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Avec deux missions différentes, Mike Pence et Kamala Harris étaient séparés par des parois en plexiglas lors de leur débat du mercredi 7 octobre

Avec deux missions différentes, Mike Pence et Kamala Harris étaient séparés par des parois en plexiglas lors de leur débat du mercredi 7 octobre



Alors qu’il n’y avait pas cette séparation lors du débat du 29 septembre entre le président sortant et l’ancien vice-président, une décision avait été prise pour séparer les deux candidats par des parois en plexiglas, suite à l’annonce que le 45e président des États-Unis, Donald Trump souffrait de la Covid 19. « Et pour plus de précautions, la commission indépendante qui organise le débat va installer du plexiglas entre les deux rivaux, a expliqué à l’AFP une responsable de l’équipe de Kamala Harris, confirmant une information de Politico que Mike Pence, 61 ans, a été déclaré négatif au nouveau coronavirus, mais que l’inquiétude demeure après l’annonce de vendredi, que le président américain avait la COVID-19. »

Dans son texte « Kamala Harris et Mike Pence offrent aux téléspectateurs un débat courtois » publié dans France 24 le 8 octobre 2020, Yona Heloqua écrit : « C’est un débat sous le signe du coronavirus qui a été organisé, mercredi 7 octobre à Salt Lake City, en Utah. L’annonce de la contamination de Donald Trump, la semaine dernière, a chamboulé la campagne présidentielle américaine. Les deux colistiers de cette course à la Maison-Blanche, le vice-président républicain Mike Pence et la sénatrice démocrate de Californie Kamala Harris, ont donc débattu séparés par des parois en plexiglas. Dans une Amérique divisée, le symbole est fort. »

Le débat du 7 octobre

Les faits historiques montrent que le peuple ne s’est pas toujours intéressé aux débats télévisés entre les deux candidats à la vice-présidence. « En 2016, Mike Pence et Tim Kaine n’avaient guère fait recette. Le débat télévisé entre les “doublures” du républicain Donald Trump et de la démocrate Hillary Clinton n’avait attiré que 37 millions de téléspectateurs — l’une des plus faibles audiences de l’histoire des débats électoraux aux États-Unis. »

Mais, « Si les débats entre candidats à la vice-présidence sont généralement beaucoup moins regardés et portent peu à conséquence, le débat Pence-Harris devrait, lui, être l’un des plus regardés de l’histoire et l’un des plus lourds de conséquences, prédit Mitchell McKinney, directeur de l’Institut de communication politique de l’Université du Missouri. »

Effectivement, après la confrontation très houleuse du mardi 29 septembre entre Trump et Biden, le débat opposant Kamala et Pence s’est déroulé de manière civilisée. Dans son texte « un débat courtois, un vice-président, une candidate et… une mouche », publié dans le Point le 8 octobre 2020, Hélène Vissière écrit que : « D’habitude, l’affrontement entre les deux vice-présidents ne passionne guère les foules. Mais, cette année, avec l’hospitalisation de Donald Trump et les deux plus vieux candidats de l’histoire en lice, c’est devenu “le plus important débat de vice-présidents de l’histoire américaine”, selon John Hudak, de la Brookings Institution. En un mot, il s’agissait de savoir s’ils étaient taillés pour occuper le bureau ovale au pied levé en cas de pépin de santé de leur colistier. »

Quant à Corentin Pennarguear dans son texte « Débat des vice-présidents : entre Harris et Pence, des désaccords courtois, mais profonds », il pense qu’« après un débat infernal entre Donald Trump et Joe Biden la semaine dernière, le duel des vice-présidents avait un air de discussion polie mercredi soir. Mike Pence et Kamala Harris ne se sont pas interrompus, ne se sont pas insultés et ont même évoqué leur respect mutuel. Dans les États-Unis de 2020, la performance est notable. »

Opinion que partage aussi le Sud Ouest journal. « Huit jours après le premier face-à-face entre le président républicain, 74 ans, et son adversaire démocrate, 77 ans, qui avait viré au pugilat verbal, le duel entre les colistiers a donné lieu à des échanges sur le fond, plus posés, bien que fermes. Mais dans les faits, le débat n’a pas fait émerger un vainqueur apparent, au moment où le “ticket” républicain doit absolument refaire son retard de plus en plus marqué dans les sondages ». Deux débatteurs avec deux missions différentes.

À moins d’un mois du scrutin du 3 novembre, pour un débat très attendu, que ce soit le Vice-président Mike Pence et la Sénatrice Kamala Harris, les deux avaient, pour une élection qui se déroule sur front de grande incertitude, une mission presque impossible.

