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Mauvais larron(s) sur le chemin d'Haïti à chaque fois qu’elle tente de rompre avec l’habitude de perdre

Mauvais larron(s) sur le chemin d'Haïti à chaque fois qu’elle tente de rompre avec l’habitude de perdre









Il a fallu un arbitre central du style OEA ou tout simplement CORE GROUP dans les résultats de fausses élections et affaire de corruption, pour accorder une fausse pénalité à l'équipe adverse : Le Mexique. C’est comme dans les animaux malades de la peste de Jean Lafontaine. Selon que vous soyez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendront blancs ou noirs. Haïti, dans la tête de l’autre un petit pays, mais que nous savons grande dans son âme, subit les injustices, de partout. Simple erreur d’un regard d’observateur? Mais c’est dans l’attitude qu’on peut en juger.

J'ai vu jouer à l'entraînement la belle équipe nationale haïtienne de football de 73 et 74. Comme cette sélection se préparait pour l'élimination hexagonale de la Concacaf qui devait se jouer en Haïti en décembre 1973, chaque jour, la bande à Philippe Vorbe, Francillon et Ti Manno (Emmanuel Sanon) étaient sur le terrain du Petit Séminaire Collège St Martial situé à la Rue St Martin prolongée (zone Solino) à Port-au-Prince. J’ai aussi regardé les matchs de préparation de cette sélection sur les chaînes de Télé Haïti d’alors.

Je me souviens encore, c’est comme si c’était hier, de cette chanson: si gen 3 zan nou manke pranl nan fe pwolongasyon, ane sa se pi rèd, Ayiti pi devan. Zoupim bo w, Manno Sannon toup pou yo. Philippe Vorbe, Nènè Mason, Ti Pyè Bayonne toup pou yo. Je me souviens aussi des deux matchs classics Haïti VS Cuba des années 70, spécialement novembre et novembre 1976. Je me souviens encore des chroniqueurs comme Jean Claude Sanon, Dr. Yves (Dadou) Jean Bart, Pierre Paul Charles et Dr. Gregoire Eugène Junior (Greggy) etc. J’ai vu et témoin de beaucoup de choses ces dernières années. Mais, en dépit de tout ce qu’on peut dire ou écrire sur une sélection haïtienne, cette équipe de la Gold Cup était la sensation de tout un peuple qui rêve avec les yeux grandement ouverts.

Jamais on n'était pas aussi convaincu que l'équipe haïtienne en dépit de ses lacunes se montrait vaillante et résistante face à la puissante armada comme l’on fait nos aïeuls face à la puissante armée napoléonienne. Mais dans tous les cas, comme ça l'est dans les conditions actuelles d'Haïti, il faut un mauvais larron pour gâter la joie dans le coeur des Haïtiens et souiller la fête comme ils l'ont fait en 2004 a l’occasion des 200 ans d'indépendance d'Haïti.

Pour ne pas s'apitoyer sur le mal partout et en tout temps, il faut reconnaître que des fois c’est simplement la réalité des faits. La, nous n’avons aucun problème que ce n’est le fruit d’une maléfice décision de tierce personne qui gâte notre fête. Car, je me souviens de cette défaite 1-0 contre le Mexique à Port-au-Prince en décembre 1973. Je me souviens aussi de la défaite ou la raclée de 4-0 de la bande de Hugo Sanchez à notre bicolore noir et rouge. Mais, je me rappelle et je me rappelle autant de l’effort et de la mobilisation, malgré tout, des choses et des choses de la sélection nationale par des directeurs techniques comme Antoine Tassy, du Danois Josef Pionteck et de René Vertus. Autant de beaux et de mauvais souvenir de mon équipe nationale de football.

Si avec les changements politiques des trente dernières années, les couleurs de la sélection nationale ont changé de noir et rouge en bleu et rouge, ma passion pour cette équipe de la Caraïbe reste toujours la même. Après des dizaines d'années d'observation, j'ai vu et entendu beaucoup de choses soient des dirigeants de club, d'entraîneurs et de joueurs de football failli à leur responsabilité. Cette fois-ci nous n’avons rien à reprocher à nos vaillants grenadiers qui ont tenu jusqu’au jusqu'à ce qu'arrive le coup de la maléfice erreur d’arbitrage que nous qualifions erreur de farce.

