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Les trois « P » de la honte dans la politique haïtienne de ces trente (30) dernières années

Les trois « P » de la honte dans la politique haïtienne de ces trente (30) dernières années








Suivant avec intérêt la courbe évolutive du fonctionnement de la chose publique depuis la chute de Jean-Claude Duvalier, l’on a comme l’impression que Haïti est poursuivie et prisonnière d’une sorte de conjugaison de forces occultes. Il s’agit ainsi d’une opinion purement personnelle mettant en relief la pureté d’autres forces contraires présidant à la destinée de la nation. Si nous devons être et rester objectifs, disons sans embarge que c’est nous autres, les haïtiens, qui représentons le mauvais sort qui poursuit Haïti quotidiennement, malheureusement.

De mémoire d’homme, Haïti a connu plusieurs évènements et cataclysmes naturels majeurs, qui ont saccagé ses fondements sociaux, économiques et politiques. Néanmoins, le tremblement de terre du 12 janvier 2010 a marqué un tournant important en termes de dégâts humains et matériels enregistrés et subis par un pays déjà en état de dégénérescence et de délabrement. Pour la première fois, les trois édifices géants symbolisant l’État haïtien à travers ses trois grands pouvoirs, ont volé en éclats à travers des tonnes d’amas de poussière. Il s’agissait du Palais Législatif, du Palais National, du Palais de Justice. Les trois premiers symboles patents et palpables qui caractérisent l’État républicain. Soulignons toutefois que, selon le pays, l’expression « Palais National » pour Haïti peut revêtir différentes autres appellations. Ainsi la « Casa Rosada » pour l’Argentine, la « Maison Blanche » pour les Etats-Unis, le « Kremlin », pour la Russie le palais de l’Elysée pour la France

Situation avant le 07 février 1986

L’ancien président de la République, René Garcia Préval, de regretté mémoire, eut à déclarer : ‘’ je veux restaurer l’autorité de l’Etat ‘’. Il eût été plus correct et plus commode pour l’ex-président d’utiliser simplement l’expression : ‘’rétablir l’autorité de l’État ‘’ . Naguère, lorsqu’on passait devant le Palais Législatif, le Palais National, le Palais de justice l’on se sentait comme perché sur le bonnet phrygien coiffant le palmiste de la liberté autour duquel convergent les armes de la République. L’on se sentait fier d’appartenir à une grande nation sur le plan du respect des valeurs transcendentales et de modèle pour l’émancipation de peuples avides et épris de liberté, après avoir réalisé l’exploit unique jamais reproduit dans l’histoire universelle pour signifier aux faucons de la prédation humaine que le poids de la naissance et l’existence de toute une race d’hommes, ne font point l’ombre de doute.

Les fêtes de l’université et du drapeau drainaient des centaines pour ne pas dire des milliers d’élèves et d’étudiants sur le campus de Damien et de la cour intérieure du Palais National. Particulièrement à Damien où nous faisions connaissance avec des poètes, des écrivains et artistes de renom comme Dr Pradel Pompilus, René Philoctète, Ansy Dérose, Léon Dimanche qui attisaient et enflammaient notre ardeur patriotique et littéraire. Au Palais National quand nous y étions , « Intérieur » qui était commandant du corps d’honneur du Lycée Toussaint Louverture qui allait être appelé pour faire partie de la première promotion de cadets de l’École militaire à la réouverture de celle-ci en 1970 après la mort du dictateur François Duvalier, de son vrai nom ( Jean Rosny Casimir) , de sa voix de stentor, après le discours de Papa Doc qui durait d’habitude près de deux à trois heures de temps d’horloge, nous adressait cette phrase : « Jeunesse de mon pays, prenez vos ébats ! » alors, nous courrions dans tous les sens à l’intérieur de l’enceinte du Palais National où l’on nous servait à manger jusqu’à ce que nous étions rassasiés. Comme symbole de l’État, surtout de l’État républicain, le Palais national représente encore, malgré toutes les incohérences y afférentes qui planent sur le prestige et la noblesse de l’institution de la présidence pendant ces trente dernières années, un haut lieu de réception de dignitaires internationaux et nationaux, à l’occasion, avec un service protocolaire hors pair sous la conduite de l’ambassadeur Yves Massillon, de regretté mémoire. Autrefois, quand quelqu’un était invité à se rendre au Palais National, formellement et fondamentalement, il devait se hisser à la dimension du lieu où l’invitation devrait se matérialiser. Ce fut l’un des plus grands honneurs que d’être invité au Palais National pour une ou des raisons non équivoques.

