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L’humanité remportera-t-elle une victoire à la Pyrrhus face au Coronavirus ?

L’humanité remportera-t-elle une victoire à la Pyrrhus face au Coronavirus ?



Marginalisation, désacralisation, stigmatisation, désocialisation, ostracisme, exclusion, mise en quarantaine, isolement, confinement, toutes les mesures drastiques se pratiquent pour tenter de conquérir la guerre contre ce nouveau virus fatal qui se targue de son invincibilité pour infecter et exterminer l’espèce humaine.


Pour accomplir sa mission luciférienne, le coronavirus profite, avec rage, des défaillances multiviscérales de l’être vulnérable, notamment à travers des portes d’entrée liées à l’avitaminose, la pneumoconiose, la pneumocystose, l’ostéose, la névrose, la verminose, la psychose, l’osmose et surtout à la phase de la ménopause et de l’andropause. Le Covid-19 impose aux gouvernements de l’Orient et de l’Occident des programmes improvisés tout-neufs en vue de faire chuter la prévalence, guérir les infectés et estomper l’allure haussière du nombre de veuves, de veufs et d’orphelins déjà victimes directes de ce poison visible seulement à travers des lunettes microscopiques.

Quoiqu’ils fuient les lieux cryogènes, les stades, les amphithéâtres, les campus universitaires, les écoles, les temples, les synagogues, les méga-teufs et les discothèques - devenus des espaces anxiogènes et des vecteurs pathogènes propices à la propagation de ce microbe criminogène qui coupe l’oxygène à tous les gènes sans distinction de genre, de couleur et de statut social – les vieux, les jeunes, les indigènes, les allogènes, les homogènes et les hétérogènes ne sont pas épargnés des piqures venimeuses de cette pandémie frigorigène qui défile à la vitesse TGV pour décimer des populations rencontrées sur son passage tumorigène.

Sans respect pour les titres officiels, sans révérence pour les célébrités artistiques et sportives, tous obéissent aux lois et aux caprices du coronavirus. Au Canada, la femme du Premier ministre Justin Trudeau; à Miami, le maire Francis Suarez ; en France, au Royaume-Uni, en Italie, des ministres, des maires et des députés ; à la NBA, à la Hollywood, au Calcio italien, à la Ligue-1 française, à la Premier-League anglaise ; des cas de positivité au test du Covid-19 ont été répertoriés dans toutes les cliniques et tous les salons.

Les décès se multiplient, les références démocratiques s’atrophient, les dommages collatéraux tangibles et intangibles s’amplifient, les planifications sportives se modifient, les embellies budgétaires se rectifient, les prévisions économiques glorieuses se défient, les révisions sociales et politiques se justifient, les hostilités diplomatiques s’intensifient. In limine litis, le coronavirus exige des mesures de jurisprudence d’élaboration et d’implémentation express de projets de loi, dans la prudence, la célérité et l’intelligence afin de faire face à cette urgence humanitaire, en temps et lieu. Le monde se déchaine définitivement en quête d’une victoire à la Pyrrhus pour mettre K.O le Coronavirus.

La carte d’identité de ce brigand errant à travers tous les océans a été récemment dévoilée à un laboratoire de recherche à Wuhan, en Chine. Cependant, il est actuellement quasi omnipotent et omniprésent sur les cinq continents pour exiger, dans l’insolence et l’impertinence, l’abstinence et l’incontinence même aux aventuriers et aux épicuriens qui sont obligés de rester cloitrés entre les quatre murs. Les stratégies optimales pour apprivoiser et traquer ce petit animal viral pour le mettre hors d’état de nuire ne se développent pas encore. Comme un Goliath condescendant et soudain conscient de ses déficiences et ses défaillances, l’humanité est bouleversée, humiliée, tracassée, angoissée, malmenée, tabassée et châtiée par un tout petit ver qui a déjà affecté plus de 110 pays, contaminé plus de 150 000 personnes et endeuillé plus de 5700 familles.

