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Covid-19: le monde est-il en guerre?

Covid-19: le monde est-il en guerre?



Depuis deux ans, Haïti expérimente pour le monde entier une stratégie de confinement assez efficace. Cette stratégie, certes pour des revendications socio-politiques justes, est utilisée maintenant un peu partout à travers le monde, cette fois, pour quelque chose, jusqu’à date, incomprise, pour un détail encore non cerné, à cause d’un virus impertinent qui, à la manière des mères haïtiennes, nous fouette sévèrement d’une main et nous caresse de l’autre pour nous inculquer les bonnes manières. Un virus qui circule au-delà des frontières, qui fait circuler une sensation de guerre et qui terrorise l’interaction sociale mondiale. Le nCov-19!


L’année 2020, reconnue comme le genre d’années à voir le jour des rares fois chaque siècle, a déjà marqué son passage au bout de ses trois mois écoulés. Beaucoup d’évènements se sont succédé dans le temps, mais ceux du premier trimestre 2020 attirent l’attention des plus futés. Particulièrement, le COVID-19, plus connu sous son nom vulgaire de Coronavirus. Si certains veulent croire à l’ordre naturel des choses, d'autres sont d’autant plus nombreux à être convaincus qu’il s’agit d’une théorie de complot. Approche conspirationniste, anxiogène et catastrophique soutenue par l’auteur de Guerre biologique et terrorisme, l’ancien professeur de droit international Francis Boyle. Peu importe la modélisation de l’analyse de ces deux extrêmes, les chiffres qu’on nous fait parvenir au sujet du covid-19 ne sont pas plus catastrophiques que beaucoup d’autres fléaux mondiaux. À titre d’exemple, selon des sources combinées (The Lancet, WHO, Centres de contrôle des maladies) mises à jour le 9 mars 2020, le nouveau coronavirus tue environ 56 personnes par jour à travers le monde contre environ 3014 pour la tuberculose, 2430 pour l’hépatite B, 2216 pour la pneumonie, 2110 pour le SIDA, 2002 pour la malaria (…). Sans compter les morts dont la faim, la malnutrition, la guerre sont à la base. La différence, les chiffres du covid-19 nous parviennent selon une stratégie de laboratoire qui sème la panique et nourrit une terreur de monstre. Qu’y a-t-il vraiment à craindre? A qui profite cette mobilisation?

Ce qu’il faut retenir pour l’instant, cette pandémie a déjà un impact économique considérable et se tend de plus en plus vers un angle géopolitique majeur. Une bonne partie de la population mondiale (Chine, UE, USA) est obligée de revoir leur train de vie quotidienne. Il n’est pas encore permis de savoir si la nature a eu le temps de respirer, mais pour une fois, elle semble ne pas faire les frais: le transport aérien se voit diminuer considérablement, certaines productions sont complètement vues à la baisse, moins de déplacement donc moins de consommation alors moins de déchets (…). Ça reste à voir, ce que nous pourrons tirer de cette petite grande réalisation. Et bien sûr, cette réponse peut être élucidée aujourd’hui ou peut-être jamais. Entretemps, des parties s’alignent pour profiter au maximum de cette situation. Malheureusement, ce n’est pas pour une solidarité entre les nations, pas pour faire face aux défis communs, encore moins pour voir beaucoup plus grand autrement… Mais pour s’imposer, pour faire peur, pour faire profit…

La sauvegarde du système et son hégémonie passe de guerre en guerre

Les guerres ont toujours été une histoire de force, de pouvoirs et de profit. Si la Première Guerre mondiale a éclaté à cause de l’assassinat d’un couple royal héritier. Cet assassinat reste jusqu’à date dans l’histoire mondiale juste comme étant un élément déclencheur. Parallèlement, cette guerre est reconnue comme la Grande Guerre mettant en boucle les grandes puissances européennes et à l’issu de laquelle ont été constatées la chute de certains grands empires, la naissance de certains nouveaux États, une certaine révision en ce qui concerne les frontières et la souveraineté de quelques États et le plus important, la création de la Société des Nations- SDN. Donc, c’était l’occasion pour les Alliés de consolider leurs forces et de sécuriser leurs richesses.

Vingt et une années après, insatisfaits des accords de la Première Guerre mondiale et dans une démarche hégémonique et expansionniste, trois des perdants s’organisent cette fois autour de l’Axe pour s’opposer aux Alliés. Cette guerre fut provoquée par un ensemble de tensions régionales. Connue comme une guerre idéologique, elle a provoqué un ensemble de mesures drastiques qui aujourd’hui encore mènent le monde. En dehors de la chute de certains autres empires, les USA et les URSS se sont érigés en superpuissance et la SDN s’est vue dissoudre pour faire place à quelques instances internationales d’ordre POLITIQUE et ÉCONOMIQUE, dont l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, entre autres.

