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Coronavirus : Une soudaine condition inhumaine confinant tous à la quarantaine !

Coronavirus : Une soudaine condition inhumaine confinant tous à la quarantaine !



L’aube de la troisième décennie du deuxième millénaire a vu des vingtenaires, trentenaires, quarantenaires, cinquantenaires, sexagénaires, septuagénaires et octogénaires, tous réduits à la quarantaine.


Les principes libertaires qui couronnaient l’abécédaire, le glossaire, la grammaire et le syllabaire de la justice, la fraternité et la paix, mémorisés même par les générations aujourd’hui centenaires, sont laminés dans un véritable impair qui dépeint le déclin funéraire de l’empire occidental qui se confinait dans un imaginaire illusoire de haut dignitaire d’une factice suprématie inébranlable.

Dans ses destructions pulmonaires génocidaires, l’adversaire d’origine aviaire nous oblige à faire des inventaires sincères et profonds pour repenser les itinéraires et les planifications budgétaires « as usual » vers des améliorations des systèmes sécuritaires et immunitaires. Étonnamment, les acquis judiciaires, humanitaires et séculaires sauvegardés et défendus avec hargne par les institutions multipolaires telles l’ONU, l’OMS et la Banque mondiale, sont bafoués, déboités, ridiculisés, humiliés, affaissés et effondrés. Même les nations qui se croyaient souveraines obéissent têtes baissées aux conditions malsaines et infrahumaines imposées par la vermine qui nous révèle une biosphère fragile comme une porcelaine.

Les assises scolaires, identitaires, consulaires et interplanétaires qui mixaient sincèrement ou hypocritement les races, les nations, les propriétaires et les prolétaires, sont tombées sur leur piédestal. Depuis quelques semaines, l’être humain n’est plus l’animal grégaire doté de facultés de raisonnements et d’argumentaires nécessaires qui lui permettaient de se démarquer de son état primaire de Primate, Paranthropes et Néandertal. Les vertus des interactions sociales dont se vantait l’humanité sont traquées de manière arbitraire dans des arbitrages impensables infligés par un petit animal mortifère qui nous réduit à un stade bestial.

Originaire de la proximité tibétaine, la vipère possèderait une rare capacité parasitaire pour se muter du pangolin à l’être doué de raison qui vit aujourd’hui une mauvaise saison dans une déraison qui risque de conduire les moins résilients vers des pendaisons.

Malheureusement, des actes suicidaires s’ensuivront

Les corolaires de la crise «covidique» dont les pertes financières, les désastres bancaires et les résultats économiques déficitaires vont certainement entraîner des actes suicidaires. Les témoins oculaires et auriculaires du désastre post-traumatique de la crise de la bulle financière de 2008 se souviennent encore que des multimillionnaires ne pouvaient se remettre des répercussions néfastes tributaires de leur situation psychosociale précarisée. À la suite de la dépression de 2008, beaucoup de professionnels et d’entrepreneurs ramollis avaient commis l’acte odieux d’accompagner leur propre âme en enfer. Une recherche menée par des sociologues et des professionnels de la santé des universités d’Oxford et de London estime à plus de 13 000, le nombre de cas de suicides observés pour les États-Unis, le Canada et 24 pays de l’Europe découlant de la crise des « subprimes ».

En comparaison avec la débâcle de 2008, les spectres des défaillances monétaires du Covid-19 s’annoncent encore plus téméraires et horribles. Ce qui suggère que les institutions universitaires et sociales devraient d’emblée y pencher pour s’engager dans des mesures salutaires et des projets d’encadrements supplémentaires en vue de favoriser l’atténuation des répercussions incendiaires de la sinistre catastrophe pluridimensionnelle qui se dessine à l’horizon.

Depuis plus de deux mois, les humains sont cloitrés à la maison à réciter des conjugaisons funestes et fredonner des oraisons sans terminaisons qui donnent une démangeaison intégrale, de la tête au pied. Sans des prises en charge dynamiques socialement bénéfiques, ce n’est pas évident que les économies rachitiques vont vaincre les secousses psychosomatiques sismiques causées par ce contexte de panique apocalyptique.

La pestiférée savonne notre planche de salut et donne du pain sur la planche aux élites scientifiques, économiques et politiques. De toute évidence, il vaut mieux se confiner momentanément entre les quatre murs que de s’immobiliser éternellement entre les quatre planches. Espérons que la victoire jubilatoire nous sourira avant que les actes dilatoires et diffamatoires n’effacent l’humanité dans un dernier geste respiratoire.

