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Message à la Nation du président du Sénat, Dr Carl Murat Cantave sur la Crise haïtienne

Message à la Nation du président du Sénat, Dr Carl Murat Cantave sur la Crise haïtienne








Mardi 08 octobre 2019

Peuple Haïtien,

Chers Collègues Sénateurs,

Depuis huit mois que je dirige cette prestigieuse Assemblée du Sénat, j’ai fait le choix d’être sobre dans le parler mais aujourd’hui, la gravité des derniers évènements, le danger imminent qui plane sur le destin de notre institution et le pays me dictent l’impérieux devoir de m’adresser à vous et à la nation toute entière.

Le Sénat de la République n’est pas une église, je n’ai pas l’intention de vous faire une homélie. Le Sénat n’est pas l’armée, je me soustrais à l’idée de vous haranguer ; le Sénat n’est pas non plus une kindergaten, loin de moi l’idée de vous gronder, mais il y a des moments où le silence trop longtemps affiché par des dirigeants, s’il n’est pas rompu, peut projeter une perception d’adhésion qui risque d’être délétère et nocive pour l’institution.

In limine litis, il doit être clair que le Président du Sénat, comme beaucoup se plaisent à le répéter à tort, n’a ni camp, ni pôle. Il ne s’associe à aucun groupe, à aucun bloc, aucune chapelle, aucune idéologie, aucune couleur politique. Il ne fait que faire son travail de Président du Sénat au regard de la Loi.

Il ne sera l’objet d’aucune compromission, d’aucune soumission. Le Président du Sénat n’est pas à vendre. Il n’a d’allégeance qu’à l’assemblée pour peu que cette dernière reste dans le sillage de la raison et dans la rationalité imposée par les lois de la République. Le Président du Sénat n’a qu’un seul guide la Constitution, un seul complice la loi, un seul phare les règlements. Il coiffe une assemblée, qui doit garder un profil digne, irréprochable, dépositaire de valeurs morales, éthiques qui doivent inspirer la jeunesse et tout citoyen haïtien voulant se jeter dans la carrière parlementaire.

Le Sénat n’est donc pas un ring de boxe ni de lutte, il n’est pas un lieu de pugilat voire un champ de bataille, il n’est pas un podium pour l’évolution des artistes de la musique, il n’est pas un espace pour le carnaval. Il n’est pas la rue. Le Sénat c’est le Sénat. Une institution sacrée qui habite des dieux, un lieu de référence qui s’impose en modèle à tous ceux-là qui rêvent de servir leur pays dans le prestige, la dignité imposée par la fonction. Le Sénat est un repère de sages, un lieu où les grands esprits se frottent à la recherche de solutions appropriées aux problèmes du pays, un endroit ou le verbe est roi, où l’arme de la dialectique prime la dialectique des armes. Le Sénat est un espace d’échanges où la parole, articulée autour de thèses et d’antithèses, l’emporte sur la brutalité imbécile du sabre. Le Sénat est un cadre discutoire où les plus habiles emprisonnent le temps et charment les esprits par la qualité de leurs joutes oratoires.

Le Sénat, composé de pères conscrits, dernier rempart de la démocratie, ne peut pas se permettre d’être un lieu tyrannique où chacun fait et impose sa loi suivant sa volonté.

Au Sénat, c’est par la force de l’expression que la raison du plus fort s’impose, et non par la violence. Le Sénat est régi par la constitution, les lois de la République et ses règlements internes. Il faut se soustraire à l’arbitraire et éviter tout précédent dangereux au niveau de ce corps. S’il doit être autrement, alors le Sénat s’éloigne de sa noble mission.

Monsieur le Président de la République, Collègues sénateurs et sénateure, Peuple haïtien,

Il y a quelque part quelque chose qui fonctionne mal, il y a quelque part quelque chose qui disloque le fonctionnement de ce pays ; forcément, il y a quelque part un malaise, on ne doit pas continuer à se bander les yeux. Le malaise social, politique et économique est proéminent. Il fait des vagues répétées, il produit des flambées récurrentes, déstabilise toutes les composantes de l’État haïtien dans leur productivité et dans leur rendement. Il faut s’arrêter un tantinet pour aplanir les aspérités qui y sont liées. En effet, Le pays se porte mal. Il est assis aujourd‘hui sur un baril de poudre. Il est au bord de l’explosion. Qui n’en a pas fait le constat ?

Messieurs écoutez, le peuple a faim, il n’a plus besoin de vaines paroles ; Il s’attend à ce qu’on lui tende la main ; le peuple est épuisé, le peuple est essoufflé, il a la nécessité d’un bon lit d’hôpital pour se reposer. Il n’a point besoin d’être manipulé par des politiciens qui dans ce camp ou dans l’autre, le mobilisent à des fins personnelles.

