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À chacun son Métier et sa Mission…

À chacun son Métier et sa Mission…



Ne demandez pas au Président Moïse de jouer un rôle pour lequel il n’a aucune compétence.

Il n’est pas un belligérant, il n’a jamais manié les armes, n’attendez pas qu’il vous réponde par les armes même si vous l’attaquiez ; ce n’est pas dans sa nature.

Un chien mordu, quand il ne se sent pas en sécurité ou injustement attaqué ; il sort les crocs.

Les gouvernements militaires de l’après 86 ont répondu par les armes à toutes les revendications légitimes de la population ; les faits sont là, les plaies sont encore vives, les témoins ne sont pas tous morts.

À chacun son créneau ; il suffit d’étudier la réaction d’une personne pour déterminer son origine, sa philosophie de la vie.

Jovenel Moïse est un paysan ; et à ce titre, il est stigmatisé par une société conservatrice qui a toujours tracé une frontière bien visible entre les classes ; et ce tri a toujours déterminé l’avenir de millions de citoyens de ce pays depuis bien longtemps ; trop longtemps.

Tout le problème se situe à ce niveau ; on parle le langage de son cœur. Et comme le cœur du chef de l’État bat au rythme de la nature, au son du tambour des plaines, des mornes, des régions reculées du pays oubliées de tous les dirigeants, il ne rêve que de l’arrière-pays ; il ne pense qu’aux paysans comme lui, à ses semblables, éternelles victimes des ‘’Neg Lavil’’, qui regardent de haut ceux qui ressemblent au pays profond.

S’il était militaire, il parlerait des armes, de confrontations, de stratégies ; s’il était activiste, il planifierait des théories, il reprendrait les grandes idées des leaders marxistes et autres idéologues que le monde a connus.

Mais, c’est un Paysan, il ne connaissait que le langage de la terre, de la nature ; voilà pourquoi, il s’arme de pelles, de brouettes, de semences, de machines agricoles ; ses soldats sont tous des damnés de cette terre qui y laisseront leur peau après avoir sué sang et eau de générations en générations pour nourrir les autres et préserver nos campagnes, nos plaines.

Voilà pourquoi, au milieu des turbulences stériles, il vient une fois de plus, de donner une réponse simple, mais oh combien significative pour les vrais héritiers de ce pays.

Enfin la BNDA (Banque Nationale de développement agricole) voit le jour.

Créé et promulgué par décret depuis 1988 sous la présidence du General Prosper Avril, aucun régime n’a pensé à donner suite à cet outil important pour les Paysans, pour l’agriculture, pour le développement de l’arrière-pays, pour faciliter des prêts aux ‘’Gwo Zoteys’’ véritables poumons de l’économie Haïtienne.

‘’On ne saurait forcer un lion à brouter de l’herbe ni à un âne de manger de la chair…’’

Ce n’est pas un hasard ; c’est une constance, voire même une logique indiscutable ; on ne donne pas ce qu’on ne possède pas ; pour réfléchir sur des sujets humains qui touchent l’homme au plus profond de son être, il faut ressentir les mêmes vibrations, cultiver la même culture de la simplicité, comprendre le langage simple de la nature et s’engager naturellement pour tracer les lignes de l’avenir.

Désormais n’en déplaise aux ‘’Ogres’’, aux ‘’Mange-tout’’ aux Rape-tout’’ de ce pays qui ne laissent que des miettes à la masse, les paysans grâce au président Jovenel Moïse possèdent leur propre banque ; et cela doit être souligné à l’encre forte, même si le président de la République ne fait que concrétiser ses promesses de campagne.

Combien avions-nous passé de présidents, combien de chefs de gouvernement depuis la sortie de ce décret ?

Personne n’y a pensé ; il n’y avait pas de places pour ces gens dans le vocabulaire savant des ‘’Jouisseurs’’ de ce pays ; ce petit groupe, cette minorité qui ferme toutes les portes aux autres pour s’enrichir et préparer l’avenir de leurs fils en vue de perpétuer le Système d’apartheid, communément appelé ici en Haïti ‘’Peze Souse’’.

Il revient désormais aux responsables de jouer leur partition en vue de concrétiser sur le terrain ce geste de bravoure du Président Jovenel Moïse qui a juré au péril de sa vie de ne pas oublier son origine ni de renier ses frères et sœurs.

Vous aviez pris les armes ; vous aviez armé des frères pour qu’ils s’entretuent ; vous les aviez malicieusement attirés hors de leurs tanières, leurs terres ancestrales, leurs ‘’Bitation’’ pour une chaumière dans les grandes villes, là où ils croupissent dans la misère et le dénuement ; vos armes ont fait fuir les oiseaux, ont terrorisé la nature, tué l’espoir ; vos magouilles ont déshumanisé l’être, l’homme haïtien.

Cette banque la BNDA représente ce retour aux sources tant souhaité ; cette énigme sans réponse depuis 1989 ; cette condamnation expresse sans jugement de ces pauvres hères, coupables d’être nés dans ce pays contrôlé par les ‘’Forbans’’ de la richesse criminelle au détriment de la masse.

Le président Jovenel Moïse une fois de plus, vient d’envoyer un message clair et sans équivoque à tous ; il a profité de cette crise pour transformer les barrières en opportunités ; le paysan restera chez lui, il trouvera l’aide nécessaire en vue de s’adonner à son sport favori, c’est-à-dire la culture de la terre pour ensemencer l’espoir et redonner à ce pays son titre et son rang.

Mieux vaut tard que jamais…

Mais, pour le faire, il faut un homme de cœur, un leader responsable, un visionnaire capable de transcender les clivages, sans se laisser distraire pour aller à l’essentiel : l’amour démesuré de l’homme et du pays…

C’est un Paysan…

Emmanuel Jean François




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