Une toute petite couronne qui tourbillonne les neurones du Pentagone et de l’Hexagone

Véritable guerre contre la montre, le temps se dresse comme un ennemi redoutable face aux institutions mondiales de la santé publique, des organisations internationales, des chefs d’État, des figures politiques, ministres, Premiers ministres, sénateurs, des chercheurs et sommités scientifiques qui s’érigent en des Spartacus, des Moïse, des Achilles et des gladiateurs dans une mission impossible pour se mobiliser dans cette bataille cruelle enclenchée par ce virus coriace qui attaque les leucocytes, les lymphocytes, les hématies, l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher.

Cette minuscule couronne de forme polygone décorne et détrône, dans sa randonnée déraisonnée et erratique, les matrones et les patronnes des plus nobles institutions de la planète. Elle détonne des réformes à la Pentagone, des décisions méformes à la Maison Blanche, des initiatives multiformes à l’Hexagone et de nouvelles plateformes à la Sillicon Valley. Elle tourbillonne les neurones des pneumologues, des virologues, futurologues, ethnologues, politologues, criminologues, pharmacologues, psychologues, sociologues, cosmologues et des climatologues de la Harvard, Yale, MIT, Princeton, Stanford, Oxford, Sorbonne, l’ELAM, Tsingua, LMU, UdeM qui n’ont pu encore fourni de réponses efficientes pour annihiler les effets contagieux de ce virus infernal qui supplante «dans ses prouesses » les angoisses et les désastres du VIH et des maladies cardiovasculaires.

S’ensuivent à brule-pourpoint des monologues, dialogues, colloques, téléconférences et vidéo-conférences pour communiquer avec la population mondiale, l’assurer, la duper, la calmer, l’alarmer. Tout est sous contrôle ; rien n’est maitrisé, la situation nous échappe ; ce n’est qu’une grippe qui va avoir l’effet d’un éclair ; non, c’est une pandémie qui va contaminer et exterminer un grand nombre de personnes ; il faut fermer les écoles, les églises ; ouvrir les frontières, ériger des murs, barricader, bloquer le virus par la mer ; non, par la terre, sous les eaux, au sous-sol, dans les espaces ….

Les discours présidentiels, politiques, «scientifiques» et prophétiques vacillent dans des tendances sinusoïdales impressionnantes. Quoi qu’il en soit, des fonds gigantesques, des ressources financières, humaines et matérielles se mobilisent pour concrétiser ce nouveau rêve tant caressé d’apprivoiser ce démon pour le jeter dans l’abîme. Qui sera le héros du début de cette troisième décennie post-bimillénaire de l’ère technologique ? Nous en sommes impatients !

Des tournants décisifs dans les interactions sociales et commerciales

Le Covid-19 révolutionne les principes de la concurrence pure et parfaite à travers les ventes électroniques sur Amazon et celles physiques dans toutes les zones d’oligopoles, de technopoles, d’acropoles, de monopoles et de monopsones qui rançonnent et qui rationnent en raison des demandes massives des produits pharmaceutiques, nutritifs et hygiéniques des consommateurs qui fourmillent pour contrecarrer les effets toxiques de ce vilain virus maléfique.

Depuis le début de janvier 2020, le Covid-19 bourgeonne timidement, puis progressivement, il sillonne, alluvionne et badigeonne comme un cyclone en détresse, les hôpitaux, les cliniques, les bureaux, les poumons, les esprits et les hypophyses, les bonnes comme les mauvaises. Il cramponne les testostérones et les progestérones ; impressionne les plus éminents épidémiologistes et spécialistes de la santé.

À défaut d’exiger à l’être humain d’exhaler son dernier souffle, cet ultravirus épouse l’attitude d’un ouragan qui crispe et chiffonne les yeux, les cœurs, les nerfs, les cellules et les visages des victimes. Ce n’est pas évident de se démarquer de l’œil de ce typhon titanesque au choc d’un séisme de magnitude et d’intensité maximale. Un véritable tsunami survenu à l’aube de la troisième décennie du deuxième millénaire.