Nous avons tous péché, nous avons pêché en pensée, en parole, par action et par omission. Que celui qui n’a jamais pêché contre ce peuple jette la première pierre sur son voisin en le regardant fixement dans les yeux. N’utilisons pas l’amnésie naïve du peuple haïtien pour nous dédouaner des torts que nous lui avons tous faits. Remarquons de préférence que tous les grands pêcheurs d’hier se sont transformés en donneurs de leçon et en accusateurs aujourd’hui et le cycle recommencera à chaque fois et c’est le peuple qui en paiera le pot cassé.

Bon nombre d’entre vous, hier encore vous étiez aux commandes, bon nombre d’entre vous, hier encore vous aviez le pilotage du navire, plusieurs d’entre vous, vous avez encore aujourd’hui la conduite de la nacelle, pourquoi n’est-elle jamais arrivée au port ? Je vais vous dire pourquoi. C’est parce que nous sommes tous des incompétents, des nuls, des hypocrites, des égoïstes, des coursiers de l’avoir et nous avons chacun notre presse érigée en tribunal pour nous blanchir. Qu‘on arrête tout cela et qu’on compose pour le bien du peuple haïtien, sinon, il faudra attendre une nouvelle génération pour laver nos souillures et offrir la rédemption à ce pays. Malheur à vous jeunesse si vous choisissez la voix de vos ainés !

Monsieur le Président de la République,

Je vous suggère de ne point écouter les accents de l’histoire qui se répètent et se reproduisent dans sa folie bi-séculaire mais je vous prie de la marquer du sceau de votre sagesse, de votre humilité.

Je vous conseille de l’apprivoiser dans ses tumultes, dans ses dérèglements, Je vous conseille de la raisonner et de lui inculquer les notions élémentaires à son redressement. En effet, Il y a des moments où l’histoire fière et souveraine s’infléchît d’elle-même, il y en a d’autres par contre ou débile et dépendante, elle fléchit sans sourciller pour s’abandonner à la merci d’âmes fortes et de bras puissants.

Aujourd’hui, l’histoire essoufflée, épuisée et manquant de créativité, se jette humblement à vos pieds. Désireuse d’apprendre, désireuse de savoir davantage, elle se met à votre écoute, à vous de la mouler, à vous de la roder pour calmer ses passions, ses émotions coutumières, et vous présenter ainsi dans son cours comme celui qui l’a rééduquée et qui a eu raison de ses insolentes passions et de ses soubresauts incontrôlés.

Monsieur le Président, j’ai écouté avec passion et intérêt votre dernier discours trop concis et incomplet d’ailleurs, et je suis désolé que vous ayez pris acte d’un acte que je ne vous ai pas donné. Le Sénat affirme haut et fort qu’il est loin d’être incapable de jouer son rôle constitutionnel. Le Sénat attend que le garant de la bonne marche des institutions que vous êtes, créé les conditions politiques, socio-économiques et surtout sécuritaires pour qu’il accomplisse son dessein avec hauteur dans cette crise qui est essentiellement extra sénatoriale.

Le Sénat vous recommande vivement Mr le Président de la République de prendre les dispositions pour entamer tout de suite et sans dilatoire le dialogue dans lequel vous avez incessamment engagé la communauté nationale et internationale depuis plus de 6 mois avec les pré requis qui s’imposent aujourd‘hui, vu le pourrissement de la crise.

Les acteurs doivent déposer leurs armes pour s’asseoir, discuter, négocier et s’entendre sur la direction à donner au pays pour les 25 années à venir à travers un pacte formel de cohabitation basé exclusivement sur les intérêts du pays et de la collectivité haïtienne. Aujourd’hui, n’allons pas par quatre chemins, le dialogue constitue l’unique et la seule planche de salut pour la résolution de nos maux. Les extrants qui en découleront contribueront à adresser au plus vite, à travers un accord sincère dont la teneur est à définir entre vous les acteurs, le conjoncturel et les problèmes de fond de ce pays qui doit être mis sur les rails du progrès, du développement, qui doit marcher vers un aura de dignité. Au cours de ce dialogue, toutes les options doivent être mises sur la table. Le personnel parlementaire, co-dépositaire de la souveraineté nationale, consentira aussi chacun en ce qui le concerne le sacrifice nécessaire. Il devra en être ainsi pour tous ceux-là qui ont un mandat dans ce pays. Et que dire pour ceux-là la qui sont détenteurs de monopoles !