Avant ces deux précédents paragraphes, il aurait pu être question de la Guerre des sept ans et à celui-ci, de la guerre froide dans le but de montrer le caractère stratégique du chaos, les issues géopolitiques de ce vaste désordre international et la portée économique du mal, du sang et des pleurs. Les «hégémons» d’hier ne sont pas différents de ceux d’aujourd’hui; les raisons pour lesquelles ils se battent non plus. Ce qui change, ce sont les méthodes et les moyens de cette interminable guerre.

Les mêmes raisons, d’autres moyens, la même guerre

Il est question d’une guerre qui aura duré plusieurs décennies; qui aura touché tous les continents indistinctement et des milliers d’espèces vivants; qui n’aura rien à envier à toutes les guerres précédentes; une guerre qui aura fait des vagues énormes; une guerre qui aura misé sur TOUT (le pouvoir et la richesse) ou RIEN (l’extinction de cette civilisation).

Il est question d’une «guerre juste» selon la doctrine de Bush. Il est question d’une guerre capitaliste. Une guerre à la fois climatique, technologique, bactériologique, chimique et nucléaire. Une guerre sur le label du terrorisme, d’où qu’elle vienne, et pour des intérêts économiques et de pouvoir.

«Les années 2014 et 2015 ont été marquées par une recrudescence des guerres et des conflits armés dans toutes les parties du monde. La plupart de ces conflits sont devenus objets d’information quotidiens, en particulier dans leurs aspects les plus dramatiques et meurtriers. Mais il est parfois difficile de les resituer dans le contexte global d’évolution de la géopolitique mondiale», constate Robert Rollinat, économiste et professeur à l’Université Paris-Nanterre, dans Géopolitique, Economie de la guerre et du terrorisme. Selon ce dernier, cette guerre a certainement démarré aux États-Unis en 2011 en réponse à l’attentat du 11 septembre 2001, pour devenir une guerre permanente contre le terrorisme et les États voyous. Du moins, c’est ce qui est dit.

En fait, quels sont réellement les États voyous? Ceux qui portent la paternité du terrorisme ou les auteurs intellectuels du terrorisme? Ceux qui font la guerre ou ceux qui créent la guerre pour écouler les armes produites? Ceux qui préparent les armes bactériologiques, chimiques et nucléaires ou ceux dans lesquels l’usage est fait? Ces questions n’auront peut-être jamais de réponses, mais l’histoire retiendra éventuellement qu’il n’a jamais eu une guerre contre le terrorisme, mais plutôt une guerre du terrorisme où chaque État failli, sous-développé, fanatique, faible, en pleine expansion et même riche en sous-sol, a été ciblé pour ce qu’il représente, pour ce qu’il a, pour ce qu’il peut réaliser ou pour ce qu’il est appelé à accomplir. Une guerre où tous les coups sont permis.

Cette guerre a permis tous les coups en effet. Qui aurait cru que le climat serait une arme si puissante? Arme, dis-je? Oui, le climat est aujourd’hui un nouveau déterminant pour penser les guerres. Le changement climatique est un facteur de guerre et la terre est définitivement considérée comme alliée face à la guerre climatique. Dans cet ordre d’idées, dans un billet de Le Monde publié le 3 juin 2019, il est écrit «les bouleversements climatiques pourraient exacerber les tensions présentes dans les zones vulnérables économiquement et politiquement». Depuis 2007, la première guerre du changement climatique a été identifiée par Ban Ki-moon, Secrétairs général de l’ONU d’alors, pour parler du conflit de au Darfour ayant fait 300000 morts et déplacé deux millions et demi de personnes. C’est l’ère de l’intelligence. Brute ou artificielle, elle exige des comptes.

Cette intelligence fait aussi parler de la guerre technologique. Il a fallu attendre la cinquième génération de standards pour la téléphonie mobile pour comprendre jusqu’où cette quête de gloire et de mérite peut aller. En réalité, c’est beaucoup plus compliqué que ça. Un précédent différend commercial entre Washington et Pékin semble les placer au cœur de cette grande guerre technologique. La partie visible de l’iceberg est le fait que Washington ait bloqué Huawei sur le marché américain. «La guerre technologique entre la Chine et les USA fait rage…», constate le directeur général de Kiplink Finance, Franklin Pichard. Alors que la 5G courtise la numérisation de l’économie et promet de tout connecter partout et en temps réel. Parallèlement, les laboratoires ne chôment pas et les armes se diffèrent, menacent et attaquent.