Le monde panique dans une peur multiforme et multicolore !

La carte dynamique de l’OMS, exhibée par son patron Tedros Ghebreyesus, a révélé que le virus se propage dans les quatre points cardinaux et les quatre points collatéraux à l’instar de la pollution écologique qui «aromatise» les agglomérations, les banlieues, les villes et les bidonvilles avec une rapidité insaisissable. Difficile de le stopper dans sa course apocalyptique effrénée. Du train que ça va, ce n’est pas le dieu du sommeil Somnus ou la déesse de la santé, Salus, de la mythologie romaine qui vont stopper l’insomnie persistante causée par ce virus.

Peurs bleues des foules, des espaces fermés, des espaces ouverts, des voyages, des voisins, des amis, des ennemis, des animaux, des humains, du chaud, du froid, des fruits, des légumes - agoraphobie, xénophobie, zoophobie, microphobie, aérophobie, démophobie, cryophobie, oikophobie, aviophobie, mixophobie, europhobie, asiaphobie, génophobie, hémophobie, claustrophobie, basophobie, hodophobie, toxophobie, nosophobie, carpophobie, cardiophobie, entomophobie, ornithophobie, ergophobie, géophobie, rupophobie, sitophobie, chionophobie, téléphonophobie, chronophobie, taphophobie, pantophobie – cette infection virale étale le menu intégral de la schizophrénie, la paranoïa, les traumatismes et les aversions qui hypothèquent l’avenir et paralysent sévèrement la vie dans des prothèses, des malaises, des exégèses de catagenèse et des foutaises de nucléosynthèse.

Phase des préjudices, injustices, animosités et hostilités

Sous l’emprise de l’ONU et de l’OMS, l’humanité galvanise les esprits par des propos d’entraide et de solidarité, en invitant à ce que l’on mutualise les efforts pour mitiger les risques de propagation en vue d’éviter des complications, des bêtises et des crises humanitaires plus sévères. D’autre part, le président américain, dans sa démonomanie, monomanie, pyromanie et sa mégalomanie, brise, ostracise, carbonise et déshumanise des Européens qui seraient ses « boucs émissaires » pour tenter de se refaire une santé politique. Dans son déni de la triste réalité, il s’affiche sceptique vis-à-vis de la science. Il ironise les alertes au virus puis se contredise dans des actions cavalières où il scandalise la démocratie, attise le feu de la discorde, dévitalise les échanges économiques, fragilise et diabolise les relations diplomatiques. Le bureau ovale, dans des décisions obliques, radicales et unilatérales, pour barricader sa frontière vis-à-vis de l’Europe, ne contribue pas à juguler le mal pandémique.

L’auteure et analyste en santé publique, Laurie Garrett , y décèle dans le comportement irresponsable du chef de la Maison Blanche, un sabotage criant des actions concertées et des mesures humanitaires conseillées par l’ONU et l’OMS.

À ce stade tragique de la course erratique et dramatique du Covid-19, les conséquences économiques désastreuses seront astronomiques. En revanche, les comportements des hautes personnalités vis-à-vis des institutions de vigie, de leurs voisins, leurs concurrents, vrais amis, faux amis, faux ennemis et des prescrits de la science, peuvent soit atténuer ou aggraver les impacts.

D’autres crises systémiques telles que celles provoquées par les guerres mondiales qui entraînent des perturbations humanitaires et sanitaires post-traumatiques mettent de longues années, voire des décennies avant d’être endiguées. Dans certains cas, les dégâts s’avèrent irréparables et irréversibles. Les exemples du bombardement en août 1945, des deux villes du Japon, Hiroshima et Nagasaki, sont poignants à ce propos. À l’issue de la bombe atomique larguée, au cours de l’opération criminelle diligentée par l’ancien président américain Harry Truman, la vie humaine, la flore et la faune ont été atrophiées pendant de longues années. Des ruines, des séquelles, des cancers, des handicaps congénitaux physiques et psychiques majeurs allaient s’ensuivre en ces deux villes baptisées cinq ans après « Cité de la Paix ».

