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Coronavirus, échec et mat pour l’humanité ?

Coronavirus, échec et mat pour l’humanité ?



Ascensionnel, exponentiel, torrentiel, mortel, le criminel tire sur les ficelles pour nous léguer un existentiel sans bretelles.


Quel est le sens et l’essence de l’existence s’il s’avère que notre tube oxygénique se greffe sur une fine ficelle qui nous oblige des confinements, des isolements, des emprisonnements, des incarcérations et des éloignements des cercles vertueux de l’école, de l’église, du loisir et du travail ? Le rire n’est-il pas le propre de l’homme ? La joie, l’allégresse et le bonheur étant des exaltations inestimables, il a toujours été rationnel d’accorder plus de vies aux années que d’ajouter des années à la vie.

L’être humain est un tout indivisible, sa santé mentale est tout aussi déterminante, sinon plus décisive pour assurer sa bonne humeur et converger vers l’idéal de la paix intérieure. Les inquiétudes, les changements impromptus, les contraintes géographiques, académiques, ecclésiastiques, climatiques, diététiques, pharmaceutiques, les nouvelles négatives des diagnostics positifs et de nouveaux cas de décès toxiques accroissent les chocs émotionnels, les risques de dépression, d’addictions, d’anxiété, de troubles alimentaires, diabétiques, schizophréniques et bipolaires.

Dans pareil contexte de peur multiforme et multicolore, le rire, le sourire, le plaisir et le désir se trouvent amoindris, endoloris, appauvris et cloués au pilori. La vermine nous ravage tel un anthropophage sur son passage sauvage pour désarticuler toutes nos pièces physiques et psychiques. À défaut de nous piquer directement, il nous panique dans notre cœur, nos artères, nos neurones, à l’hypophyse et à l’hypothalamus. Il nous détruit graduellement, à petit feu. À quelque distance, il nous visualise cynique, impassible, impitoyable dans notre état d’esprit exécrable, angoissant et abattu. Il s’en moque dans cette nouvelle dynamique de fermeture des synagogues pour plutôt ouvrir les morgues, les cimetières, les caveaux et les tombes.

Le silence sépulcral dans les stades, les écoles, les discothèques, les supermarchés, les restaurants, les amphithéâtres, les cirques, les cycles, les hémicycles et les temples, augure une fin apocalyptique qui nous rend tous sceptiques. Nous vivons une thanatophobie, quintophobie, claustrophobie, xénophobie, agoraphobie, hydrophobie, schizophrénie et une paranoïa sans précédent qui déconnecte le fil conducteur de l’amour, la charité, l’empathie, la sympathie, la symphonie, l’esthétique, le ludique, le culturel, l’excellence, les rituels et le spirituel qui animent l’atmosphère conviviale qui soutient la thèse de la différence de l’humain par rapport aux autres êtres vivants. Réduit à l’état bestial, le paradigme du « retour vers le futur » propulsé par la vitesse de la technologie et de l’intelligence artificielle a muté en celui d’une volte-face dans une dégringolade vers l’âge du néolithique, du paléolithique et de la préhistoire.

Il est indéniable que les vertus de la liberté, la paix, la solidarité, tous les héritages et les acquis démocratiques se battent pour assurer leur difficile survie dans ce climat cauchemardesque. Jusques à quand allons-nous accepter les conditions inhumaines qui nous sont imposées par ce petit ver maléfique ? Les laboratoires vont-ils fabriquer l’antidote avant que le désespoir total ne l’emporte sur les septuagénaires et les octogénaires interdits de raconter des anecdotes à leurs progénitures afin de s’écarter des risques de contamination par cette pestiférée qui adule le troisième âge ? Entre-temps, la vigueur des super puissances est démasquée ; la vie humaine est masquée, fracassée, crispée, délabrée, dégradée, sabotée, abîmée, détériorée.

Devenus des étrangers pour nos voisins, nos amis et nos familles

Aujourd’hui, dans un périmètre restreint côtoyant des voisins immédiats à qui on lance des salutations et des yeux doux dubitatifs tout en se gardant de ne pas respirer à plein poumon; demain, dans une chambre hermétiquement fermée ; après-demain sous un lit ou à la penderie pour nous cacher au passage démoniaque de ce sniper d’une taille de rien du tout ; les projections, les visions et les imaginations fantomatiques fusent dans le sens d’un hélicoptère aux hélices brisées en pleine vitesse de croisière dans des chaînes de montagnes forestières recouvertes de brouillard.

Les arbitrages invivables ordonnés par cette malicieuse pestiférée au détriment de la liberté, la joie, le rire, le loisir, le sourire, donc la vie, nous anéantissent à petit feu. Dans la foulée, les maladies cardiovasculaires, hypotension, hypertension, diabète et convulsions cérébrales, dans leur égocentrisme et leur narcissisme, ne sont pas maintenus en chaînes pour laisser triompher en solo le nouvel entrant en scène qui leur rafle tous les prix des évènements funestes de l’année. Dans leur égoïsme, je ne suis pas certain que ses organes vitaux au service de Lucifer vont baisser pavillon pour se confiner dans leurs petits coins et laisser faire tout seul le coronavirus.