Au temps de la guerre froide, il existait déjà une menace nucléaire, bactériologique et chimique. Aujourd’hui, la force de la puissance et l’autorité de la richesse, mises sur la démesure de l’ego des seigneurs de l’ombre, produisent une menace nucléaire, biologique, chimique et explosive. Cette menace entre en œuvre à travers des armes de désorganisation massive. Armes régaliennes dont l’usage est fait par des TERRORISTES dans le cadre de différents conflits engageant des ÉTATS. Ce qui donnerait lieu, apparemment, aux États terroristes (…). De toute façon, la France elle, dans son Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, s’est permis de définir le terrorisme comme «un mode d’action auquel ont recours des adversaires qui s’affranchissent des règles de guerre conventionnelle pour compenser l’insuffisance de leurs moyens et atteindre leurs objectifs politiques; le terrorisme frappe sans discernement des civils et que la violence qu’il déploie vise d’abord à tirer parti des effets que son irruption brutale produit sur les opinions publiques pour contraindre les gouvernements ». Il est question d’une guerre. Une guerre sur le label du terrorisme!

Et, le COVID-19?

Il est connu comme un virus découvert dans une ville chinoise, Wuhan, en décembre dernier. Une maladie respiratoire qui se propage, selon WHO, essentiellement par contact avec une personne infectée, lorsqu’elle tousse ou éternue, ou par gouttelettes de salives ou de sécrétions nasales. Donc, un RISQUE biologique. Francis Boyle, juriste américain et professeur de droit international, aurait confirmé que le coronavirus serait effectivement une arme biologique.

Les risques biologiques sont constitués par l’utilisation de bactéries, de virus, et de toxines. Est-ce que le covid-19 serait un agent biologique de classe A, B ou C? Il est à ce niveau important de rappeler que les agents biologiques de Classe A sont faciles à produire et à disséminer, transmissible d’une personne à une autre; ils sont d’une létalité importante, à fort impact sur la santé publique, d’une garantie de panique et perturbations sociales.

Le charbon comme arme biologique, un document produit en 2006 par la Direction de santé publique de Montréal, fait État de la situation et des orientations des armes bactériologiques. Il a parallèlement fait état d’un ensemble d’attaques biologiques ayant bouleversé le monde. Par exemple: le B. anthracis aurait été utilisé comme arme biologique durant la première et la Seconde Guerre mondiale; le chocolat est délibérément contaminé avec le charbon par le Japon pour infecter des enfants chinois durant la Deuxième Guerre mondiale; les USA, le Canada et le Royaume-Uni ont aussi expérimenté des armes biologiques lors de la Deuxième Guerre mondiale, entre 1943 et 1944, en dispersant des spores de charbon (encore détectées plus de 40 ans plus tard) sur l’ile Gruinard (…). Sans parler des attaques de Aum Shinrikyo en 1993, l’éclosion de Sverdlovsk en 1979 et les Attaques aux États-Unis en 2001.

Si le Covid-19 est une arme biologique, le monde n’est pas à son premier coup d’essai. Il a toujours existé des belligérants qui choisissent de passer outre des règles du JEU. Oui, la guerre est aujourd’hui un jeu avec de bien trop gros intérêts.

Dans un billet de La Provence faisant le point sur le Coronavirus dans le monde ce 20 mars 2020, ce fléau, du haut de son stade de pandémie, représente 9800 morts à travers le monde, en trois mois. Mais, la médiatisation de cette pandémie est énorme; une communication monstre qui suscite pas mal de curiosités. Que cache COVID-19? Le monde est-il en guerre? Guerre sanitaire ou guerre du terrorisme? La guerre du terrorisme fait-elle rage? Qui sont les principaux antagonistes?

Dans de tel contexte, comment engager la responsabilité des entités présumées terroristes?

Face au terrorisme, l’humanité risque de perdre la face. En 1675, la France et la Prusse ont ratifié un accord, l’Accord de Strasbourg, interdisant l’emploi des balles empoissonnées. Puis, en 1874, la Convention de Bruxelles sur les lois et coutumes de la guerre, en son article 13, il est disposé: «D’après ce principe (article 12) sont notamment interdits l’emploi du poison ou d’armes empoissonnées….). Ensuite, l’emploi des moyens de guerre bactériologiques est interdit par le protocole de Genève de 1925 contre l’emploi des armes chimiques et biologiques. Drôlement, cette mesure n’interdit pas le stockage, seulement l’emploi. Une telle prohibition a été soutenue et complétée 47 ans plus tard par le Traité multilatéral du 10 avril 1972 sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques ou à toxines et sur leur destruction. Laquelle mesure est considérée comme un outil de désarmement. La prohibition de l’emploi des armes chimiques et biologiques comme moyen de guerre est considérée comme l’une des plus anciennes règles du droit international humanitaire. Mais, à l’heure de cette vague exponentielle du terrorisme, quel est le bilan? Quelle est la force juridique d’un tel outil face au droit de véto des États patrons du monde?

Le Covid-19, pour se rappeler que d’autres choses comptent, une réaction face à des inconséquences et des insatisfactions et, une guerre déclarée pour des raisons déraisonnables des grands manitous de cette civilisation en voie de disparition…. Et Haïti dans tout cela? Peut-être un dommage collatéral comme bien d’autres États de l’hémisphère.

Pierre Cosny BELLEVUE.-
Juriste
Membre du Cabinet du SDC




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