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De plus en plus, même le mal, les parlementaires le font mal

De plus en plus, même le mal, les parlementaires le font mal








En politique, plus ça change, plus c’est la même chose. La politique est l’art de profiter des sottises des autres et de s’en faire des rentres. La politique, si vous vous avisez de penser à ceux qui vous le servent, il ya de quoi se lever de table et faire voeux de ne plus manger que des oeufs à la coque. En politique, peut-être plus encore qu’en toute autre matière, on appelle sages que ceux qui partagent la folie du moment. Karr, Alphonse

Si autrefois, en se posant cette question, on était hésitant à savoir: devient-on député ou sénateur dans l'espoir d’apporter une contribution au processus de changement dites démocratique ou bien d'améliorer sa situation économique personnelle, aujourd’hui, personne n’est dupe. Pour l’haïtien en général, les députés et les sénateurs ne se soucient que de leurs propres intérêts mesquins. Ces ‘honorables”, surtout des deux dernières législatures (quarante-neuvième et cinquantième) sont donc perçus comme des “businissmen” où se négocie des arrangements mafieux à l’encontre des intérêts de la majorité. S’ils ne sont pas tous des corrompus, par contre, ils sont presque tous des hommes et des femmes capables de tout négocier de leurs votes pour faire de l’argent.

Face à ce constat, l’électorat haïtien doit faire preuve de plus de vigilance pour que, lors des prochaines joutes électorales, de ne pas reconduire ces mêmes parlementaires du 50th. Dans la bible, particulièrement dans le Nouveau Testament, Jésus, dans leur enseignement, utilise le terme scandales pour parler des tentations que devrait faire face les croyants au quotidien. Ainsi, il enseigne dans le livre de Matthieu 18.7 que les scandales sont inévitables, mais malheur par qui le scandale arrive. Questions pour dire, même c’est inévitable, il y a un prix à payer à celui qui le fait, le faire et le refaire chaque jour.

Il est aussi dit quelque part, pas dans la bible, il n’y a que des imbéciles qui ne changent pas. Certes, ils ne peuvent pas se changer, compte tenu du fait, qu’ils sont, dans bien des cas, incapables de réaliser qu'ils en ont besoin d'évoluer ou de changer. Et c’est cette continuité à répéter les mêmes erreurs qui le font, négativement, bien différent des autres. Quoique, les gens qui sont instables, c’est à dire, qui changent constamment, surtout en politique, font aussi peur. On peut toujours ne pas se laisser facilement influencer ni pas une personne ou un groupe de personnes, mais continuer chaque jour à être celui ou celle par qui les scandales de corruptions et de malversations arrivent dans une société ou dans une institution publique, en tant que corrompus ou corrupteurs, la prison est la seule place qu’on devrait vous envoyer pour apprendre à faire les choses autrement. Mais, comme le système judiciaire est un maillon de la chaine de corruption en Haïti, donc, il serait important à l’électorat haïtien de faire le dépassement pour ne pas reconduire des déshonorables comme ceux de la cinquantième lors des prochaines législatives.

Dans une société ou l’insécurité, la cherté de la vie, et la gourde qui, face au dollar américain, chaque heure se déprécie, en un mot, tout se dirige dans la mauvaise direction. Quant aux parlementaires, comme ils ne se comportent pas en autorités responsables, de plus en plus ils agissent comme des autorités irresponsables qui conduisent le pays vers l’abime.

Comme presque toutes les institutions du pays, ces derniers temps, le parlement haïtien est questionné dans sa gestion et attribution politique par bon nombre de citoyens haïtiens. À t-elle enseigne, dans leurs interrogations sur l’utilité de ce parlement fantoche, la population voulait en maintes occasions d’en finir avec cette institution budgétivore? Avis partagé par l’actuel président de l’Assemblée nationale Carl Murat Cantave. Fermer le Sénat pour restructuration est possible, avait déclaré le président du Grand Corps lors de la crise de ratification de l’énoncé de politique générale du PM Jean Michel Lapin.