Les maladies et infections chroniques non domptées à leur phase gestationnelle par les spécialistes du champ médical ont toujours lancé des interrogations et posé des examens insolubles aux experts des chiffres, des lettres, du corps humain et du cosmos.

Il y a un siècle et demi, la lèpre (découverte en 1873) ; la tuberculose, très ancienne, mais formellement révélée au 19e siècle; et le Sida, vers les années 1970, anéantissaient de nombreuses vies humaines et demeuraient incurables pendant de longues années.
Actuellement, tout frais, tout feu tout flamme, s’introduit le fameux Covid-19 avec des effets pervers massifs sur les plans sanitaire, humanitaire, économique et financier.

Il a fallu du temps aux scientifiques pour établir les fiches identitaires nosologiques et étiologiques de ces pandémies dévastatrices. Entre-temps, les charlatans accusent, médisent et détruisent, en causant de graves préjudices à des peuples « hétéroclites », les plus vulnérables. De ce constat, Haïti n’était pas épargnée ; vers les années 1983, deux sinistres épidémiologistes américains , de mauvaise foi, indexaient les facteurs génétiques haïtiens d’être porteurs du VIH-Sida. Des préjudices archigraves qui méritent justice et réparations.

Sur la route de la banqueroute et d’une crise humanitaire, économique et financière aiguë

Les principaux indices boursiers, le Cac40, la bourse de milan, le Wall Street, indicateurs et baromètres de la santé de l’économie mondiale, augurent une chute libre avec des effets déstabilisateurs en chaîne et des conséquences majeures sur tous les secteurs vitaux. Certains économistes avisés alarment déjà sur une récession plus spectaculaire que celle engendrée par la crise financière de 2008. L’ONU estime à au moins 1000 milliards de dollars les lourds déficits qui vont résulter de ce fléau du coronavirus, pour cette année. Des chômages frictionnels s’enregistrent quotidiennement, l’évènementiel et les productions artistiques sont touchés de plein fouet, l’économie mondiale va être à genoux. Du soutien compact à l’emploi et des mesures sociales judicieuses sont essentiels dans l’objectif de ralentir ce début de dégénérescence globale.

Nous devons attacher nos ceintures de sécurité et anticiper des approches d’austérité et de rationnement qui imposeront leurs lois face à ce sombre horizon proche et lointain annoncé par des oraisons funèbres chantées par un petit virus qui sème du sable aux moteurs de la croissance et de la création de la richesse mondiale.

À l’exemple de la crise économique de 1929, les chocs énergétiques de 1973 et 1979, la crise de « subprime » de la bulle financière de 2008, de nombreuses percussions purement économiques et financières ont déjà affaissé les affaires sur le globe. Ces phénomènes récurrents causent des retards fulgurants et un creux abyssal sur les sentiers de la croissance et de la prospérité des nations. À la lecture des simulations des spécialistes, la chancelière allemande s’inquiète d’une prévision de 60 à 70% d’infections au coronavirus de la population germanique. Les conséquences économiques en seront plus catastrophiques.

En sa qualité de géant producteur mondial des produits pharmaceutiques, alimentaires et technologiques, quand la Chine tousse, le reste du monde et surtout l’Occident attrapent la pneumonie. Si le Pékin est giflé, des larmes coulent aux yeux de l’économie planétaire, attachés viscéralement à la caricature faciale de la Première puissance asiatique.

Le plus remarquable fournisseur des services de l’outsourcing, le plus grand fabricant des gadgets de la technologie, la Chine nourrit des échanges commerciaux industriels et partage des services tertiaires intenses avec les plus importantes compagnies du globe. L’alimentation mondiale de masse ne saurait être plausible sans les mains laborieuses et la matière grise recherchée des Chinois. Ils imitent tout ce qui se fait, y apportent quelques rénovations dans la perspective de reproduire au moindre coût.

