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Quand le président, M. Jovenel MOÏSE, passe dans l'opposition contre le système qui l'a adopté et fait de lui ce dont il est le nom

Quand le président, M. Jovenel MOÏSE, passe dans l'opposition contre le système qui l'a adopté et fait de lui ce dont il est le nom



Il paraît que le président, M. Jovenel Moïse, évolue dans une sorte d'intrication quantique- principe de la mécanique quantique qui stipule que 2 particules peut évoluer dans 2 états différents, mais le tout ne forme qu'un seul système- puisqu'il veut être à la fois l'un des chefs de la corruption qui constitue la principale source de reproduction du système qu'il dénonce et en même temps le principal opposant de ce système.

Quel contraste ! Quelle insolence! Et, quelle incohérence !

Bref! Élu depuis plus de deux (2) ans à la tête d'un état totalement divisé, qui évolue dans une crise tant structurelle, depuis, au lendemain de son indépendance, le président s'est montré insouciant de la misère qui sévit dans le pays, qu'il n'a aucune compétence pour réagir, et qu'il ne peut rien apporter comme élément de réponse vis-à-vis de la situation actuelle du pays. Dépourvu de toute notion de raison, avide de sens d'observation pertinent et d'une bonne intuition en matière de gouvernance, le président Moïse paraît sans aucune idée réelle des contraintes auxquelles le pays fait face. Quel abruti!

De plus, depuis le mois de juillet 2018, il s'était déjà fait remarquer qu'il est incapable de diriger le pays, et qu'il est assez maladroit pour stopper la machine de la corruption, dont il en est le conducteur, fabriquée par ses aimables patrons.

Par conséquent, si dans un état de droit, les représentants de l'état sont les principaux garants de la loi, de la justice, des valeurs et des normes et que ces garants de l'état sont les principaux éléments clés devant contrôler à la bonne marche des institutions étatiques et ils doivent s'assurer que l'état garantit les principaux droits fondamentaux des populations, de manière équitable, puisque les individus sont naturellement égaux, naturellement compétitifs, naturellement calculateurs et ont naturellement besoins de sécurité (coup d'œil sur Hobbs, Locke et Rousseau), pour ces hommes du pouvoir, particulièrement le président Moïse, ce n'est pas le cas.

Par ailleurs, quelques mois avant les élections de novembre 2015, le candidat Jovenel a été présenté au peuple haïtien comme le Moïse qui traversera le désert de désespoir et la mer de la délivrance avec le peuple haïtien. On l'a présenté comme un homme, issu de la classe prolétaire, fils de paysan qui connait la misère et qui aura le courage qu'il faut pour affronter les troubles sociopolitiques et économiques avec plus de rigueurs, de confiance, de certitude... On l'a vendu comme l'honnête homme qui va transformer le pays en une nouvelle puissance où les problèmes de l'éducation, de la santé, de logements, de la famine, de l'emploi, de l'inégalité, de la compétitivité... ne feront plus surface. On l'a décrit comme l'homme idéal, l'esprit Saint qui, descendu du ciel, va changer l'ordre des choses. C'était l'homme qui a l'esprit scientifique qui fait des recherches, sur Haïti, ses bases de données réelles pour avancer des chiffres importants lors des débats télévisés. Il paraissait comme l'homme qui maîtrisait les statistiques de ce pays d'une manière exceptionnelle, qui connait vraiment les dimensions des différents problèmes du pays, qui a leurs solutions en tête et une fois installées, les choses deviendraient nouvelles.

Pourtant,on a voulu à tout prix nous imposer cet imposteur pour garder le statu quo. C'était le plan des grands commerçants du pays, ceux qui contrôlent l'économie, la justice, qui imposent leurs lois fiscales et ratifiées par le parlement... car, ils voulaient préserver ce système oligarchique et continuer à plonger le pays dans le chaos afin que tout passe par et pour eux.

Pour cela, il a fallu au candidat Moïse, le nouveau Messi du peuple haïtien, le titre de " Nèg bannann lan", comme le stimulant ou encore le catalyseur essentiel qu'on doit ajouter aux processus de sa campagne électorale, en vue d'augmenter la vitesse des réactions dans nos neurones pour que notre conscience accepte le plus vite que possible M. Moïse comme l'homme du moment, comme celui qui va sauver le pays, car la problématique de la production agricole faisait la une dans les médias. Le président était vendu comme un visionnaire, un autre prototype de Jean Jacques Dessalines, qui a la manière d'agir et la ferme conviction d'améliorer les conditions matérielles de la masse populaire. Il avait pour mission de remédier aux situations misérable, malsaine, humiliante, désagréable... dans lesquelles nous sommes entassés aujourd'hui.

