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Brèves réflexions sur la situation sociolinguistique haïtienne

Brèves réflexions sur la situation sociolinguistique haïtienne



Le débat que soulève la question de langue en Haïti ne date pas d’hier. Michel Saint-Germain nous dit que « dès le début de la colonie, on retrouve une situation multilingue d’où émerge le créole et le français d’Haïti ». Ainsi, Haïti est né dans un contexte sociolinguistique fragilisé par la présence des langues et des cultures divergentes. Cette dualité linguistique constitue un enjeu majeur dans la mise en œuvre des politiques publiques nationales. Certains chercheurs estiment qu’il y a un lien de corrélation entre la dualité linguistique et l’échec scolaire. Dans cet article nous allons analyser la dualité linguistique haïtienne dans une perspective critique (I). Et d’identifier le rapport existant entre la dualité linguistique et l’échec scolaire (II).


1. La dualité linguistique haïtienne

Classiquement, la dualité linguistique est considérée comme la coexistence ou la cohabitation de deux langues officielles dans une société. Nous allons voir les facteurs qui caractérisent la dualité linguistique haïtienne (A) et comment la mise en œuvre par l’État des politiques linguistiques appropriées peut maintenir l’équilibre social (B).

A. Les facteurs caractérisant la dualité linguistique en Haïti

La dualité linguistique haïtienne se caractérise par : ses deux langues officielles — créole et français —, les usagers et l’usage qu’on attribue à chacune de ces deux langues. Le créole et le français sont l’héritage du passé colonial du pays. Ils sont aussi le pilier de la culture haïtienne. Dans la mesure où, il est strictement impossible de les enlever du patrimoine linguistique et culturel du pays. Officiellement, en 1987, la société haïtienne fut reconnue comme une société bilingue, mais en réalité elle l’a toujours été officieusement pendant environ deux siècles. Les créolophones forment le groupe majoritaire, ils représentent 80 % de la population, 1,5 % sont francophones et 18 % sont des bilinguismes équilibrés.

En effet, le créole est parlé par plus de 98 % de la population haïtienne. C’est en ce sens que Maximilien Laroche affirme que : « du chef de l’État, qui depuis quelque temps s’adresse à la nation dans cette langue — créole — jusqu’au paysan. Et ils s’en servent pour satisfaire la majorité de ces besoins ». Ainsi nous pouvons dire que le créole est la langue commune de tous les Haïtiens ou encore celle qui permet à tous les Haïtiens de se comprendre entre eux. Ils font l’usage de celle-ci dans leur vie quotidienne. Pour ce qui est l’usage du français, elle est plutôt réservée pour des fonctions prestigieuses dans la société. À l’exception d’une minorité de la population haïtienne qui représente moins de 2% pour qui le français reste une langue quotidienne.

B. Mise en œuvre des politiques linguistiques par l’État

Avant d’aborder le fond du sujet, on doit d’abord définir le concept « politique linguistique ». Généralement, « on appelle politique linguistique, ou aménagement linguistique, toute politique conduite par un État ou une organisation internationale à propos d’une ou plusieurs langues parlées sur son territoire, pour modifier trois composantes de leur évolution : leur statut — langue officielle ou non —, leur corpus — élaboration ou reconnaissance officielle de dictionnaires —, de grammaires —, et leur acquisition notamment à l’école – obligation d’apprentissage ou limitation de l’expansion de langues minoritaires, ou même parfois éradication ».

Henry Boyer nous propose une autre définition pour ce concept avec beaucoup plus de précision. Il définit cette notion, appliquée en général à l’action d’un État, comme « les choix, les objectifs, les orientations qui sont ceux de cet État en matière de langue(s), choix, objectifs et orientations suscités en général (mais pas obligatoirement) par une situation intra- ou intercommunautaire préoccupante en matière linguistique (on songe à l’Espagne au sortir du franquisme ou à la Yougoslavie de Tito) ou parfois même ouvertement conflictuelle (comme c’est le cas de la Belgique aujourd’hui) ». Suivant ces définitions, nous pouvons déduire que la politique linguistique est utilisée par les autorités pour résoudre ou gérer les conflits linguistiques provoqués par la cohabitation de deux ou plusieurs langues au sein d’une société et pour valoriser une langue donnée. Ou encore dans l’objectif de garantir le respect du droit linguistique de chaque individu, c’est-à-dire en freinant l’oppression de la langue dominante sur la langue dominée. Jean-Robert Placide et Joseph-Sauveur Joseph notent à ce sujet que toute politique linguistique est basée sur deux grands principes fondamentaux : le principe de personnalité et celui de territorialité. D’abord, le premier est l’un des choix appliqués pour orienter la politique linguistique. Il est basé sur les droits linguistiques personnels. Ensuite, le second principe oriente la politique linguistique vers des droits collectifs de la population. Il prend appui sur la langue du territoire.

