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Le crime Petrocaribe, la pièce à conviction suffisante pour l’éviction de la corruption aux offices officiels !

Le crime Petrocaribe, la pièce à conviction suffisante pour l’éviction de la corruption aux offices officiels !



« Toute personne qui vole les fonds publics doit purger sa peine en prison. Or, Jean pille les fonds publics destinés au bien-être de la population ». Jean doit donc finir derrière les barreaux. Simple syllogisme !


« Collusion, favoritisme, surfacturation, détournement de fonds, non-application des bonnes pratiques de gestion des projets, supervision défaillante et complaisante des travaux, irrégularités au cadre réglementaire, anomalies dans les pratiques de gestion et d’administration », la CSCCA perçoit dans la gestion du fonds Petrocaribe tous les gènes d’un pillage sauvage, crapuleux et d’un chaos administratif sans pareil.

Une longue liste d’officiels — dont ministres, directeurs généraux, parlementaires et toute une lignée présidentielle, propriétaires de firmes bidon, signataires, experts de l’ingénierie de l’usurpation, l’imposture, détenteurs de contrats en mauvaise et indue forme, encore au pouvoir — a été indexée par la Cour des comptes dans les graves prévarications des fonds du Petrocaribe. Preuves à l’appui, arguments irréfutables, faits vérifiés à la loupe de la lumière des inspections et perquisitions techniques objectives, on continue de se demander perplexe selon quelle référence de telles personnalités continuent-elles de déposer leurs fesses sur les fauteuils bourrés des institutions clés de la Cité.

Haïti, serait-elle une exception des conventions signées qui plaident pour que la corruption soit sanctionnée, peu importe l’enveloppe de la peau, le genre, la nationalité, la religion ou l’appartenance politique du fautif ?

Pendant que les nombreux corrompus et corrupteurs de la dernière décennie continuent de faire la navette spatiale dans la sinécure officielle au terroir, une pléthore de chefs d’État, ministres et Premiers ministres dans la région sont cloîtrés dans la prison à cause de leurs crimes et leur gabegie administrative et financière.

Haïti a besoin aussi de tels signaux pour qu’enfin cessent l’étroitesse de l’esprit, la hardiesse de l’ignorance, l’ivresse de la gouvernance, la bassesse de « l’intelligentsia », la détresse de la jeunesse et la grossesse ectopique de cette république historique.

Les coups bas et les contrecoups racontés par la Cour des comptes

Plus de 23 millions de dollars gaspillés dans la construction du viaduc de Delmas, baptisé dans un discours péjoratif coléreux, de Carwash scandaleux. D’une part, la population naïve est bafouée, lamothée et martelée par des capitaines vaniteux, venimeux, crasseux, malicieux, pernicieux, moyenâgeux et outrageux. D’autre part, les yeux méticuleux des Petrochallengers courageux, rigoureux et fougueux ont indexé et identifié avec justesse les vrais enjeux et mobiles des usurpateurs et imposteurs dans ce jeu pervers de poker-menteurs animés avec brio par des experts de la corruption et de la gabegie inédite accouchée au cours de cette dernière décennie d’ineptie et d’inertie.

Une surfacturation de 400 % par rapport à la résolution initialement adoptée, un contrat d’exécution de 13.6 millions de dollars a été octroyé pour la construction de l’autre viaduc hyper facturé au niveau de la Marine haïtienne. Un mariage de bobinage, saupoudrage, déboulonnage, déboitage et de ravage des ressources publiques dans un copinage malsain entre exécution et supervision qui se solde par un carnage économique.

Si Delmas se réjouit de son viaduc archaïque, mais au coût astronomique permettant, à défaut de passerelle routière, d’accueillir les exaspérations populaires à travers les concerts de jazz, églises, écoles, chauffeurs, professeurs et étudiants révoltés; celui de Carrefour reste un ouvrage caduc, une duperie, un truc kwashiorkor, une traversière au stade embryonnaire envahie par la poussière. Un véritable dépotoir pour recevoir les immondices et les déchets excrétoires de la population dérisoire, en désespoir, emmenée à l’abattoir et dépourvue d’infrastructures sanitaires.