Prezidan Jovenel, jodi a fòk gen konpromi, senatè yo, jodi a fòk gen konpromi, tout sektè yo, jodi a fòk gen sakrifis. Se pou tèt sa, nou mande Prezidan Jovenel tande kri pèp la e fòk ou tande kri pèp la. Nou mande pou mete mandaw la sou tab la, tout senatè opozisyon yo avèk majorite yo tou, yo fè pati de kriz la, nou mande pou yo mete manda yo sou tab la. Kou kasasyon, kou siperyè dèkont, nou mande tout moun mete manda yo sou tab la. Nou mande tou pou moun ki gen monopòl yo, pou yo mete manda yo sou tab la tou. Jodia, peyi a bezwen yon veritab reyenjenyeri pou ke li kapab avanse, paske tout moun echwe kòm dirijan fok nou konstate sa, Se pèp la sèlman jounen jodi a ki gen lejitimite.

Se pou tèt sa pèp la gen dwa manifeste janl vle, lè l vle pou eksprime fristrasyon l’, men san kraze, san brize, san boule, san piye zafè moun. Mezanmi, Peyi a make protektora, nou genlè pa wè danje ki sou tèt nou, peyi a make gè sivil eske nou vle san koule nan peyi a, peyi a make san e pèp la pap gen anyen nan jwèt sovaj sa a kote moun ap regle zafè yo genyen ak lòt moun nan kraze, nan boule ak nan touye.

Grangou kloròks, mizè ap bat pèp la, lekòl fèmen pitit nou yo rete lakay, lopital pa gen la swenyay, pitit pèp la pap travay, krim tounen yon bagay nòmal nan peyi a, vyòl sou fanm ak timoun pa entèpele pyès fòs moral ankò, gang ak ensekirite pran peyi a an otaj, wout koupe, pa gen gaz, anpil lopital fèmen pòt yo, fanm ansent, timoun piti, moun ki gen pwoblèm dyaliz pa ka ale lopital, anbilans pa ka fonksyone, anpil klinik fèmen, moun ap mouri tribò babò, inivèsite fèmen, touris pa ka antre, agrikiliti a tonbe a zero, anplwaye pa ka touche depi plizyè mwa, tout sektè ap pran frap nan peyi sa.

Nasyon an an danje, epi malgre tou chak 2 mwa, chak 3 mwa, nou chita n ap goumen antre nou, Ayisyen ke nou ye.

Nou di Bravo pou lapolis k ap fè yon gwo travay pwofesyonèl, kap pwoteje, kap sèvi nou. Men atansyon pou la polis pa bouke ak depase sitou ke yap travay nan kondisyon difisil.

Prezidan sena a te di sa e map di sa ankò: Sispann! Fè yon ti kanpe, Mwen frape menm poum di nou fè yon ti kanpe. Sispann goumen, sispann koule san lòt pou yon ti moso pouvwa. Li fè twò nwa deja. Anvan li fè plis nwa, vin nou pote limyè inite e sèlman pou peyi a ka gen yon chans.

Nou rekonèt fòk gen yon bagay kifèt. Men gen yon fason pou l’ fèt. Si pou Prezidan Jovenel ale jodi a, imedyatman, se nan dyalòg pou l’ fèt, si pou l’ ale nan 6 mwa se nan dyalòg pou l’ fèt, si pou l’ ale nan 1 lane, nan 1 an edmi se nan dyalòg tou pou l’ fèt. Li ta yon wont pou nou, se blan an ki pou dikte nou solisyon ak vwa soti pou kriz la. Mesye pran kle kadena a, delòk peyi a pou nou chita. Vin nou chita, chak moun fè sakrifis pou yo fè a pou sove peyi a. Ayiti dwe genyen, Ayiti paka mouri, Ayiti paka pèdi, Ayiti pa dwe peri !

Collègues sénateurs,

Le pays va mal. La gourde connait une décélération vertigineuse alors que le dollar s’investit dans sa royauté. L’inflation galope, la paupérisation de la population s’accélère à un rythme inquiétant, l’insécurité exhibe son insolence, s’érige en conquérant et fait de nous ses prisonniers. Le pays s’asphyxie par manque de dollars frais.

Il s’alite et attend que de l’oxygène lui soit apporté. Nous ne pouvons pas lui couper son tuyau d’oxygène. Si serviteurs proclamés du peuple nous nous érigeons en ses bourreaux, si mandataires du peuple nous faisons défection face à notre devoir de l’accompagner, si Co-dépositaires de la souveraineté nationale, nous nous faisons complices de sa souffrance, si gardiens de ses intérêts, on s’en fait les ravisseurs, alors, il sera juste que le peuple se rebelle et nous décoiffe de son onction, il sera juste que le peuple se ravise par rapport au mandat à nous confié, il sera compréhensible qu’il s’insurge et nous dépossède de notre divinité en nous bannissant à jamais de ce lieu sacré qu’est le Sénat.