Le parlement haïtien, particulièrement, la 50e législature ne légifère et ne contrôle plus l’action de l’Exécutif. S’il n’a pas l’habitude de le faire avant, ainsi, il serait faux de croire que ces problèmes de légiférer et de contrôler seraient résolus sous peu. Mais comment voulez-vous qu’ils le fassent quand ils sont eux même, à travers des ministres et directeurs généraux imposés à un PM, le pouvoir exécutif. Ce qui permet de conclure que ces parlementaires de la 50th sont, en termes de ce qu’ils appellent partage de responsabilités, mal vus par la population. «Aujourd’hui, s’il y a une institution qui fait plus de tort à la population haïtienne, c’est le Parlement. Même si en réalité, un parlement est une assemblée qui assure la représentation du peuple dans un État démocratique. Face à l’inefficacité du parlement haïtien, on est en droit de se poser la question: que devons-nous faire du Parlement haïtien », écrit Nelson Deshommes dans son texte: à quoi sert le parlement haïtien?

Ainsi, au fur et à mesure que le mandat de ces parlementaires arrive à échéance, ces ‘honorables’ de la cinquantième, dans leurs grands besoins d’argent pour pouvoir acheter une place dans les prochaines sélections, transforment leur mission de contrôle de l’exécutif en agents desonhorables de cette institution.

Dans un pays classé par l’ONG Transparency International comme l’un des plus corrompus au monde, le Parlement haïtien, les deux chambres confondues, mis á part ce qu’il coute au trésor public, apparait aux yeux de la population, comme le lieu ou on fait tous les arrangements ‘an ba tab’ pour de l’argent. Mais, pour corrompre, il faut être deux. Un corrupteur et un corrompu. Et les deux sont condamnables. « Soyons maintenant clairs, un Parlement qui ne vote pas des lois est bon à quoi exactement? Quand on sait très bien que c’est dans la mission du Parlement de participer à l’élaboration des lois et aussi d’en voter. Mais en dépit de tout, sans la moindre honte, vous trouverez nos parlementaires dans tous les couloirs de nos ministères à la recherche des opportunités pour corrompre les ministres », à en croire Nelson Deshommes.

Partage de responsabilités

La responsabilité des parlementaires n’est pas de partager le pouvoir de l’exécutif, mais de préférence, dans ses pré-requis constitutionnels, de contrôler les membres du pouvoir exécutif. Mais ces derniers temps, quand un parlementaire haïtien vous dit: partage de responsabilités, cela sous-entend pour que le PM, lors de l’énoncé de sa politique générale, puisse avoir un vote dans les deux chambres, il ou elle doit avoir des postes ministériels aussi bien des directions générales. Mais ce serait étonnant de voir un PM haïtien dit non á ces parlementaires, car dans bien des cas les chefs de gouvernements haïtiens sont toujours des PM à tout prix. Ce n’est pas non plus étonnant, car on ne peut donner ce que l’on n’a pas. « Il faut des convictions, de l’intégrité, le souhait de changer les choses en espérant que ce sera pour le meilleur, et s’assurer qu’on y est allé pour servir les autres et non pour se glorifier », résume Monique Jérôme-Forget, ancienne ministre libérale.

Séparation des pouvoirs

Ce qui fait défaut que ce soient les deux branches du pouvoir de l’exécutif et des parlementaires, ils ont une conception erronée de ce que John Lock appel séparation des pouvoirs. «La théorie de la séparation des pouvoirs est donc une doctrine constitutionnelle qui divise le pouvoir de l’État en trois grandes fonctions (législative, exécutive et judiciaire) afin d’éviter qu’une seule autorité les cumule toutes. Le pouvoir législatif correspond à la puissance suprême dans l’État, celle de faire les lois. Le pouvoir exécutif est l’autorité qui fait exécuter la loi. Le pouvoir judiciaire assure la sécurité des citoyens en jugeant la transgression de la loi: le juge ne crée pas la loi, il n’est pour Montesquieu que « la bouche de la loi ». La séparation de ces trois fonctions assure un équilibre entre les poivoits’. Elle évite les dérives despotiques d’un gouvernement et garantit l’indépendance de la justice. »