Quel dommage!

La situation du pays est devenue plus inquiétante, plus aggravée, plus incertaine que celle d'avant l'arrivée du président Moïse. Il est clairement acceptable par toute la nation, et le président lui-même, que le pays est en chute libre. Même un enfant de 6 ans, assez intelligent, peut constater l'échec du président, comme il l'a accepté lui-même. Mais en quoi consiste cet échec? Pourquoi le président s'est dressé aujourd'hui contre le système qui l'a adopté et fait de lui ce dont il est le nom ? N'est-il pas en train de se camoufler, voulant lui faire passer comme la principale victime de ce système, pour tromper la vigilance de la population? Pourquoi cette diversion de la part du président?

En effet, fils de paysans, il est originaire, sans contestation, de la paysannerie haïtienne. Diplômé en sciences de l'éducation. En 2004, M. Moïse est devenu membre de la Chambre de Commerce et de l’Industrie du Nord-Ouest (CCINO). Peu de temps après, il est élu président de cette chambre de Commerce. Il a ensuite occupé la fonction de Secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH). Il a joué un rôle prépondérant dans l’intégration des chambres de commerce régionales, afin d’assurer leur pleine et juste représentation au sein de la Chambre de Commerce nationale.

En 2008, M. Jovenel Moïse a créé la Compagnie haïtienne d’Énergie S.A. (COMPHENER S.A.) et en 2012 il a créé sa compagnie dénommée AGRITRANS S.A., les deux, impliquées dans le scandale du dossier PetroCaribe. Et, il était conseiller, pendant plusieurs années, aux affaires agricoles, de l'ancien sénateur de la République, M. Jean Charles Moïse; avec qui il avait plusieurs projets en cours.

S'il était inconnu dans le milieu politique, dans le secteur du commerce il ne l'était, certainement, pas. M. Moïse est un homme du système qu'il dénonce aujourd'hui. Il est au sein même du système économique haïtien depuis plusieurs années et connait très bien l'ensemble des éléments qui composent et font fonctionner ce système qu'il dénonce! S'il avait vraiment la volonté d'agir, il agirait, car il sait comment et où il doit agir pour fixer ce système.

Financé, lors des élections, par les hommes d'affaires de l'élite économique haïtienne, pour accéder au pouvoir, le chef de l'État doit avouer, aujourd'hui, il se trouve dans l'obligation de respecter ses aveux ou encore ses engagements envers ses patrons de la bourgeoisie haïtienne et aussi envers certains hommes d'État, dont Joseph Michel Martelly, qui occupaient autrefois, des postes de hauts fonctionnaires avant son règne. Pour corroborer ces assertions, il faut rappeler, pour pouvoir réaliser le projet Bannane qui l'a donné la validité du nom "nèg bannann lan", la compagnie AGRITRANS S.A., dirigée par M. Moïse à l'époque, a reçu de l'État haïtien, par moyen du Fonds pour le Développement industriel(FDI), la somme de dix-sept millions de dollars US ( $ 17 000 000 US). Somme issue du trésor public. Mais, pour quel rapport ?