Aujourd‘hui, au lieu de nous entredéchirer, nous n’avons qu’un seul choix, celui de nous rassembler en frères autour de l’épicentre de la satisfaction des desiderata de la population. Aujourd’hui, nous avons le choix de délivrer ou d’être livrés, nous avons le choix de servir ou d’être desservis, nous avons le choix de gagner ou de perdre, de vaincre ou d’être vaincus.

Si esprits supérieurs que nous sommes, de si simples approches sont au-dessus de notre compétence, alors rendons au peuple haïtien ses tabliers, retournons au peuple sa souveraineté, disparaissons de la scène stratégique et redevenons les simples citoyens que nous étions.

Collègues Sénateurs, frères, camarades du Sénat,

Notre posture se doit d’être historique, d’une historicité conforme au sens sémantique du mot, afin d’interpeller la postérité sur les capacités de dépassement de la 50e législature. Il est vrai, je l’admets, le Sénat est en lambeaux aujourd’hui, les groupes se polarisent et se radicalisent les uns par rapport aux autres. Ils doivent comprendre l’urgente nécessité de s’unir pour sauver la nation en danger. Cet acte d’unité qui s’impose aujourd’hui ne pourra jamais effacer l’ignoble comportement du grand Sénat de la République lors des dernières séances avortées mais alimentera l’histoire de notre volonté d’évoluer, de notre capacité de reconnaitre nos écarts, nos incartades et de les corriger. Il nous permettra de faire amende honorable en démontrant que nous avons la capacité de rebondir.

Le Sénat, par la voix de son président, présente ses excuses au peuple haïtien tout entier pour ses déboires, ses fautes, ses incohérences, ses dérives et se porte garant de ce dialogue pour sauver ce qui peut être sauvé. Le Sénat ne mourra pas, il vivra. Il sera pérenne. Il fera encore plus, il prendra en main ses responsabilités dans cette crise qui n’a que trop duré. Le président du Sénat que je suis encore convoque les sénateurs, toutes chapelles confondues, à une assise urgente, une assise du devoir pour recoudre le tissu sénatorial déchiré et pour réfléchir sur un scenario rapide de sortie de crise. L’absentéisme n’est plus de mise, la politique de la chaise vide ne tient plus. Le pays a besoin de nous !

Peyi w bezwen w kòlèg, Si w ak pèp la tout bon vre, pa rete chita ap pale, vin n’ mete men, mwen menm prezidan, mwen pa ni nan kan Prezidan Jovenel, ni nan kan majorite, ni nan kan endepandan, ni nan kan opozisyon enstitisyonèl, mwen se abit, mwen nan kan lalwa, mwen nan kan la Konstitisyon, mwen nan kan enterè enstitisyon map dirije a ak mwn nan kan nan enterè peyim. Se pou tèt sa map kontinye fè travay kowòdinasyon chita pale ant senatè yo san paspouki.

E map raple pou tout moun ki pat konnen, Senatè Cantave kòm Prezidan pat janm te rete inaktif, mwen pase prè de 6 mwa map fè travay fè ekzekitif la chita ak opozisyon an, gwoup nan sena a chita ak lòt gwoup nan sena, kote m’ te chita ak tout fòs viv peyi a pou nou jwenn yon solisyon a kriz la. Men anyen pat janm te jwen kòm solisyon malgre tout efò ke nou fè. Jodia mwen ame de menm konviksyon sa a pou jwen yon solisyon ak kriz la ak aktè yo. Nou kwè anfen, fòk gen yon bagay ki di. Peyi a pa kapab ankò. Peyi a bezwen yon bon chita pale ak tout pitit li yo.

Senatè frèm, vin n’ mete men ansanm ak rès peyi a pou sove Ayiti, sinon nou tout ap peri, sinon nou tout ap koule, paske nou nan menm bato a !

Collègues Sénateurs,

Aujourd’hui, le Sénat n’a droit à aucun autre forfait, à aucun autre écart, à aucune autre bêtise. « Nous sommes des héros pour avoir mobilisé autant d’électeurs autour de nous, sachez-le, le peuple n’aime pas que ses héros deviennent des hommes. » Restons les passions, les références que nous avons été au moment où nous sollicitions les votes de nos électeurs.

Monsieur le Président de la République, je vous rappelle que toute solution cosmétique à cette crise politique ne conduira qu’à une impasse et à un éternel recommencement de la crise. Elle doit être réelle, rationnelle, pressante adaptée à la conjoncture actuelle qui prend des proportions plus qu’alarmantes. Dépassez vous et allez au delà de l’impossible pour qu‘Haïti puisse renaître de ses cendres et se porter mieux.
Que Dieu vous bénisse ! Que Dieu bénisse Haïti !

Bureau de Communication
Présidence Sénat de la République



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