«L’origine de la séparation des pouvoirs est la description faite par Locke de la constitution anglaise. Dans L’esprit des lois, Montesquieu en fait une théorie générale qui permet de découvrir des principes applicables à toute constitution. Il part d’une conception pessimiste de la relation de l’homme au pouvoir : « c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites ».L’enjeu est donc de limiter le gouvernement, de faire en sorte qu’il se trouve modéré afin de préserver la liberté : « la liberté politique ne se trouve que dans les gouvernements modérés ». Or précise Montesquieu, « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir ». Montesquieu en observant le fonctionnement de l’Etat remarque qu’ « il y a, dans chaque État, trois sortes de pouvoir » : la puissance législative, la puissance exécutrice et la puissance judiciaire. Pour assurer a liberté, il faut que chaque puissance soit séparée l’une de l’autre et puisse ainsi s’équilibrer et se contrebalancer.

N’empêche, le parlement haïtien, dans leur petit intérêt mesquin fait semblant d’ignorer cette question de contrebalancer. Il priotisait toujours leur poche sur leur électorat. Ainsi, depuis presque cinq mois, le parlement est incapable d’organiser des séances pour ratifier un PM ou autres. Quand ce n’est pas à la Chambre haute, c’est à la Chambre des députés.

Un autre spectacle de mauvais goût par les acteurs du bord de mer au Bicentenaire

Plus récemment, les séances de ratification de l'énoncé de politique générale du PM Jean Michel Lapin au Sénat de la République le dimanche 12 et du mardi 14 mai avaient été envoyée après que plusieurs scénarios où quatre sénateurs de l’opposition ont exprimé leurs désaccords sur plusieurs points à l'ordre du jour.

Puis, subitement, avec le dossier de la mise en accusation du président de la République à la Chambre basse, tous les esprits étaient concentrés sur ces messieurs et dames du Bord de mer. Comme les parlementaires haïtiens, particulièrement ceux de la majorité qui supportent l’exécutif, par leurs actes de mauvais gout de toujours, avaient dans leurs menus, d’autres spectacles à offrir au pays et au monde international qui observe la politique d’Haïti. Boom, la séance de la mise en accusation du président du mercredi 7 2019 ‘mete tou touni depite nan 50e lejislati an.

À la Chambre basse en ce mercredi 7 aout 2019, cette séance laissait le souvenir d’un parlement médiocre. C’était une comédie de mauvais goût. Ceux qui ont eu de la chance d’assisté à ce débat à sens unique puisque moins qu’une vingtaine de députés particulièrement député Sinal Bertrand ; député Jerry Tardieu ; député Jean-Robert Bossé ; député Joseph Manès Louis ; député Déus Deronneth ; député Jean-Marcel Lumérant ; député Abel Descollines ; député Ketel Jean-Philippe ; député Jacob Latortue, député A. Rodon Bien-Aimé et consorts avaient monopolisé pendant des heures cette séance de la honte.

Si les députés qui supportaient le président étaient majoritaires en nombre, ils étaient pourtant, en terme de capacité, très inférieurs. Ils n’étaient pas venus pour faire de débats. Ils étaient venus juste pour voter contre la mise en accusation des députés de l’opposition. Et on pouvait lire leurs impatiences quand le président de la Chambre des députés Garry Bodeau, qui était lui aussi un de leurs, voulait faire semblant d’appliquer les normes et principes qui accompagnaient la lettre de la mise en application. Pour le moment la séance est en continuation.

Comme, même le mal les parlementaires le font mal ou même une courte phrase ils le dissent mal, donc mwen oblije ale nan Bisantenè an poum kab rankontre Socrates e mande l ou vons-nous?

Prof. Esau Jean-Baptiste
younalot@yahoo.com



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