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Quand l’insécurité publique devient la norme en Haïti



Depuis l’ascension du président Jovenel Moïse au pouvoir, le pays ne cesse de faire face à une aggravation de l’insécurité publique qui dérange le fonctionnement de toutes ses activités socioéconomiques. Les responsables au sein des pouvoirs publics agissent comme si de rien n’était. On dirait qu’ils sont payés par les contribuables pour augmenter la situation insécuritaire. Le règne de l’inacceptable qui s’étend à l’ensemble du territoire national devient donc une situation normale, non pas par rapport à son ancienneté, sa complication ou sa durée, mais plutôt à cause de l’inaction et le silence complice des autorités. Pourtant, le pays a besoin qu’elles appliquent les lois pour juguler la crise et résoudre les problèmes.

Les Premiers ministres illégitimes et de facto qui se succèdent, comme Jean Michel Lapin, Fritz William Michel et Joseph Jouthe ont, d’une façon ou d’une autre, donné l’indication que les bandits, qui sèment la terreur partout dans le pays, sont de connivence avec les dirigeants. Récemment, l’actuel premier ministre inconstitutionnel et illégal a déclaré que le pays n’est pas dirigé. Quel est son rôle? Peut-être qu’il vient tout juste de reconnaître que les terroristes de village de Dieu sont au solde du régime en place. Jouthe disait lui-même qu’il communique chaque jour avec les bandits tant recherchés par la justice et les forces de l’ordre. Ceci montre clairement que l’état contribue à la situation insécuritaire totale qui sévit dans les coins et recoins du pays.

On n’a pas besoin de grande théorie scientifique pour comprendre la corrélation des variables sécurité publique et arbitrage de l’État. Cela veut dire que les pouvoirs publics tendent à institutionnaliser l’insécurité au sein de la société et des communautés pour régler leurs affaires au détriment du reste de la population. Le président et ses partisans deviennent plus riches avec l’argent volé du trésor public, les taxes illégales collectées sur les transferts d’argent ($1.50), le pillage du fonds Petrocaribe, etc. Personne d’autre ne bénéficie de la situation insécuritaire en Haïti que les bandits légaux et consorts.

Dans un pays où les autorités étatiques connaissent les noms, adresses et amis des bandits, ces malfrats travaillent en toute sûreté et sans peur aucune, il devient évident que le banditisme, à l’instar de la corruption, devient une norme au sein des pouvoirs publics en Haïti. En fait, rien n’empêche à l’état de rétablir l’ordre dans le pays. Mais ne comptez pas sur Joseph Jouthe et Jovenel Moise pour le faire puisqu’ils restent et demeurent les premiers bénéficiaires de l’insécurité. Ils n’ont aucun intérêt à renverser la situation. Machiavélique est leur action, même s’ils ne saisissent pas la théorie par faute de verbe et de lecture.

Le problème c’est que le gros peuple fait silence sur les méfaits de l’insécurité, sur l’état mental, économique et social des individus affectés par ce cancer qui déstabilise le pays dans tout son ensemble. Personne ne sait à quel saint se vouer. L’ancienne opposition, permettez que je la désigne ainsi, a démissionné, il y a belle lurette. On n’entend rien de Mirlande Manigat, Éric Jean Baptiste, Jean Charles Moïse, Jean Énold Buteau ou André Michel, pour ne citer que ces avant-gardistes. N’en point besoin de parler du mort-vivant que l’on appelle Jude Célestin. Peut-être qu’ils attendent tous le prochain marathon électoral pour se faire entendre. Entre temps, les bandits continueront de faire leur petit bonhomme de chemin comme bon leur semble. Ils font ce qu’ils veulent dans notre république de carnaval.

Enfin, même si la corruption et l’insécurité totale n’ont pas débuté avec le pouvoir de Jovenel Moïse, il est clair que son régime a normalisé le fonctionnement de ces fléaux qui gangrènent le développement du pays. Pour ces inconscients, le pays est comme une entreprise dont les actionnaires majoritaires sont le soi-disant chef de l'état et ses associés. N’est-ce pas que les bandits de grand chemin ont plus de pouvoir que les forces de l’ordre? La réponse à cette question cruciale révèle bien que l’état est la principale source d’insécurité publique en Haïti.

Jocelyn Jean




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