De plus, après le passage de l'ouragan Mathew, en 2016 dans le grand Sud, pendant la période des campagnes électorales, le candidat Jovenel Moïse a fait don de matériaux de construction, de produits alimentaires, hygiéniques et d'autres types de produits aux personnes victimes de cette catastrophe naturelle. Tous les matériaux et produits dont il avait distribués, c'était des biens provenant du secteur économique en grande partie. Il avait reçu les matériaux de construction en provenance de plusieurs hommes d'affaires haïtiens tels que: Christopher et Stanley HANDAL, les patrons du Groupe MSC traiding S.A., dont MSC plus; Antoine Kawas, celui du groupe ANKA, dont CK Hardware; Gilbert Bigio, le patron du Groupe GB Groupe, dont l'Aciérie d'Haïti. Non seulement il avait bénéficié des financements de ces hommes, il a reçu également des tonnes de produits alimentaires en provenance de Reynold DEEB, le patron des produits BONGÙ et le numéro 1 du Groupe DEKA Groupe; des véhicules et de l'argent en provenance du Dr. Reginald Boulos, cousin de Reynond Deeb, le patron de Délimart, de l'Universal Motors, de l'Auto Plazza... le patron du Groupe Boulos et l'un des patrons du Groupe DEKA Groupe- qui se trouve aujourd'hui dans l'opposition contre M. Jovenel Moïse; de l'argent en provenance de Shérif Abdallah, le patron de NOVUM, et de Olivier Barreau, le patron de l'Alternative Insurance Campany(AIC). Mais, pourquoi le président ne dit pas au peuple qu'il avait déjà vendu sa conscience aux diables de l'économie haïtienne? Pourquoi il ne dit pas aux populations que nous mourrons tous dans la merde s'il reste jusqu'à la fin de son mandat? Pourquoi il ne nous dit pas qu'il a des dettes non seulement matérielles, mais aussi morales envers ces hommes super puissants qui détiennent le contrôle du système qu'il dénonce et qu'aujourd'hui qu'il ne peut pas lui dresser contre ces vipères?

L'heure est grave! M. Moïse vient d'annoncer au peuple qu'il n'était pas le Moïse dont nous avons attendu. Il vient de nous confirmer qu'il n'était qu'une doublure, qu'un représentant de la mafia haïtienne.

Entouré de mafiosi assez puissants pour contrôler tout le pays à eux seul; les bailleurs qui finançait sa campagne électorale, et voulant montrer au peuple qu'il n'est pas le seul responsable de sa situation chaotique, cette doublure de la classe bourgeoise pense qu'il peut jouer le double jeu: dénoncer la corruption et renforcer celle-ci. La preuve en est bien grande avec l'affaire DERMALOG. Lors de la passation de marché pour la fabrication de nouvelles et le renouvellement des anciennes Cartes d'identification nationales (CIN), pendant son mandat, des dizaines de milliers de dollars US ont été décaissés au trésor public, sans l'approbation de la Cour supérieure des comptes...

Alors qu'il dénonce des contrats qui ont été signés, hors les normes, entre l'État haïtien et certaines compagnies privées.

Quelle incohérence!

Alors qu'il est dépourvu de tout sens de la notion de vérité, de la notion du bien et du mal, M. Moïse veut, à tout prix, faire la morale à la population haïtienne. Cependant, pour être moraliste, le président a oublié qu'il doit faire de la vérité son point fort, et qu'il ne doit pas mentir, à son peuple, peu importe la situation qui se présente (coup d'œil sur E. Kant). Comment le président veut-il que le peuple soit soumis alors qu'il partage le pays comme un gâteau à ses patrons en vue de les récompenser dans une fête d'élite? Comment veut-il que le peuple ne gagne pas les rues, alors que ces pauvres sont affamés, ils vivent dans l'insécurité alimentaire, sous le seuil de la pauvreté, sans abris et sans accès à la santé, à l'eau potable, à l'éducation, sans pouvoir d'achat..? Le président doit cesser de tapoter le peuple comme des petits voyous avec ses mensonges injurieux. Il doit dire la vérité à la nation.

Prétendant qu'il dénonce le système qu'il juge comme la principale source de son échec, il n'a pas dit au peuple si c'est lui qui a donné la clé de la douane à Reynold Deeb en récompense, afin d'amplifier la contrebande et de garantir la concurrence déloyale avec ces compétiteurs sur le marché local. Il n'a pas dit si c'est ce baron de la mafia haïtienne qui contrôle le ministère de l'Économie et des Finances- depuis le plus bas fonctionnaire jusqu'au ministre- et c'est lui aussi qui dicte le choix des personnes du conseil de la BNC(sous le gouvernement de Jovenel Moïse, cette famille, DEEB, devient l'une des familles qui contrôlent l'État haïtien à tous les niveaux, avec plus d'influence et Nonol est son ami fidèle, en qui il a plus de confiance). Le président devait dire au peuple que c'est lui qui a donné le contrôle de l'OAVCT et de l'OFATMA, les deux(2) principales compagnies d'assurances de l'état, à Olivier Barreau, souvenez-vous que ce monsieur est le patron de l'Alternative Insurance Company (AIC), l'une des plus grandes compagnies d'assurance du pays. C'est Olivier Bareau qui est le principal responsable de la crise que traverse l'OAVCT, car il veut que l'état privatise cette institution et l'associe à l'AIC. Le président n'a pas dit au peuple si c'est lui qui a donné, en récompense, à Shérif Habdalah le contrat de l'importation des produits pétroliers. Il doit dire au peuple que c'est lui qui a donné à Carle Brown, le patron de la Unibank, le plein pouvoir de contrôler le système bancaire haïtien alors que c'est la BRH qui devrait prendre en charge le contrôle de réglementations de ce système. Le président est la marionnette politique des grands patrons de la classe bourgeoise. Il ne fait que servir aux intérêts de ces hommes d'affaires Américains d'origine syrienne, Libanaise, Égyptienne... Il n'a pas dit au peuple qu'il n'est pas là pour nous servir, mais plutôt les élites de l'économie.