Ceci dit, le Covid-19 s’érige en bon catalyseur pour faire le sale boulot directement ou indirectement. À défaut de marquer des buts en utilisant sa propre dextérité, ce génie de la mort offre des passes décisives à ses partenaires de confiance qui ont le même objectif, celui de pulvériser l’humanité. Phase de syndrome de défaillances multiviscérales amplifiées par les mesures de « protections » dans les couloirs, les isoloirs, les mouroirs et les dévaloirs, le coronavirus dévalorise et offre aux autres troubles psychiques et cardiovasculaires des occasions sur des plateaux en or pour prendre du terrain et remporter des victoires sans gloire sur les corps peu immunisés.

Comme ce qui arrive aux équipes adverses de faible niveau face à un Barça dans ses prouesses « Titicaca » qui sont obligées de mobiliser une énorme partie de leurs effectifs, 3 à 4 joueurs pour des marquages à la culotte sur Messi, oubliant si Iniesta, Suarez et Dembélé peuvent aussi catapulter le ballon dans le filet, les gouvernements misent quasiment toutes leurs ressources pour tenter de paralyser le coronavirus. Ce nouveau candidat en lice pour remporter le ballon d’or réservé par le démon, joue sur les surfaces marécageuses, montagneuses, dans les rencontres sous le soleil et sous la pluie avec maestria. Il évolue dans l’extase, l’euphorie et la sublimation, ouvrant largement ses nageoires dorsales et pectorales, comme un poisson dans l’eau, surtout quand les foules sont immenses. D’une polyvalence exceptionnelle, il feinte, drible, esquive les pièges à la défensive, à l’offensive et au niveau de la médiane pour scorer des buts dans de simples gestes ainsi qu’en des mouvements acrobatiques.

Pétrie dans ce piège viral, l’humanité ne riposte pas dans l’efficience et l’efficacité

Un arsenal de scientifiques, épidémiologistes, démographes, statisticiens, économistes, ethnologues, politologues, sociologues, tout le paquet sur le Covid-19, au détriment d’une attention soutenue aux malaises psychologiques et psychosomatiques désastreux pour l’humain qui se défoule dans la malbouffe, du sucre, du sel, du gras, mais ne brûle pas les calories dans les exercices physiques. Cloitré dans l’inculture, la sècheresse spirituelle, familiale, amicale et romantique, l’être grégaire n’est-il pas retourné, par la puissance du coronavirus, à l’état animal ?

Le tueur silencieux, tireur d’élite, le sniper professionnel qui efface les humains avec une subtilité indicible, le stress, va sortir ses armes et ses munitions pour festoyer, se régaler et savourer ses exploits au contrôle des manettes clignotantes du jeu réel de Playstation où l’être humain serait le dindon de la farce.

Dans cette insolence qui entraîne l’impotence, l’incontinence et l’abstinence forcée, le cœur ne peut pomper suffisamment de sang pour nourrir les artères, les reins, les fibres, les glandes, les intestins, les cellules, les cortex, les alvéoles et le foie.

Les défenseurs de l’humanité touchent aux pions, cela n’aide aucunement ; les fous ont perdu la tête ; les tours ont effondré, les cavaliers chutent ; la dame et le roi sont « locked ». Aucun coup stratégique salvateur n’est encore cogité dans les laboratoires afin de sortir l’humanité de ce décor sinistre d’échec et mat.

Les plus célèbres experts et institutions notoires sont mobilisés; la Nasa, la CIA, les universités et les instituts de recherche visualisent la table de jeux, perplexes. Ils caressent leurs babines dans des réflexions et des évasions, ils sourcillent, se regardent avec des yeux de poissons frits ; ils prennent des coups de whisky, exhalent de la fumée de cigarette par la bouche, par le nez. Des algorithmes, graphiques, modèles, théories, paradigmes, simulations, prévisions, le champ lexical de la recherche scientifique s’épuise, alors que l’antidote n’est pas encore enfanté. Aucun coup victorieux ne sort encore des pléiades de cerveaux empilés sur le même sujet, la même table, alors que le temps nous est compté.

Par ailleurs, l’adversaire prend du poil de la bête; il devient de plus en plus confiant, arrogant et puissant. Il pousse des cris tonitruants, ironise, humilie, festoie ses coups tragiques dans les cinq continents. Serait-ce définitivement un sale coup d’échec et mat duquel le maître du jeu lancera le coup de sifflet final pour annoncer la fin du match? Espérons que non !