Des projets onéreux de réhabilitations de tronçons de route et de ponts constituaient également des recours pour la mafia, les aroussas et les aloufas de ce régime cupide qui font leur beurre déloyalement dans des leurres et des œuvres cosmétiques qui visent à détourner l’œil. Installé dans un cercueil en boîte noire dévoilée, le Petrocaribe est l’objet d’un seuil critique du deuil financier causé par des fauteuils officiels.

Une conciliation des conclusions de la Cour des comptes avec les investigations de la population.

Octroi de contrats délictueux à des firmes différentes — mais aux mêmes numéros d’immatriculation fiscale, numéros d’agrément identiques et numéros de patente analogues — pour exécuter les mêmes travaux, les mauvais esprits au gouvernail de cette barque de malversation ont été en mission impossible accomplie pour innover dans la gourmandise et le pillage inimaginable.

Les retouches de peinture du Rex Théâtre en contrepartie de plusieurs millions de dollars, les marchés publics, ports, aéroports, écoles et hôpitaux sont autant de projets mort-nés consignés dans la coopération bolivarienne qui ont capté l’attention du plus simple citoyen de la population mille et une fois ridiculisée.

Des immeubles publics non meublés, lamothés et mal fagotés, baptisés grotesquement de « gratte-ciels » présidentiels concurrentiels. Des parcs de jeu destinés à la faune, aux combats de coqs et de bœufs, qualifiés dans une boutade excessive de « stades » de dernier cri. Maurice Sixto aurait exclamé : « A la Gameuse ! ».

Ces œuvres mascarades surfacturées et plurifacturées dans des sérénades de galéjades, brimades, engueulades et dégringolades, ont retardé et rétrogradé les assises morales, structurelles, infrastructurelles et super structurelles de notre république dépouillée par le PHTK.

La Cour des comptes était aussi étonnée de constater, dans certains scénarios, des décaissements de l’avance de démarrage avant la passation du marché et la signature des contrats. La violation des modalités de l’application de la loi fixant les règles générales de passation des marchés Publics a été également soulignée.

Aujourd’hui, la vérité est que le leitmotiv de ce pouvoir mégalomane consistait à lancer le plus de projets possible afin de mobiliser ses propres firmes, souvent imaginaires. Cette pratique caverneuse consistait également à soutirer des entreprises concurrentes des commissions et des pots de vin au détriment du bien-être collectif.

Les 25 stades sur les monts des Oliviers

À défaut d’un stade bien meublé pour assurer une réception populaire comme il se doit dans les gradins et sur la tribune du gaspillage et du pillage outrageux, les rois et les reines de la gabegie administrative mariaient leur prince, au frais de la princesse, sans doute avec promesse d’une croisière en bateau privé, puisque l’aîné, premier héritier de la bande dévergondée en détiendrait déjà depuis l’âge de 17 ans. D’ailleurs, c’est en raison de son sens très poussé du service public que le jeune homme, devenu multimillionnaire en un battement de l’œil, n’a pas pris le soin « d’achever son master juste après ses études secondaires ». Un véritable génie détourné, largué dans la jungle des projets détournés au profit des brasseurs nés !

Si les cabris, les chevaux, les bœufs, les herbivores et les omnivores n’avaient pas dévoré les sièges, les vestiaires et les herbes synthétiques des stades onéreux construits sous l’auspice du fils prodigue et si les oiseaux ne pissaient et ne chiaient pas sur les lampadaires Laurentiennes dorées pour les éteindre et les décoller, Haïti aurait décollé avec des industries rizicoles, piscicoles, caféicoles, vinicoles, ainsi que des écoles dans les métropoles aux décors multicolores clignotant « Open for Business ».

Et le peuple allait sans doute planifier de manière précoce des noces en des sacerdoces pour psalmodier le nom de Salvador et pour se rendre aux monts des Oliviers en vue de jubiler la victoire du loisir sur le stress, du sport sur la délinquance, de la lumière sur les ténèbres.

Ces bêtes aux dents pourries, aux têtes de mule, aux cœurs de fer dans des projets d’enfer ont été décidément animées d’une méchanceté inégalée pour saper les bases de l’émergence économique et du développement durable de la république.

