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Présidentielles Américaines : Biden joue la carte de l’immigration tout en faisant spécialement des yeux doux aux électeurs de la communauté hispanique

Présidentielles Américaines : Biden joue la carte de l’immigration tout en faisant spécialement des yeux doux aux électeurs de la communauté hispanique



Depuis le début de ce siècle, la taille de l’électorat hispanique a presque doublé. Selon des recherches, cette année, les Latinos devraient pour la première fois être la plus grande minorité raciale ou ethnique du pays aux élections présidentielles américaines de ce 3 novembre. Avec un record de 32 millions d’électeurs, ils représentent 13,3 % de tous les électeurs éligibles.

Lors des élections présidentielles de 2012, le nombre d’Hispaniques jouissant du droit de vote aux États-Unis était estimé à 23,7 millions. Pour ce groupe d’électeurs, l’immigration était un sujet sensible à aborder avec dextérité au cours de cette campagne. Ainsi, en quête d’un second mandat, l’administration du président Barack Obama avait décidé de suspendre pour deux ans les expulsions d’étudiants nés de parents aux statuts illégaux ou vivant dans la clandestinité dans le pays. C’était un immense soulagement pour ces derniers qui croient mordicus au rêve américain.

Parallèlement, les données démographiques disponibles s’accordaient à affirmer que les Latinos étaient les principaux concernés par cette décision jugée peu convaincante puisque l’attente d’une vraie réforme de l’immigration se faisait encore attendre. Jusque-là, les Latinos s’étaient sentis déçus par le Président Barack Obama, qui a échoué à présenter cette vaste réforme promise en 2008. Cependant, malgré tout, ils gardaient foi dans le candidat démocrate. Ils l’ont déjà soutenu en 2008 à 65 %, ils l’ont réitéré plus fortement à 70 % en 2012.

Mais, huit ans plus tard, les données n’ont pas changé, puisque cette année encore, les électeurs latinos inscrits à voter ce mardi 3 novembre, comme tous les autres citoyens américains, souhaitent que le gouvernement fédéral soit plus impliqué dans la résolution des problèmes du pays. Mais, parmi tout autre problème domestique auquel le pays fait face, ils pensent qu’il serait plus que nécessaire pour les autorités d’établir un moyen pour la plupart des immigrants non autorisés de rester légalement dans le pays.

Pour y parvenir, il faut que l’administration qui sera élue à partir du 3 novembre puisse se pencher d’arrache-pied sur la question. Et pour ce faire, il faut un programme d’immigration visant à résoudre la situation de millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont illégalement présents aujourd’hui sur le territoire américain. Si Donald Trump n’entend guère négocier les prescrits de son parti sur l’épineuse question de l’immigration irrégulière, quant à Joe Biden, il doit, pendant tout le reste des semaines restantes de sa campagne électorale, prendre en considération la cause de cette importante tranche de l’électorat américain : ces Latino-Américains soucieux des leurs qui vivaient dans la clandestinité dans le pays.

Puisque bon nombre de ces millions d’immigrants éligibles à voter aux élections de 2020 vivent dans seulement cinq États indécis comme la Californie avec plus d’électeurs éligibles aux immigrants (5,5 millions), New York (2,5 millions), la Floride (2,5 millions) réunis, le Texas et le New Jersey complètent le top cinq, avec respectivement 1,8 million et 1,2 million, donc ces électeurs auront un grand rôle à jouer ce 3 novembre.

Si les Hispaniques avaient voté pour les démocrates lors des élections présidentielles de 2008 et 2012, par contre, sur la question de l’immigration, ils ne sont pas satisfaits de la performance d’Obama qui n’avait pas tenu sa promesse d’une grande réforme de la politique d’immigration. Ce qui fait, pour avoir été le Vice-président durant les deux mandats d’Obama, le candidat démocrate à la présidentielle fait toujours l’objet de critiques concernant les politiques d’application de l’ère Obama et un taux d’expulsion supérieur à celui de Trump.