Avec pour mission de montrer de l’échec de l’administration de Donald Trump pendant les quatre dernières années surtout dans la gestion de la crise sanitaire qui, au moment du débat, tuait déjà, plus de 210 000 américains, Kamala Harris ne faisait pas de cadeaux à Mike Pence. « Les Américains ont été témoins de ce qui est le plus gros échec de toute administration présidentielle dans l’histoire de notre pays », a lancé d’emblée la sénatrice démocrate de 55 ans, qui serait la première femme à devenir vice-présidente des États-Unis en cas de victoire de Joe Biden le 3 novembre. »

Quant au Vice-président, « Défendant au contraire les mesures de l’administration Trump, Mike Pence, 61 ans, a accusé Kamala Harris de “saper la confiance” des Américains dans un vaccin actuellement en préparation alors que les démocrates accusent la Maison-Blanche de vouloir court-circuiter les procédures pour qu’un vaccin soit prêt avant le scrutin. »

« Mike Pence est en effet depuis février aux commandes de la cellule de crise de la Maison-Blanche chargée de lutter contre le coronavirus. Il a rejeté une fois de plus la responsabilité sur la Chine, promettant de lui faire “rendre des comptes”. Visage impassible, le vice-président sortant s’est trouvé souvent sur la défensive pour défendre le bilan de quatre ans de mandat aux côtés du tempétueux milliardaire. »

Toujours dans sa mission de montrer au peuple américain qu’il ne sera pas intéressant de reconduire l’administration Trump et Pence pour un autre mandat, « Plus souriante, Kamala Harris a ainsi opposé ce qu’elle considère être les succès économiques de Joe Biden en tant que vice-président de Barack Obama de 2009 à 2017 à la politique du duo Trump-Pence, dont le mandat s’achève sur “une récession comparée à la Grande Dépression”. Et elle a accusé le milliardaire républicain de mener une politique favorable aux plus riches. »

« Dès le premier jour, Joe Biden va augmenter vos impôts », a répliqué Mike Pence. Refusant de « recevoir des leçons » de son contradicteur, la sénatrice a aussi défendu l’Obamacare, la loi d’assurance-maladie dont l’administration républicaine veut se débarrasser. »

« Fervent chrétien proche du courant ultraconservateur, Mike Pence a lui mis en avant ses positions “pro-vie” en reprochant à ses adversaires de soutenir “l’avortement tardif” remboursé “par le contribuable”. Ces grands sujets de société sont sous les projecteurs depuis que Donald Trump a nommé en septembre une juge à la Cour suprême qui conforterait la majorité conservatrice au sein de cette institution clé. Les démocrates appellent le Sénat à ne pas se prononcer sur cette nomination avant l’élection. »

« Mike Pence a demandé avec insistance à Kamala Harris si son camp tenterait d’augmenter le nombre de juges au sein de la haute cour en cas de victoire, mais la candidate a refusé de répondre. »

« La sénatrice démocrate a de son côté attaqué avec virulence la politique étrangère de Donald Trump. Il a trahi nos amis et fait ami-ami avec les dictateurs à travers la planète », a-t-elle martelé. »

Un débat de très bonne facture

Pour un débat qui ne va pas pour autant changer la dynamique de l’élection du 3 novembre, dans la foulée, Mike Pence et Kamala Harris avaient, au terme d’un affrontement de 90 minutes, offert un spectacle de très bonnes factures au peuple américain et au reste du monde « Les deux candidats ont cependant offert un débat plus policé que celui, chaotique, qui a opposé Donald Trump et Joe Biden mardi dernier. Kamala Harris, procureure de carrière, est réputée pour sa répartie et ses piques incisives. Si elle a par moments refusé de se laisser couper la parole, le ton n’est jamais monté trop haut. »

Quant à « Mike Pence, d’ordinaire calme et discret, a été fidèle à sa réputation. Il s’est adressé avec respect à sa rivale avant le début du débat : “C’est un privilège d’être sur scène avec vous.” Il l’a aussi “félicitée” pour sa candidature “historique” en tant que première colistière noire pour un grand parti aux États-Unis. Par la suite, la journaliste Susan Page — cheffe du bureau de Washington du quotidien USA Today — a réussi avec brio à modérer les échanges. »

Prof. Esau Jean-Baptiste

1— Agence France-Presse. Du plexiglas entre les candidats à la vice-présidence des États-Unis. Publié le 5 octobre 2020
2 — Sud Ouest Journal-Présidentielle américaine : pourquoi le débat des « vice-présidents » ce soir va tant compter. Publié le 7 octobre 2020
3— Hélène Vissière. Un débat courtois, un vice-président, une candidate et… une mouche. Publié dans le Point le 8 octobre 2020.
4— Corentin Pennarguear. Débat des vice-présidents : entre Harris et Pence, des désaccords courtois, mais profonds. Publié dans l’Express le 8 octobre 2020
5— Sud Ouest Journal. États-Unis : les vice-présidents s’affrontent sur le Covid-19 lors d’un débat « ferme, mais courtois ». Publié le 8 octobre 2020
6 — Yona Helaqua. États-Unis : Kamala Harris et Mike Pence offrent aux téléspectateurs un débat courtois. Publié le 8 octobre 2020




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