Oui, beaucoup et beaucoup d’interrogation sur cette défaite contre cette équipe mexicaine. La pénalité était injuste et injustifiée. Puisqu’il n’avait absolument pas de faute sur cette action. Mais, il en est ainsi coutume. Ceux qui suivent la sélection nationale dans les compétitions internationales, particulièrement dans le ‘’Gold Cup” peuvent bien se rappeler d’une pénalité injustifiée accordait à une équipe panaméenne contre les grenadiers. “ Se pa jodi an ke y ap fè nou mod abi sa yo. Gen lontan ke y ap fè nou sa. Lè li pa politik, li imigrasyon. Lè li pa imigrasyon, li se se fo penalite nan foutbol ”. Rien que pour, entraver l’espoir naissant comme il cherche à tuer dans l’oeuf l’espoir qui est en train d'éclore dans l’affaire Petro-Caribe en Haïti.

Qui aurait cru que l’affaire Petro-Caribe aurait pris une telle ampleur mettant à nu la complicité de l’internationale avec un groupe de flibustiers comme l’appelle le professeur Jean Laforest Visen de Lyvia Tulce (Voir quotidien Le Nouvelliste du 19 juin 2019 et le National du 26 juin 2019) pour empêcher l'éveil de la conscience de l'haïtien pour changer ce mode de gouvernance qui fait péricliter le rêve universel haïtien de 1804. De la même façon, qui aurait cru qu’hier il y aurait dans les deux plus grandes compétitions des Amériques, le Copa América et la Gold Cup, une demi-finale réunissant le Brésil et l’Argentine dans la première compétition et Haïti et le Mexique dans le deuxième, pourtant, sur tous les réseaux sociaux, on ne parlait que de celle qui réunissait, la bande à Johny Placide et de Marc Collat.

Pour les dernières semaines et même mois de turbulences politiques dans le pays, ces ambassadeurs, comme ont su bien bien faire d’autres prédécesseurs, ont hissé bien haut le bicolore haïtien au ton des valeureux pétrochallengers. Ils ont donné l’espoir à un peuple sans dirigeants tout comme les pétrochallengers qui disent que le rêve universel d’Haïti de 1804 ne doit pas périr avec Petro-Caribe, c’est le moment de dire “ Nou bouke” et de choisir ce moment pour refonder la gouvernance du pays. Dans les deux cas, il faut qu’un mauvais larron s’interpose pour gâcher la fête. Dans le premier cas on s’en résigne, mais dans le second cas, nous rejetons tous ces faux arbitres qu’il s’agisse de l’OEA mission obscure et fausse, le CORE GROUP, “ekip chanpwel” sans conscience et compassion aucune pour la masse populaire souffrante depuis 1804. Dans ce match pétrocaribe mettant en scène les corrompus et corrupteurs face au Petro-challengers, le peuple haïtien dit lui-même qu’il est l’arbitre et qu’il utilisera le système VAR: “Oken magwouy pa posib. Move lawon cheche yon kote ou mete ko w ”.

Enfin, quand Haïti veut perdre l’habitude de perdre dans des compétitions internationales n’était pas la marque de fabrique des poulains de Marc Collat, donc il aurait fallu à un arbitre central pour donner un coup de pouce à ce grand voisin de l’Amérique du Nord. Alors, qu’il jouait devant un public monstre fait de spectateurs mexicains, ce douzième homme n’était pas suffisant pour que, après 90 minutes de jeux, l’équipe mexicaine puisse faire une différence dans cette semi-finale. Oui, les onze Mexicains dominaient le match. Oui, il avait environ soixante-dix pour cent de possession du match. Oui, il avait comme public le douzième qui remplissait le stade. Mais, il aurait fallu à l’arbitre central comme leur treizième homme pour se proclamer vainqueur sur une sélection nationale qui perdait l’habitude de perdre dans cette compétition. Comme la mairesse de l’Arcahaie lors de son discours du 18 mai 2019, je dirais à l’arbitre :‘’le peuple vous suit, le peuple a compris et le peuple a noté.

En tirant leçon de cette expérience malheureuse et injuste nous demandons à notre peuple d'être vigilant dans l’affaire Petro Caribe et de surveiller des douzième et treizième homme comme des mission fantôme et ceux qui se proclame groupe, mais qui ne cherchent qu'à sauver la peau des corrompus et des corrupteurs face à une équipe de pétrochallengers très motivée et déterminée à gagner son match. Cette fois-ci, le mauvais larron n’aura pas le droit de proclamer.

Bravo aux troupes de l'entraîneur Marc Collat. Bravo à la bande du capitaine Johnny Placide. Bravo à nos GRENADIERS.

Prof Esau Jean Baptiste




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