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Championnat D1 : non à la violence !

Championnat D1 : non à la violence !



Les matchs se succèdent, les journées se suivent dans les principales compétitions du pays, mais la situation reste inchangée. Sur plusieurs terrains, les arbitres et délégations adversessont les cibles des supporteurs paranoïaques qui essaient par tous les moyens de tuer le jeu. Cette attitude destructrice, exprimée en un recours permanent à la violence, cautionnée par les organisateurs, transforme les terrains de jeu en une véritable jungle.


La douzième journée du Championnat haïtien de première division et les matchs de deuxième division ont été à l'affiche entre le vendredi 6 et le dimanche 9 novembre 2020. Plus que les résultats, la violence a été au premier rang. À Mirebalais, le joueur du Racing FC, Jose Augusto Medina,a été attaqué physiquement par les supporteurs locaux. On a dû l’emmener à l'hôpital de Mirebalais pour recevoir les soins que son cas nécessitait.

Par ailleurs, il y cette vidéo de la honte qui montre des gens en train de tabasser le corps arbitral à Marchand Dessalines suite à un match nul 0-0 de l'équipe locale contre l'US Pont Sondé, en deuxième division. Ils étaient plusieurs dizaines à agresser verbalement les arbitres. Malgré l'intervention de la police, ces supporteurs animés par l'esprit destructeur ont frappé sauvagement le corps arbitral. Par cette attitude antisociale qui va à l’encontre de l’esprit du fair-play, les Dessaliniens ont traîné dans la boue toute la fierté de cette ville historique.

Ce n'est pas la première fois que les supporteurs ou même les membres d'une équipe ont eu recours à la violence soit pour exprimer leur désaccord à une décision arbitrale ou pour refuser le verdict malheureux du match de leur club. Tandis que, dans le code du fair-play de la FIFA approuvé par la Commission d'éthique et du fair-play le 28 juin 2005, il est dit : « Je respecte l’équipe adverse et ses supporters. J’accepte sans critique les décisions de l’arbitre. En cas de défaite, je reconnais le talent de l'adversaire».

L’irresponsabilité de la Cochafop

La Commission d'organisation du championnat, qui a pour mission de s'assurer du bon déroulement des compétitions locales principalement celle de l'élite, se montre incapable d'assumer son rôle. Rien qu'en début de la saison 2020-2021, des scènes de violence ont été repérées dans la ville des Cayes, à Saint-Marc, à Mirebalais, à Petite Rivière et dans d'autres parcs du pays. À chaque fois, pour des raisons inavouées, la Cochafop n'a sanctionné que légèrement les fautifs avec un ou deux matchs à huis clos, ou fermeture temporaire d'un terrain. Pourtant, il s'agit de protéger des arbitres, des joueurs, qui,contre vent et marée, ont mis leur compétence au service du football, dit-on, sport roi du pays.

À chaque fois que les fauteurs de troubles ont la sensation qu'ils sont protégés par les responsables, les scènes de violences augmentent. Pour une fois, la Cochafop, plus globalement la Fédération haïtienne de football, doit se montrer à la hauteur en sanctionnant avec la dernière rigueur toutes équipes et/ou supporteurs qui s'obtiennent à utiliser la violence comme moyen de parvenir au résultat escompté.

Une presse sportive de plus en plus partisane

En Haïti, on envoie l'image d'un football gangstérisé, les parcs sont de plus en plus transformés en de véritablesterrains de chasse où toutes les équipes locales aussi médiocres qu'elles soient essaient toujours de gagner. Pour éradiquer ce phénomène,la presse a un rôle prépondérant. Pourtant, la plupart des journalistes sont incapables de mener à bien leur mission. Les journalistes sont parfois plus partisans que les supporteurs. D'ailleurs, il est monnaie courante que ces confrères s'affrontent ouvertement dans des situations où leurs clubs sont impliqués.

Étant un acteur majeur dans le déroulement des compétitions, la presse sportive peut être et doit être plus efficace. L’impartialité dans le traitement des dossiers peut se révéler plus utile pour le sport que le laxisme observé depuis belle lurette.

Les clubs sont loin d'être innocents

Dans le sport, il y a des acteurs clés. Comme les organisateurs, les clubs sont profondément responsables du bon déroulement ou pas d'une rencontre. Parfois, les dirigeants de par leur comportement encouragent leurs fanatiques à emprunter la voie du désordre pour aider leur club à remporter une rencontre. Ces responsables devraient pourtant se démarquer de tous ceux qui ne respectent pas l’issue défavorable des matchs. Car, dans le football, trois résultats sont à espérer ; la victoire, le match nul ou la défaite. Peu importe l’un ou l’autre, le chaos et la violence ne devraient pas être une option, ni un recours.

Kenson Désir




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