Des milliers de morts, des dizaines de milliers d’infectés, des mesures drastiques de fermeture d’entreprises, la gastronomie, le tourisme, les exportations, les services PBO et ITO se décrépissent au pays le plus peuplé de la planète. Un géant est fléchi. Il a reçu des coups visibles et invisibles, loyaux ou déloyaux, on ne saurait le dire si tôt. Aurait-il le courage de se relever. Jusques à quand restera-t-il face à terre dans l’arène de la compétition économique avec sa ceinture de conquérante invincible depuis de nombreuses années ?

Quel serait le plan de contingence à mettre en œuvre pour maintenir la concurrence du marché et assurer confiance aux consommateurs qui se procurent leurs vêtements, véhicules, meubles, fournitures, ustensiles et gadgets aux étiquettes « Made in China ? ».

Les chaines d’approvisionnement décroissent ; les risques d’effets dominos, nourris par les incertitudes du marché financier, s’accentuent. Les organisations en appellent à des efforts de concertation, de coopération et de coordination dans une approche de multilatéralisme plus solidaire, sincère et efficace.

Et s’amplifient les dynamiques de l’individualisme et des télérelations

La prolifération des réseaux sociaux avait déjà généré une proximité virtuelle couplée d’une énorme distance réelle dans un existentiel superficiel dominé par l’ère de l’intelligence artificielle. Aujourd'hui, un nouvel acteur torrentiel s’ingère dans nos relations déjà trop fictives et robotiques pour amplifier les écarts relationnels congénitaux, héréditaires et matriciels par des années-lumière.
Puisqu’ils sont peu symptomatiques au Covid-19, les enfants sont interdits de visiter leurs grands-parents, qui sont eux-mêmes très fragiles face à la puissance fantomatique du coronavirus qui affectionne le troisième âge.

Finis les croisières, les voyages, les promenades, les vacances, les tournées, les excursions, les fascinations, les incitations, les motivations, les passions, les ovations, les imaginations, les inspirations, les innovations, les créations, c’est la mort de l’âme avant le décès physique. Les merveilles touristiques, la Tour-Eiffel, la Tour de Pise, la Statue de la Liberté, le mausolée d'Halicarnasse, le mémorial de Lincoln, l’Opéra de Sydney, le Musée du Louvre, la Cité Interdite de Pékin, l’Arc de Triomphe, le Niagara Falls, n’éblouissent plus. On ne se touche plus, on ne s’embrasse plus, on ne tousse plus, on n’éternue plus, on ne chante plus, on ne danse plus, on ne s’amuse plus, on ne discute plus, on ne se promène plus, on ne voyage plus, on ne joue plus, on ne respire plus ; définitivement, on expire à petit feu.

À ce rythme furieux de l’exigence des mesures d’interdiction persuasives de ne pas se rendre physiquement dans les campus universitaires, les écoles, les temples, les synagogues, les supermarchés, les espaces publics, les centres de divertissement et d’approvisionnement alimentaire, de nouvelles extensions et expressions du champ lexical de la technologie vont s’éclore. Zoomer, skyper, tweeter, télécopier, télétravail, télé-présence, télé-évaluation, téléachats, télépéages, téléphages, télé-dictées, télé-soumissions, télé-corrections, télé-discussions, télé-protections, télé-éthique, télé-plagiats, les néologismes de la technologie vont s’inventer, s’activer et se boomer dans l’espace physique réel et virtuel.

Des salles de classe plénières qui s’entretenaient avec un ordinateur et un vidéoprojecteur vont indubitablement nécessiter pour la même durée, le même contenu, la mobilisation d’une cinquantaine ou d’une soixantaine de laptops et divers produits électroniques dérivés.

Instinct de survie oblige, les amitiés seront cassées, l’empathie, la charité, les « 5 à 7 », les « Happy Hour » et les « Get together » se dessécheront dans les esprits et dans les cœurs en vue d’assurer, à juste titre, des échappatoires discriminatoires aux télescopages respiratoires qui pourraient se révéler inflammatoires et attentatoires pour les poumons les moins immunisés.