25 stades, Haïti aurait accueilli le prochain mondial de la FIFA

À Pétion-Ville, Gressier, Carrefour, Léogane, Jacmel, Cayes, Jérémie, Mirebalais, Cap-Haitien, aux Gonaïves, Haïti disposerait de 25 stades flambants neufs pour accueillir dans la propreté, la lumière et la sécurité, les prochaines coupes du monde de la FIFA. N’était son éviction à son poste d’éternel président, monsieur Jean-Bart aurait pu certainement confirmer. Dommage !

Ce ne sont surtout pas des téléphériques et des aéroports modernes qui obstrueraient les canaux de transport et communication intravilles, intervilles, entre Haïti et le reste du monde. Le démon nous aurait jeté un mauvais sort en bloquant si fort notre essor par le biais de ces fameux projets de décollage dans de nouveaux ports et aéroports avortés !

Une classe politique infâme, pourtant bichonnée et cachée sous le jupon protecteur d’une communauté internationale truffée de pharisiens. Les témoins de l’histoire n’auraient pas tort en soutenant la thèse que les prédateurs de l’Occident expriment une mauvaise dent contre cette nation noire libérée des griffes colonialistes. Après plus de 115 ans, les gènes ataviques des bourreaux des siècles passés restent vivants dans les cœurs et les têtes de leurs fistons bornés qui continuent de manigancer la mort de l’ancienne perle des Antilles qui a montré le chemin de la liberté et la justice au monde entier.

Aucune nation ne peut véritablement emprunter le sentier du développement soutenable dans un paysage nocif, addictif, destructif, convulsif et dissuasif aux pratiques démocratiques de gestion axée sur les résultats. La CSCCA encourage ainsi des réformes structurantes portant notamment sur l’élaboration des projets de développement, la gestion responsable et surtout l’octroi judicieux des contrats. Les défaillances, déviances, insouciances et exubérances égocentriques dans les finances de l’Etat doivent être combattues avec véhémence en vue de changer le décor.

Ce régime cancérigène, criminogène et lacrymogène, versé dans le transgène, la monomanie et l’érotomanie porte tout bonnement des gènes d’une myopie singulière. Car une analyse superficielle des résultats et des expériences récentes devait pouvoir anticiper la disparition draconienne d’un tel régime sur l’échiquier politique.

Peuple, élevez vos linteaux !

Les adeptes des paradigmes et des modèles de développement économique sont unanimes à reconnaître une allure croissante des tendances entre la bonne gouvernance avec la compétence, la probité et la dignité.

Peuple historique et fier, élevez vos linteaux et laissez rentrer dans les positions décisives l’honnêteté, la dignité, la science et la conscience. Déroulez tapis rouge, érigez les feux rouges pour brandir carton rouge dans un vif rouge aux dilapidateurs, criminels, corrompus et corrupteurs qui ne sont même pas éligibles pour être candidats aux prochaines crédibles et démocratiques et donc « dé-Dermaloguées ».

Après tant de fléaux et de fardeaux pour faire la peau à l’ancien berceau de la liberté, garni de beaux arbrisseaux, oiseaux, troupeaux et carreaux compétitifs, les bandits légaux méritent bien le cadeau de se cloitrer derrière les barreaux.

Un peuple qui caresse le rêve de changer le décor économique et social, à l’instar de la dynamique politique chez le voisin et au sein de la région, plébiscite aux postes électifs et nominatifs les citoyens honnêtes et compétents.

Nombreux sont les concitoyens, au bercail et à la diaspora, porteurs de gènes du changement inclusif, de la justice, de la paix et du développement durable. Fermez vos oreilles aux discours défaitistes, complotistes, égocentristes, anarchistes, électoralistes et fatalistes qui feraient croire que la politique serait un espace toxique réservé à des animaux, des apaches, dealers, imposteurs, bluffeurs, usurpateurs et dilapidateurs.

C’est archifaux ! Tant vaut le paysage politique, tant vaut la république. Il relève d’un devoir incontournable de se battre pour que l’équilibre se rétablisse et que la justice triomphe. N’est-ce pas que la justice élève une nation.

Puissent les plaques tectoniques du Petrochallenge s’amorcer dans le plus bref délai avec l’agenda objectif et énergique d’exiger lumière et justice pour extirper l’usurpation, la corruption et l’imposture dans la bulle officielle !

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com




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