En dépit d’une faible communauté francophone, le français reste et demeure la langue dominante dans le pays. Puisqu’il est la langue de la classe dominante, c’est-à-dire la classe qui détient le pouvoir économique et politique et la langue des intellectuelles. Alors que le créole est la langue dominée, ce qui lui donne un statut défavorable vis-à-vis du français et est considéré comme la langue des gens non civilisés. Et par conséquent, il a été mis de côté pendant environ deux siècles. Georg Kremnitz appelle cette situation de « conflit linguistique ». Il souligne qu’il y a « conflit linguistique quand deux langues clairement différenciées s’affrontent, l’une comme politiquement dominante et l’autre comme politiquement dominée ». De ce fait, on peut dire que la situation sociolinguistique haïtienne est conflictuelle. Dès lors, l’élaboration d’une politique linguistique qui prend en compte ces différents enjeux s’avère fondamentale pour pouvoir résoudre cette situation. Elle est capitale pour assurer la viabilité des politiques publiques nationales. Ainsi, plusieurs politiques linguistiques ont été élaborées par l’État en vue de valoriser le créole et d’équilibrer le rapport existant entre la langue créole et le français. Parmi lesquelles on peut citer : la loi de 1979 qui a autorisé la rentrée de la langue créole dans les milieux académiques qui jadis étaient réservés exclusivement au français. Puis en 1980, l’État a fixé l’orthographe de la langue créole. Mais c’est la constitution de 1987 qui en son article 5 lui a conféré le statut de langue nationale et de langue officielle à côté du français. Désormais, tous les documents officiels seront rédigés en deux langues, le créole est autorisé dans toutes les institutions publiques ou privées. La constitution de 1987 a posé en ce sens la base du bilinguisme haïtienne en garantissant le droit linguistique de chaque citoyen. Cependant, malgré tous ces aménagements linguistiques, cela n’a pas eu de grand effet sur le rapport conflictuel des langues et encore moins sur la mentalité des gens.

2. Dualité linguistique et échec scolaire

Dans les paragraphes précédents, nous avons défini la notion de conflit linguistique et abordé sommairement la dualité linguistique haïtienne. Maintenant, nous allons voir dans quelle mesure cette dernière peut influencer ou favoriser l’échec scolaire (B) ; mais on ne peut aborder ce sujet sans d’abord comprendre la signification réelle du concept de l’échec scolaire (A).

A. L’échec scolaire

Le concept « échec scolaire » a été employé pour la première fois par Viviane Isambert-Jamati en 1950 dans le domaine de la sociologie de l’éducation. Ce concept s’est élargi dans d’autres disciplines comme la psychologie, la politique, etc. De ce fait, l’échec scolaire est un concept multidimensionnel. Dans la mesure où on ne peut lui attribuer une définition stable et unique. Le concept échec scolaire peut avoir plusieurs sens et varie suivant le domaine de son application. Les différentes acceptations du concept ou les différentes définitions qu’il peut prendre ne traduisent pas pour autant une forme de contradiction, mais plutôt sa capacité de complémentarité, sa flexibilité continue.

La notion d’échec scolaire « peut être utilisée soit pour parler du non-aboutissement du projet scolaire d’un élève — en d’autres termes un élève qui n’a pas pu boucler le programme scolaire — préalablement définir par l’État ». Dans ce cas, les difficultés d’adaptation à la structure scolaire, les difficultés d’apprentissage — qui sont peut-être d’ordre psychologique —, les perturbations du cursus scolaire et le conflit familial peuvent être les principales causes de l’échec scolaire. Ou pour désigner l’échec d’un établissement scolaire qui a obtenu à la fin de l’année scolaire des résultats non satisfaisants dans ce cas. Les causes peuvent être soit d’ordre administratif ou de celui de l’incompétence des enseignants. Dans un niveau plus élevé, ce même concept peut aussi traduire l’inefficacité d’un système scolaire et de la politique éducative établie par l’état pour répondre aux exigences de la société.