Nous ne pouvons plus accepter cette dérive ! Toutes les institutions républicaines sont entre les mains de la mafia, alors que le peuple crève dans la misère. Notre avenir à tous est menacé. L'heure est grave!

Aujourd'hui on a deux(2) choix:

1) soit on laisse le pays pour aller migrer et vivre sans statut, sans aucune protection sociale..., comme c'est déjà le cas en Haïti, pendant plusieurs années ;

2) soit nous nous battons tous pour notre bien-être, et ce de nos parents, de nos enfants, de nos compatriotes en général.

La mort n'est pas un choix, mais une obligation! Nous avons tous un jour pour mourir. Mais, si on ne veut pas qu'on soit meurt-de-faim de façon prématurée, on doit se battre. Le président ne se dressera jamais contre ses patrons. Il a une dette morale envers ces investisseurs étrangers à qui il a vendu sa conscience lors des élections présidentielles. Il a déjà fait, ce qu'il a dû faire: partagé le pays à ses patrons, en l'occurrence les gardiens du système les hommes du groupe mafia connue sur le nom "Haïti chérie" tels que Shérif Abdallah, Marc-Antoine Acra, Reuven Bigio, Gilbert Bigio, Kerly Blain, Christopher Handal, Stanley Handal, Gaëtan Jérôme, Steeve Khawly, Jean Lucien Ligondé, Franck Romain Jr., Réginald J.M. Vorbe, Allan Zuraik, etc.- qu'il dénonce et nous laisse périr dans la misère et le désespoir. S'il est vrai que nous devons changer le système, c'est l'État même qu'on doit changer. Et, pour que cela puisse être possible, nous devons changer de régime politique. Donc, on doit renverser cette marionnette politique à la tête de l'État puis chasser ces malhonnêtes du pays: ces Syriens, Libanais, Égyptiens....

M. Moïse n'est pas l'homme du moment. C'est un insouciant, incompétent, incapable, inconscient, imposteur, un usurpateur, un dilapidateur des fonds de l'état, un bon à rien... Il est incohérent et sans vision. C’est un fils adoptif du système oligarchique anti peuple prétendant qu'il dénonce. S'il est un enfant biologique de la classe prolétaire, du milieu de la paysannerie haïtienne, mais il est sans doute l'enfant adoptif de la classe dominante de ce pays. Il a trahi son origine, la grande majorité de la nation. Il doit remettre sa démission au pouvoir, le plus vite que possible. Le peuple se souviendra de lui, et lors qu'il sera derrière les barreaux de Pénitencier national, on lui rendra des visites patriotiques, afin qu'on puisse suivre son regard de manière très froide, et même plus froide que la froideur elle-même, en lui demandant de faire un dépassement de soi, de devenir un super homme (coup d'œil sur F. Nietzsche) en consultation avec le peu de moral qu'il en a, car la morale naturelle est quelque chose d'inné. On lui demandera de faire des projections sur l'avenir afin que sa mort ne soit pas rapide, parce qu'il doit être jugé, non pas par les lois sociales, mais celles de la nature. Car notre conscience est la seule juge qui peut nous ramener réellement à la raison, et a un vrai dépassement de soi. Que ce traître national, enfant gâté de ce système corrompu, crève à petit feu derrière les barreaux de Pénitencier national!

Enock OCCILIEN, Normalien supérieur et M. Sc. Eau et Env.
enock00007@gmail.com




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