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Probabilité nulle pour un Premier ministre de sauver la face !

Probabilité nulle pour un Premier ministre de sauver la face !








Nulle, néant, zéro absolu, l’ensemble vide, aucune chance, aucun scénario, aucune possibilité dans l’univers des possibles pour maintenir image, personnalité, décence, probité, intégrité et prestige dans ce contexte de corruption, de malversation et de banditisme officiel sans précédent.

Que l’on fasse usage de données en coupe instantanée, de séries chronologiques ou de données de panel pour rouler des programmes de simulations, réaliser des calibrations et des analyses simples ou croisées, il n’existe pas un cas sur dix milliards pour qu’un Premier ministre, jeune ou vieux, délibérément nominé par un chef d’État suspect d’implications graves de corruption, sorte la tête altière dans ce bassin immonde rempli de liquide toxique et de sang innocent.

Hier, les scandales de corruptions présidentielles portaient sur la firme Agitrans ; aujourd’hui, l’expert en plantation de bananes, de connivence avec la Banque Centrale, certainement en mission pour donner l’ascenseur en contrepartie de sa reconduction, semble avoir enfanté une dernière-née, la Sofidai. Toujours les mêmes objectifs, les mêmes visions et les mêmes missions d’avarie et d’avarice : sécher le trésor public, s’enrichir illicitement, écorcher la poule jusqu’à la dernière plume.

Si les preuves fournies par l’homme de dossiers, président de la commission Éthique et Anti-corruption du Grand Corps, se révèlent irréfutables, il faut définitivement interpeller une contre-force plus solide, des actions synchronisées pour dire, trop, c’en est trop, halte-la ! Cette kokoratisation de la Banque Centrale, déjà incapable de stopper l’hémorragie de la chute de la monnaie nationale, pour s’embarquer dans des malversations avec des patrons trempés dans la cupidité effrénée, serait intolérable et devrait fouetter la conscience de tous les citoyens avisés pour sortir de cette léthargie et cette zombification.

Échec cuisant prévisible pour une éventuelle équipe gouvernementale

Absolument aucun scénario plausible, aucune probabilité réaliste pour un Premier ministre de ne pas s’atrophier, sous les ordres d’un président sans vision, sans leadership, muet, sourd, aveugle, et en situation d’échec et mat. Qu’il soit trentenaire, quarantenaire…, ou octogénaire, aucun être terrestre ne peut gagner décemment dans ce jeu vilain et malsain que seules les personnalités politiques multicéphales savent jouer, dans l’ignominie, dans les conflits et les coups bas. Ces sophistes et ces experts de la « science politique haïtienne » raflent le jackpot à tous les coups, car ils sont des érudits de la métamorphose, sachant ainsi épouser les formes des vases dominants et prendre les couleurs qui prédominent dans la sphère politique.

Pas que les images de tels serpents politiques ne sont pas salies, loin de là ! Mais, ces espèces humaines, ne pouvant respirer que l’oxygène procuré par les bulles officielles, détiennent des compétences loyales et déloyales, légales et illégales pour perdurer et faire vieux os comme conseillers spéciaux, sénateurs ou diplomates, dans ce système d’inefficience et d’imperfections multiformes qui leur sied à merveille.

Nul ne peut honorer deux maîtres à la fois. Soit que le Premier ministre, avec son équipe, est au service du peuple haïtien ; auquel cas, il aura à intervenir avec fermeté sur le dossier du Petrocaribe ; ce qui entraînerait le jugement et l’emprisonnement de têtes officielles pour qui le PM serait en mission. Évidemment, un tel conflit ne va pas être alimenté par un PM embauché par ce régime.

La nation demande des comptes sur le dossier des mercenaires, le contrat Dermalog, les transferts dollars cinquante de la diaspora, les gabegies financières dans les organismes autonomes et déconcentrés et le banditisme officiel. La présidence maculée est indexée dans toutes ces missions et ces ententes lucifériennes. Comment serait-il possible à un Premier ministre, recruté par la présidence, de pouvoir prendre des reculs surhumains pour coincer son patron et demander qu’il ait le pénitencier national comme sa demeure ? Selon le rapport de la Cour des comptes, dont lecture est interdite aux fainéants et aux cardiaques, les présidences actuelle et passée de ce même régime politique seraient impliquées jusqu’au coup, avec des amis, femmes et enfant, dans de nombreux dossiers de détournement et d’enrichissement illicite. Ces personnalités indécentes cherchent des serviteurs, Premier ministre, ministres, sénateurs, députés, directeurs généraux, gouverneurs, pour les rendre plus blanches que la neige.