B. L’échec scolaire en Haïti

Avant de parler de l’échec scolaire en Haïti, nous voulons mettre l’accent ici sur la différence entre l’échec scolaire individuel qui généralement concerne un enfant ou un groupe d’enfants en particulier et dépend des facteurs propres à eux ou de leur entourage ; et, de l’échec scolaire provoqué par l’inadaptation d’un système scolaire — l’échec d’un système scolaire — qui lui, peut atteindre une majorité d’écoliers à l’échelle nationale, et d’ailleurs, même ceux qui sont parfois les plus doués. Dans notre analyse, nous nous intéresserons particulièrement au deuxième cas de figure. Maintenant, regardons ensemble l’échec scolaire en Haïti.

L’actuel ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Pierre Josué Agénor Cadet lors d’une interview parle de ce phénomène en ce sens : « l’échec scolaire se traduit [en Haïti] ordinairement par un très faible taux de réussite des candidats aux examens officiels. Et chaque année, plusieurs milliers d’enfants abandonnent le système éducatif ou le quittent sans qualification ni compétence ». Pour comprendre la gravité de la situation, considérons quelques données statistiques. Par exemple, le taux de réussite à l’échelle nationale depuis 2017 est de 41,69 %. Alors que, de 2005 à 2015, le taux de réussite était supérieur à 50 %. « Plus de 320 000 enfants âgés de 6 à 14 ans ne sont pas scolarisés, environ 160 000 adolescents de 15 à 18 ans ne fréquentent pas l’école, au total, près de 500 000 enfants sont exclus du système scolaire et environ 1 million est à risque d’abandonner l’école sans boucler le cursus scolaire ». D’après les données disponibles, seulement 3 sur 100 des apprenants qui intègrent le système scolaire arrivent à décrocher leur diplôme de fin d’étude classique. Ce qui est manifestement très minime. En effet, qu’est-ce qui explique cette déperdition scolaire en Haïti ? Cette question est devenue de plus en plus inquiétante et fait l’objet d’étude de nombreuses disciplines scientifiques notamment la linguistique, la sociologie et la psychologie, etc. Chacune de ces disciplines tente d’apporter une explication plus ou moins rationnelle à cette situation. Ainsi, pour les linguistes le bilinguisme serait l’une des causes de l’échec scolaire. Dans les prochains paragraphes, nous nous questionnerons sur le rapport entre la dualité linguistique et l’échec scolaire en Haïti.

C. La dualité linguistique et l’échec scolaire

Le lien entre langue et apprentissage est très étroit. Dans la mesure où la langue constitue le vecteur principal de la transmission du savoir. En milieu scolaire, la maîtrise d’une langue est primordiale pour faciliter l’échange dans la salle de classe et aussi dans la construction de la connaissance des élèves. Il existe de nombreux pays bilingues ou multilingues qui font face à des difficultés linguistiques dans leur système éducatif comme le Canada, Haïti, le Maroc, Saint Martin et la France, etc. Bien que cette dernière soit unilingue, mais elle n’échappe pas pour autant aux difficultés liées à la question de l’échec scolaire et du conflit linguistique notamment au niveau de l’intégration des élèves issus de l’immigration et des quartiers. Par contre, c’est le cas d’Haïti qui est notre priorité ici.

