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Il faut réduire au silence ces satanés normaliens

Il faut réduire au silence ces satanés normaliens



Depuis quelques semaines le monde vibre au rythme effrayant du covid 19. Personne ne semble se soucier de rien d’autre. Les grands rassemblements sont tous annulés. Les universités, les écoles et dans certains cas, les administrations n’y échappent pas. Les activités des ports et aéroports fonctionnent au ralenti quand les vols vers ou en provenance de certaines parties du monde ne sont pas tout simplement interdits.

Dans ce contexte de fin du monde,

Je traverse l’Amérique de New York jusqu’à North Carolina pour rencontrer mes frères et sœurs, mais surtout pour me rendre compte des limites de la nature humaine.

La menace de la pandémie, bousculant beaucoup plus les habitudes qu’elle ne soit nocive, sème la pagaille dans la société américaine. Les citoyens se ruent sur les étagères des magasins ne laissant rien de peur de manquer de certains articles.

C’est donc, coupé de mon pays, que m’est parvenue une lettre signée du professeur Berard Cénatus. Je l’ai parcourue surpris de sa teneur.

J’ai vite fait de la transférer à un ami, ancien de l’ENS, qui m’a envoyé à son tour une vidéo. J’ai regardé jusqu’au bout les braves agents de l’USGPN à l’œuvre. Ils tirent à tout va sans se soucier de la riposte. Ils savent qu’il ne peut y en avoir, car en face ce sont de jeunes universitaires qui s’expriment.

Ces braves policiers affectés à la sécurité du tout-puissant chef de l’état intimident un journaliste qui capte leurs images dans l’exercice de sa fonction. Ils n’ont cure de la liberté d’expression. Ces intrépides de l’USGPN oublient que les habitants de Martissant ainsi que tous les usagers de la route nationale numéro 2 réclament de l’aide de la police nationale depuis plus d’une année. Dommage!

Dire que je suis indigné ne servira à rien. Diplômé de l’ENS je sais que ce temple a formé tant de générations. Je sais aussi qu’il a permis à d’éminents professeurs étrangers de fouler le sol de notre chère Ayiti. Ces gens au pouvoir ne le savent pas. Comment le sauront-ils? Ont-ils jamais pénétré l’enceinte d’une université?

Je me dis aussi que ces jeunes policiers qui obéissent aux ordres du chef, mêmes lorsqu’ils sont manifestement illégaux, ne vivaient pas encore dans la capitale ou n’étaient pas nés en 1986. Sinon, ils auraient compris l’énormité de leur bêtise. Ils sauraient que la terre d’Ayiti est « une terre glissée ».

De toute façon, Ayiti est à la croisée des chemins. La réponse aux maux qui la ravagent ne peut venir d’un secteur. Elle sera collective ou ne sera pas.

En attendant, le pouvoir doit faire taire les normaliens, les avocats, les médecins, les industriels, les policiers syndiqués, les habitants des bidonvilles... Tous ces gens doivent être réduits au silence afin de permettre aux hommes et femmes au pouvoir de s’y maintenir. Ces obscurantistes veulent à tout prix se pérenniser au pouvoir dans la boue, dans le sang et même en pataugeant dans les excréments.

New York, 15 mars 2020

Franck S. VANÉUS, av.
NORMALIEN




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