Whatsapp, WeChat, Facebook, Messenger, Instagram et Tweeter en seront fatigués, submergés, surmenés, épuisés, saturés. Si seulement on pouvait commander et consommer le déjeuner, le diner et le souper en ligne. Les plateformes interactives, incapables de contenir les folies hystériques et les euphories photogéniques des «millennials» emprisonnés à la maison, vont voir de toutes les couleurs dans des mélancolies, neurasthénies, anorexies, agonies et des insomnies prolongées en des nuits blanches, noires, rouges et grises. Une avalanche de demandes et d’occupations à des postes virtuels vont passer au crible l’offre technologique qui va décidément toucher le plafond. On se demande perplexe si le Covid-19 ne va pas déboulonner les plaques technologiques «tectoniques» pour produire un séisme et un tsunami dans les ondes magnétiques et scalaires.

Des palliatifs, des actions cosmétiques et des comportements vigilants en attendant de pondre l’antidote à ce poison létal, sociétal et social

Le momentum est crucial dans tout contexte de pandémie, et particulièrement dans le cas de ce fœtus que les laboratoires ont loupé d’exterminer dans l’utérus dès la phase de l’œstrus. Panique dans la Caraïbe, dans la Méditerranée, aux Amériques, à l’Atlantique et à l’Océanique, cet ultravirus cause du gyrus dans le sillage des dignes, indignes héritiers et disciples de Titus, Horatius, Camus, Marcus, Lucius et Confucius.

Attisées comme par une main invisible, les attaques du virus peuvent se révéler plus virulentes qu’une invasion terroriste. Des gestes-barrières, l’acquisition de respirateurs artificiels, la prophylaxie, des mesures hygiéniques, des actions de renforcement du personnel médical et le confinement efficace se classent en tête de liste parmi les conseils prodigués par l’ONU pour faire face à cette épreuve qualifiée de menace sanitaire sans précédent.

Minuscule comme lui seul, pourtant un urus ne peut l’arrêter dans sa course malicieuse furieuse. À l’opposé du rétrovirus VIH, il est un lentivirus à date indompté. Pour ralentir ses effets néfastes, le citrus semble pouvoir remplir une certaine mission d’antivirus ; surtout quand l’humain se trouve exposé au détritus. Du cirrus artificiel aromatisé et de l’humérus disséminé peuvent aussi apporter de la valeur ajoutée pour amoindrir les douleurs provoquées par cette infection héritée du pangolin, cet animal asiatique qui ressemble au Xérus africain.

Ce n’est surtout pas une fiction de type Guerre de Troie pour remporter une victoire analogue d’un Achille face à un Hector. Ce ne sont pas les divinités de la mythologie grecque ou romaine telles que Zeus, Hercule, Aphrodite, Artemis, Phebus ou les génies de la mythologie grecque Acarus, Stegosaurus, Aeolus, Tellus et Baccus qui vont nous offrir l’antidote et l’antivirus. Comme pour la lèpre, la tuberculose et le VIH, les élites académiques, économiques, sociales et politiques sont interpellées dans des ambiances de chorus à synchroniser leurs discours et leurs actions vers des solutions efficaces et durables.

À cette phase fœtale de toutes les spéculations sur les intentions létales, raciales, banales, machinales, radicales et bancales nourries par une certaine concurrence déloyale, des thèses, antithèses et synthèses se déferlent pour évoquer de potentielles conspirations, des prédictions, des signes de la fin des temps et des destructions massives de la race humaine.

En dépit de tout, les plus courageux et optimistes doivent encadrer les esprits ankylosés ; nous devons nous humilier sur nos genoux pour implorer la miséricorde divine ; faire confiance à la science et à la conscience des illustres personnalités scientifiques pour que la vérité brille de mille feux et que le retour à l’équilibre cosmique, par le truchement d’une parfaite homéostasie, s’opère dans le meilleur délai.

Carly Dollin




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