En Haïti, comme nous l’avons mentionné précédemment dans cet article, la situation sociolinguistique est tiraillée entre le français et le créole. Ce qui implique que le système éducatif haïtien est bilingue, tout comme le Canada qui a également un système éducatif bilingue. Et cela n’empêche pas que le système éducatif canadien soit classé parmi les 10 meilleurs au monde. Alors, est-ce vraiment le bilinguisme qui pose problème ? Bien au contraire, les recherches scientifiques nous prouvent que l’enseignement bilingue peut favoriser le développement cognitif des apprenants. Mais à condition que l’enfant maîtrise déjà l’une des deux langues en question. C’est-à-dire une langue, dans laquelle il peut réfléchir et exprimer toutes ses émotions sans difficulté. Cette langue peut constituer la base de son apprentissage des autres langues et par la suite l’aider à acquérir des connaissances diverses dans d’autres langues sans ambiguïté. C’est dans ce contexte que Nonnon Elisabeth a dit « les élèves qui ont une pratique bien structurée de la langue maternelle dans la famille et qui maîtrisent bien leur langue ne sont pas ceux qui ont le plus de difficultés, au contraire ; cela va donc à l’encontre de l’idée que le contact entre deux langues serait, en lui-même, la cause des difficultés. D’où l’hypothèse d’une interdépendance des niveaux dans les deux langues, chez Cummins par exemple : à un certain niveau de développement de la première langue, l’introduction de la seconde potentialiserait le développement des deux, en favorisant les activités métalinguistiques et cognitives, qui s’appuient sur les deux langues à la fois ». En effet puisque la langue maternelle est souvent la première langue maîtrisée par l’enfant, alors il est conseillé de l’utiliser comme langue de base ou langue de départ dans la formation des enfants ou pour faciliter la transition de l’apprentissage vers une autre langue.

Comparons l’exemple du Canada à celui d’Haïti dans l’application de ce principe. Le Canada, pour faciliter une éducation équitable aux enfants francophones et anglophones en donnant à chacun la même chance de réussite, est beaucoup plus attentif à la question de la langue première des élèves. C’est la raison pour laquelle, on trouve au Canada des écoles pour les enfants issus d’un milieu familial francophone et de même pour les enfants anglophones. L’enseignement de l’autre langue se fait à titre de langue seconde. Bien sûr, ce serait totalement irréaliste de prétendre que le système éducatif canadien n’a pas ses propres faiblesses. Cependant, au moins en respectant le principe de base en matière d’apprentissage — le principe de la première — cela lui permet d’anticiper pour réduire considérablement le taux de l’échec scolaire dans son système éducatif.

Dans le cas d’Haïti où le créole est la langue première d’environ 98 % des enfants, cette langue devrait être considérée comme la langue primaire ou langue de départ dans le système scolaire. Le créole devrait constituer la passerelle ou encore le pont permettant aux enfants de faire la transition vers les autres langues, en l’occurrence le français afin d’assimiler les connaissances disponibles dans cette langue. Pour que le créole soit la langue de base, la langue de transition vers le français, cela demandera aux pouvoirs publics de faire un travail supplémentaire au niveau de la production des connaissances en langue créole, des travaux de traduction de masse en créole. Cette démarche est fondamentale pour enrichir la langue créole. À la différence du système canadien qui favorise la langue première de l’enfant, le système haïtien ne priorise aucun système. Il n’a tenu compte d’aucun principe, car, le créole, comme langue première est systématiquement mis de côté. Ce qui implique que les élèves haïtiens sont dans l’obligation d’abord de comprendre des notions et d’acquérir des connaissances dans une langue qui leur est étrangère et au même moment d’apprendre cette langue. Une double démarche à la fois complexe et périlleuse. Est-il possible de bien assimiler des notions dans une langue qu’on ne maîtrise pas ? Donc, au lieu que le système mette en place une méthode de transition en s’appuyant sur la langue déjà maîtrisée par les enfants, il crée de préférence une disjonction entre ces deux langues ; et au final, le résultat est désastreux comme illustré dans les lignes précédentes à travers les données statiques. Le cas d’Haïti confirme en effet l’affirmation de madame Jessica BALL qui dit : « lorsque la langue utilisée à l’école n’est pas la première langue de l’enfant (sa langue maternelle), le risque de déscolarisation ou d’échec dans les petites classes est plus élevé ».

Conclusion

En somme, la dualité linguistique haïtienne est une marque culturelle qui identifie le peuple haïtien. Elle ne doit servir en aucun cas comme source de conflit dans la société. Au contraire, elle doit être préservée par des politiques linguistiques justes et équitables. Cependant, il ne fait aucun doute que la non-maîtrise du bilinguisme dans le système scolaire haïtien soit l’une des causes de l’échec scolaire. Or en raison de la mondialisation, le bilinguisme devrait être considéré comme un atout essentiel dans la formation des élèves et des jeunes cadres du pays. Il revient dès lors à l’État haïtien de mettre tout en œuvre afin de construire un espace sociologique équilibré et dynamique pour favoriser l’essor économique de la société.

Chrislène HECTOR, dit Sasha.

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