En plus des ententes en dessous de la table à parapher avec des racketteurs politiques et économiques, on comprend également que les postes officiels sont conditionnés à des serments d’allégeance et des promesses d’obstructions à la justice. Cette femme aux yeux bandés va voir de toutes les couleurs sous une telle administration alliée à ce régime cupide.

L’option de disparaitre, du disque dur, par des acrobaties et des astuces mensongères, des dossiers stratégiques impliquant ces autorités avides, peut s’avérer lourde de conséquences. Une administration qui aurait versé dans de tels stratagèmes, à ses dépens, court le risque de se heurter au fameux principe triomphal « Vox Populi, Vox Dei ».

À la salle de comédie du Bicentenaire, en implorant avec une révérence subalterne la permission des députés, pour témoigner sa gratitude envers le président, apparentée à une promesse de servitude au chef de l’État, on croyait que l’impétrant, candidat au poste de la Primature, allait invoquer le nom de Dieu à la place de celui de sa « majesté » Jovenel Moïse.

Temps de pouvoir de la jeunesse, de la foutaise !

La nation devra prendre note que ce ne sera pas l’échec de la jeunesse ou de la femme dans la plus haute direction du pays. Du train que ça va, la jeunesse n’est pas au pouvoir, la femme n’est pas au pouvoir. La servitude, l’assujettissement, la subordination, la dépendance et des liaisons dangereuses seraient les maîtres mots de la relation présidence-primature. Aussi compétent, chevronné, honnête, juste, efficace et rectiligne que puisse être un Premier ministre, il ne saura échapper aux propositions indécentes à solliciter par ce régime qui ne peut survivre que dans le mensonge, l’imposture et l’usurpation.

Dans un raisonnement critique alimenté par la neutralité et l’impartialité, deux possibilités existeraient ; soit que la primature s’aligne à la vision opaque et le leadership fébrile de la présidence ; ce qui entraînerait la servitude totale et l’accomplissement d’un ensemble de tâches gouvernementales viles et vilaines pour plaire à son maître. La deuxième option serait celle de se positionner avec une personnalité, avec dignité face aux requêtes présidentielles infondées ; laquelle alternative engendrerait des désaccords et des divergences qui seraient mis sur la table ; et la nation en profiterait tant et aussi longtemps que le sens critique, le bon sens, la lumière et la justice l’emporteraient.

Cependant, lorsque l’on énumère les multitudes de dossiers dans lesquels la présidence est trempée, on n’a plus de doute que des missions impossibles, indignes, opaques seront confiées à cette nouvelle équipe, camouflée par une certaine jeunesse et une certaine représentation féminine.

La vie doit continuer sur notre surface de 27 750 km carrés pour ces plus de onze (11) millions d’âmes à la recherche du bonheur. Les enfants doivent emprunter la route de l’école ; la jeunesse doit cesser de se leurrer dans un visa comme seule planche de salut, les « Madan Sara », les commerçants, les entrepreneurs, les étudiants, les professeurs, les chauffeurs, les sportifs doivent vaquer en toute quiétude à leurs occupations respectives. La mendicité, la peur, l’indignité, l’indécence, la cupidité, l’avidité, la violence, l’instabilité, l’insécurité doivent prendre à l’ancienne Perle des Antilles.

Pour atteindre ces nobles objectifs, il faut un complot dans le sens positif, avec les forces vives de la nation. Pendant que la présidence doit penser au meilleur pour elle-même et pour le pays, en pliant bagage dans un dernier discours de mea-culpa, les hommes et les femmes honnêtes et compétents sont conviés à s’immiscer dans les affaires du pays pour enfin accomplir les missions nobles et divines de paix, d’amour, de solidarité et de vies décentes pour nos enfants, nos frères et nos sœurs trop putréfiés par la misère.

Carly Dollin



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