Ainsi, dans le cadre de sa campagne, pour apaiser une attente non satisfaite des immigrants, particulièrement la communauté hispanique, cette force capable d’influencer les élections surtout dans les États indécis, Joe Biden promet que, non seulement, la construction du mur frontalier du président Donald Trump cesserait si toutefois il est élu président le 3 novembre, mais il ajoutait qu’il agirait rapidement pour annuler de nombreux décrets et actions de Trump en matière d’immigration. « Il n’y aura pas un autre pied de mur construit sous mon administration », avait déclaré Biden lors d’un point de presse début août dernier aux journalistes noirs et hispaniques.

Il a ajouté « Je vais m’assurer que nous avons une protection aux frontières, mais cela reposera sur le fait que nous utilisons des capacités de haute technologie pour y faire face. Et aux points d’entrée — c’est là que se produisent toutes les mauvaises choses ».

Biden a également promis de poursuivre une législation complète sur l’immigration, ce que le Congrès n’a pas été en mesure de faire depuis 1986 et a échoué notamment en 2013, lorsque les républicains de la Chambre ont rejeté un projet de loi adopté par le Sénat.

L’adoption d’une législation serait probablement une lourde tâche, mais Biden pourrait agir rapidement pour annuler les ordres exécutifs et les actions signés par Trump, un total fixé à plus de 400 par le Migration Policy Institute.
Selon le site Web de la campagne de Biden et de son candidat à la vice-présidence, le sénateur Kamala Harris, dans les 100 premiers jours après son entrée en fonction, Biden révoquerait la déclaration d’urgence nationale de Trump pour construire le mur frontalier, annulerait diverses interdictions de voyage et d’asile, et mettrait fin aux politiques de « rester au Mexique » et de « comptage » des frontières qui empêchent les migrants demandeurs d’asile d’entrer aux États-Unis.

Biden promet que son administration prendrait, également, et ceci d’une façon rapide, des mesures pour rétablir et étendre les protections pour les immigrants sans papiers qui sont arrivés aux États-Unis en tant qu’enfants et qui ont été protégés dans le cadre du programme d’action différée sur les arrivées d’enfants. Il accorderait à ces soi-disant « rêveurs » l’accès aux prêts étudiants fédéraux, peut-on lire dans le texte de Tanvi Misra, titré : “Biden’s immigration plan : Cancel Trump orders, seek bill in Congress.”

Durant son mandat de quatre ans, Biden compte augmenter également le plafond actuel des réfugiés de 18 000, un creux historique, à 125 000, ce qui dépasserait même les niveaux de l’ère Obama. Son plan prévoyait qu’il publierait de nouvelles règles et orientations pour le traitement des migrants à la frontière d’une manière que Todd Schulte, président du groupe pro-immigration Fwd.us, a qualifiée de « totalement transformatrice. »

Toujours selon l’article de Tanvi Misra, l’administration de Biden aurait également visé à « engager un capital politique important pour enfin mettre en œuvre une réforme législative de l’immigration ». Cela inclurait une poussée pour de nouvelles lois et politiques pour permettre à plus de personnes d’entrer dans le système d’immigration. Cela inclut les quelque 11 millions de sans-papiers actuellement dans les pays, pour lesquels Biden a l’intention de créer « une feuille de route pour la citoyenneté », à condition qu’ils paient des impôts et passent des vérifications d’antécédents.

Le plan de Biden vise à accélérer le processus de citoyenneté des travailleurs agricoles. Cela élargirait le soi-disant programme de visa de travail hautement qualifié et apporterait des changements pour empêcher l’exploitation des travailleurs étrangers et le déplacement des travailleurs américains. Cela éliminerait les limites des cartes vertes basées sur l’emploi par pays, qui ont entraîné des retards de plusieurs décennies pour les candidats indiens, en particulier (Tanvi Misra).

Ainsi, avec toutes ces promesses de campagne, le candidat Joe Biden fait des yeux doux aux immigrants, plus particulièrement à la communauté hispanique qui, depuis les toutes dernières élections présidentielles, est devenue une force incontournable.

Prof. Esaü Jean-Baptiste

1— Biden’s immigration plan : Cancel Trump orders, seek bill in Congress.
Tanvi Misra. 20 août 2020




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