Coronavirus, l’iceberg qui percute le vaisseau terrestre

À l’image d’une déconcentration dans une distraction causant la chute titanesque, les institutions de veille n’avaient pas décelé cet iceberg du Covid-19 qui percute le vaisseau terrestre en plein océan, en manque de gilets et de canots de sauvetages. Au fond de ce froid glacial qui perce les cœurs et les poumons, les moins résistants ont déjà exhalé leur dernier souffle. Très peu se payent une place dans les canots mal remplis, pour s’écarter de cette peur bleue et cet inconfort inédit; d’autres sifflent dans le désespoir pour exprimer des ultimes signes de vie en sollicitant la pitié de leurs congénères assis sur les chaloupes en partance.

Irrationnel de violer les principes de la métrologie pour ne pas déborder les effectifs réguliers des petits canots d’embarcation; auquel cas, tous nous allons couler. C’est la triste situation que vit actuellement quelques hôpitaux en Italie qui sont forcés d’opérer dans les difficiles arbitrages de choisir de sauver une femme et laisser mourir un homme ; ou préserver la vie d’un trentenaire et laisser partir un sexagénaire. Cela se complique à mesure que les jours passent.

La pestiférée nous met des fourmis dans les jambes, des guêpes dans les culottes Victoria Secret et des moustiques dans les caleçons Gucci et Armani. Il nous prend de vitesse, à contre-courant, à contretemps, à contrefaçon pour nous tourbillonner dans un mauvais courant afin de nous ridiculiser en nous voyant périmer et expirer dans la honte et l’impuissance.

L’aristocratie, l’élite et la classe ont pris un sacré coup

Sans sélections préjudicielles, sans distinction épidermique, sans filature officielle, sans tenir compte des familles modestes ou présidentielles, le Covid-19 explore les salons opulents et les espaces crasseux avec la même affection pour disséminer ses syndromes pulmonaires interstitiels. Qu’il provienne de la première, la deuxième ou la cinquième classe au point de départ, à la suite de la frappe percutante de l’iceberg du Covid-19, tous sont dans la même ribambelle et le même navire défalqué en plein océan glacial.

Que mademoiselle conduise une simple coccinelle ou une Mercédès d’un luxe surréel, elle n’est pas exempte des effets pénitentiels de cette actuelle pestiférée qui se targue de son invincibilité pour nous humilier et nous mettre à genoux. Sophie Grégoire, épouse du personnage officiel Justin Trudeau a subi les lois du parasite de la même façon qu’Annabelle, serveuse à McDonald’s ; Manuel, guide à la Tour- Eiffel ; et Miguel, interprète à la Tour de Pise.

Virtuel ou réel, les barricades et les pièges pluridirectionnels dressés pour freiner la vitesse vertigineuse de la vermine se révèlent superficielles. Elle excelle dans ses prouesses à la Di Caprio « Arrête-moi si tu peux ». Au cas où elle serait intéressée à se payer une visite à « l’âge de la pierre taillée », même les Sentinelles des îles Andaman de l’Inde ne pourront l’atteindre par des flèches.

Dans des inspirations, des anagrammes et des amalgames spatiotemporels, les consonnes et les voyelles vacillent et fusent dans les ondes et dans le ciel. Les calepins des réalisateurs et des cinéastes de la Hollywood s’épuisent déjà dans des actes réels et fictionnels pour décrire les chômages frictionnels, les effets conjoncturels, les crises structurelles, les mesures décisionnelles et les recherches substantielles en quête de vaccins pour contrecarrer les effets pervers multisectoriels de ce poison mortel. La mise en branle des politiques providentielles et subventionnelles dans un climat de détresse universelle plonge les cervelles dans un scepticisme quasi éternel.

Les pensées barbouillent dans une déchéance circonstancielle qui cause une détresse concurrentielle qui se reflète dans les variables indicielles du marché boursier qui chutent de manière exponentielle. Ce contexte conflictuel donne matière au célèbre économiste Joseph Stiglitz qui va certainement actualiser son œuvre controversée « le capitalisme perd la tête ». Les tifosis de la NBA, des clubs et des ligues sportives sont contraints de sacrifier leurs énergies passionnelles et sensorielles, car même les connexions relationnelles sont déboitées. La vermine harcèle en imposant des rituels asexuels même aux plus obsessionnels. L’air ambiant lui servant de base vectorielle à travers les proximités et les promiscuités, des recettes de l'eau de Javel et de la citronnelle sont prescrites pour atténuer les effets néfastes du parasite.

Thèses du surnaturel pour mobiliser le spirituel et le traditionnel ; antithèses de conspiration pour indexer un potentiel concurrentiel déloyal; synthèses de prédictions pour invoquer les recherches scientifiques, les arguments et les spéculations ; les ondes, les laboratoires, les institutions académiques et les instituts de recherche ont du pain sur la planche.

À un certain stade où la science se montrerait infaillible, le spirituel semble se positionner comme la seule panacée pour sortir de l’échec et mat, pour se livrer au véritable Maître de l’univers qui nous tend toujours sa main miséricordieuse dans notre humilité et notre gratitude.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com




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