Une prédiction de crises humanitaires, sanitaires et financières sans égale

La vilaine dégaine ses mauvaises graines dans les régions américaines, africaines, asiatiques, australiennes et européennes. Elle sème la déveine à toute course et à toutes les bourses dans les zones rurales, urbaines, périurbaines et métropolitaines. Dans son parcours non linéaire, ce protozoaire se multiplie dans une allure tourbillonnaire pour s’associer aux maladies cardiovasculaires qui jubilent, dans la somptuosité, à travers les cérémonies lugubres offertes quotidiennement en Italie, en Espagne et aux États-Unis. Dans les régions romaine, valdotaine, napolitaine et palermitaine de l’Italie, la douloureuse peine s’amplifie. La vermine bouge à vive allure à l’instar d’une arme nucléaire pour étendre ses tentacules cellulaires en précipitant ainsi les actes testamentaires dans une improvisation indésirable.

Les tifosis qui se déchaînaient dans les gâteaux de type la madeleine réduisent leurs dépenses fantaisistes car le virus freine les phantasmes de turlututu et de manucure-pédicure pour décréter un comportement de strict minimum dans la gastronomie, l’esthétique, l’habillement et le maquillage.

D’une part, les activités saines et les pratiques puritaines de litanies, neuvaines et sainte cène s’affichent en ligne, à la queue leu leu, dans une énergie désespérée par des sacristaines et des franciscaines vacillant dans un manque d’inspiration et d’aspiration puis dans une dimension thaumaturgique, pour implorer avec ferveur, persévérance et véhémence, l’omnipotence et l’omniprésence trinitaire. D’autre part, les vaniteuses et les mondaines passent leurs jours et nuits dans la migraine, car contraintes dans des confinements et des isolements de leurs zones de confort et de leurs lieux de prédilection, les clubs érotiques, les défilés dispendieux, les casinos diurnes et nocturnes à Las Vegas, Foxwoods de Connecticut, City of Dreams de Chine, Monte Carlo de Monaco ou Hard Rock de Punta Cana.

L’impuissance des institutions élitistes, prestigieuses et des instances internationales

Malgré les stratégies somptuaires, les vives discussions plénières et à la huitaine pour la mettre en chaîne, les institutions panaméricaines, régionales et mondiales demeurent impuissantes devant les prouesses pernicieuses de cette nouvelle pestiférée qui ternit leurs images. Une pléiade de sommités, universitaires exemplaires, missionnaires et mandataires scientifiques sont désignés par les plus prestigieux instituts de recherche pour sortir l’humanité de ce contexte mortuaire.

Malheureusement, lentes sont toujours les phases d’inspirations, réflexions, discussions, simulations et expérimentations entre les scientifiques avant d’atteindre la coordination, l’équilibre, la conclusion, la vaccination et les solutions optimales. La science ne peut opérer de miracle, nous rappelle la spécialiste en Médecine de l’université de New York, Dr. Shella Lominy. Alors une hypothèse plausible mais peu certaine serait que le changement climatique de l’hivernal à l’estival ralentirait la vermine dans son festival viral exponentiel.

Parallèlement, le vilain capitaine de la famille républicaine se perd dans les mêmes rancœurs et la même rengaine de scènes d’improvisations et de médiocrité pour chauffer l’arène de la xénophobie, des animosités, des zizanies et des hostilités. Pendant qu’il critique les équipes médicales cubaines qui réalise un travail de longue haleine pour se livrer dans des missions samaritaines pour aller sauver des vies, ce leader incompétent posté dans une imposture de prophète de malheur n’arrive pas à apprécier dans ses lunettes belliqueuses cette aubaine cubaine qui aurait pu servir même les populations des États de New-York et de Washington qui ne savent à quels saints se vouer. Les médecins américains sont dépassés par les évènements ; les prochaines victimes du Covid-19 sont dénombrées toutes les deux à trois minutes. À cet instant (1er avril, 5h30), 189 633 infectés et 4 081 décès relatifs au Covid-19 sont enregistrés aux États-Unis.

Le coronavirus attaque l’aire métropolitaine et les couronnes périurbaines avec la même rigueur. De cette peine surprenante qui accroît les valeurs marchandes du « thé verveine », très peu de reines restent sereines dans leurs châteaux ornés. Sans préjudice économique, politique, social et racial, aucune nation n’est à l’abri de ce nouveau paradigme de Covidisme qui trouve son ancrage dans les relations de distanciations économiques et sociales.

L’économie formelle comme l’économie souterraine souffrent amèrement en raison des activités interurbaines et interhumaines au point mort. L’humanité ne peut vivre dans cette inquiétude sans précédent, ne sachant entre quelles mains est logé son lendemain.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com




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