminatoires ont démarré le jeudi 8 octobre 2020 avec quatre rencontres.

Le premier objectif de chaque sélection sera d’arracher un billet qualificatif pour la phase finale de la compétition. Dans la Conmebol par exemple, sur les dix équipes participantes, 4 se qualifieront directement pour le Mondial, le cinquième jouera les barrages contre un représentant d’une autre confédération. Les favoris restent le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et la Colombie. Pour les trois premières formations, la qualification n’est qu’un passage vers un plus grand objectif ; ramener la Coupe du monde dans le continent. Un privilège perdu depuis le dernier sacre de la Seleçao en 2002.

En effet, sur les vingt et une éditions de Coupe du monde disputées, l’Europe domine avec 12 trophées contre 9 pour le continent américain. La Concacaf a certes joué le rôle de trouble-fête dans certaines éditions, mais ces titres concernent particulièrement la Conmebol. Les douze titres européens sont, quant à eux, repartis avec l’Allemagne 4, l’Italie en compte autant, la France 2 éditions, l’Angleterre et l’Espagne. Tandis qu’en Amérique, le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay sont les champions avec respectivement cinq et deux titres pour les autres. Mais dans cette bataille inter continent, l’Europe a notamment profité des quatre dernières éditions pour asseoir sa domination. Lesquelles compétitions ont été remportées par l’Italie en 2006, l’Espagne en 2010, l’Allemagne en 2014 et la France en 2018.

Quelles sont les raisons de cet effondrement des équipes du continent américain ?

Si l’Uruguay a été champion en 1930 et 1950, l’Argentine en 1978 et 1986, les deux derniers trophées du continent ont été remportés par le Brésil, 1994 et 2002. La sélection chère à Ronaldo Da Lima a soulevé également le Graal en 1958, 1962 et 1970. Pourtant, sur les 4 dernières éditions, à l’exception de la finale 2014 entre l’Argentine et l’Allemagne, les sélections sud-américaines ont mordu la poussière avant le match ultime.

D’abord, on peut souligner le manque de stars issues du continent américain. Outre Lionel Messi et Neymar, les plus grandes stars du football mondial dans presque chaque poste sont européennes. Le football argentin et brésilien ne produit plus de grands joueurs à profusion. Ceux qui paraissent très talentueux sont récupérés dès les plus jeunes âges. ils sont exposés à la rigueur européenne, ils meurent dans l’œuf sans véritablement exploser. Le football européen aujourd’hui, aussi spectaculaire qu’il peut y avoir l’air, est hautement tactique et physique. L’exécution des systèmes est plus importante que les capacités techniques anciennement recherchées chez le football de l’Amérique.

En plus, les Européens, via les centres de formation, développent une méthode où les jeunes sont formés avec une très bonne base technique. Déjà ils étaient plus forts tactiquement, ils ont en plus cette finesse technique, d’où leur supériorité mondiale.

Le niveau des techniciens est un autre élément fondamental. À date, l’Argentine est une bonne école d’entraineurs. Diego Simeone, Mauricio Pochettino, Marcelo Bielsa sont parmi les meilleurs, après les techniciens les plus recherchés qui sont Européens ; Guardiola, Mourinho, Ancelotti, Klopp etc. Parallèlement, ceux qui viennent d’Amérique travaillent pratiquement en Europe depuis le début de leur carrière. En accaparant les meilleures ressources des autres confédérations, l’Europe ne fait que s’enrichir (on ne parle même pas d’économie). L’Europe impose sa culture aux autres confédérations et en tire profit.

Que faire ?

À ce rythme-là, on est parti pour une longue domination de ce continent, bastion du football, sur la Coupe du monde. La Conmebol qui est le porte-drapeau du continent américain doit absolument revenir à ses premières méthodes, n’en déplaise à ceux qui priorisent l’aspect économique, pour retrouver son identité. C’est-à-dire un football très technique tourné autour des joueurs dotés d’une capacité naturelle de faire basculer les matchs, ou toutes autres formules capables de rivaliser avec le football européen. Les dirigeants doivent faire en sorte de garder les jeunes footballeurs au moins jusqu’à leur majorité pour limiter leur transformation au style européen trop tôt. Dans le cas contraire, on risque d’assister encore longtemps la suprématie de sélections issues de l’Union des associations européennes de football, UEFA.

Kenson Désir




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