Le symbolisme de la noblesse de représentation d’expression de la souveraineté nationale se précisait de manière visible à l’occasion de la montée du bicolore national, chaque matin. Le ton sur tout le territoire national était donné d’ailleurs par le Palais National. Gosse, en compagnie de plusieurs autres camarades d’école, on se rendait chaque vendredi au stade Sylvio Cator pour assister et applaudir nos équipes de football des catégories minime, cadette et junior. Nous longions toujours la route passant aux abords de la DGI ci-devant Direction générale des Contributions et le côté ouest du Palais National en passant et repassant des pieds des canettes de lait de carnation qui nous servaient de ballon de football. Arrivâmes devant le Palais National, nous baissions la voix et ralentissions nos pas par ce que se sachant devant le symbole étatique du respect absolu comme nos parents et nos professeurs nous l’ont appris. Il en était de même quand nous passions devant les Palais Législatif et de Justice , la Cathédrale ; devant un hôpital, une église, une école et avec le respect le plus scrupuleux devant un corbillard transportant une dépouille mortelle.

Les jours de séance au Palais de Justice de Port-au-Prince, nos classes secondaires à partir de la quatrième se vidaient de la moitié de leur contenu. On investissait le temple de Thémis avec de nombreux autres élèves de plusieurs établissements scolaires de la capitale, chacun muni de son cahier de quinze centimes pour prendre des notes d’enrichissement de notre vocabulaire venant de tribuns de la basoche qui faisaient résonner la voûte du Palais de justice. On distinguait parmi eux d’avocats français et d’autres régions de la caraïbe francophone venant faire leur stage au Barreau de la capitale. À notre retour en salle de classe, nous n’étions jamais punis, directeurs et professeurs s’accordaient pour dire que leurs ouailles ont été au confluent de la source de connaissance.

Après que François Duvalier se fût proclamé président à vie en 1963, la dictature imposée sur Haïti atteignit sa vitesse de croisière. On imaginait mal un fonctionnement autonome des institutions républicaines en général, des institutions régaliennes comme la chambre des députés, le Palais de Justice en pleine dictature surtout lorsque celles-ci étaient regorgées de partisans zélés et de mordus d’un régime qui se croyaient maîtres d’un pays sans partage sous l’ombre d’un personnage extraordinaire qui avait une conception purement ésotérique du pouvoir. Celui qui campait sur une position d’orthodoxie politique, qui se positionnait sur un processus de réflexion d’opposition même non dictatoriale, éprouverait beaucoup de mal à percevoir en une institution à l’instar du Palais de justice un rempart dressé contre l’arbitraire sous le régime de Papa Doc.

Pourtant, nombreux actes posés à la fin du régime de François Duvalier continué en celui de son fils Jean-Claude, particulièrement au niveau de la justice, montraient que le Palais Justice n’était pas complètement inféodé du dilemme duvaliérien .À l’époque, n’ayant pas la capacité , la maîtrise pour comprendre les subtilités et les nuances politiques, étant gosse, cela ne m’empêchait pas , m’appuyant sur l’avis de ceux –là qui s’y connaissaient , de détacher de la meute juridique servile des figures comme Rock Raymond, ancien, digne et respectable doyen du tribunal civil de Port-au-Prince, devenu par la suite tour à tour président de la Cour de cassation et ministre de la Justice ; Rodrigue Casimir , commissaire emblématique du gouvernement près le tribunal civil de la capitale, puis garde des Sceaux de la République ; Michel O. Fièvre qui fut un modèle hors pair en tant que professeur de droit public, devenu par la suite l’un des meilleurs ministres de la Justice haïtienne du point de vue de compétence et d’honnêteté ; enfin, parmi d’autres éminentes personnalités, citons Aurélien C. Jeanty qui a initié l’indépendance du magistrat du ministère public en établissant la ligne de démarcation entre la fonction de commissaire du gouvernement et celle de représentant du ministère public, avocat de la société. Position qui sera renforcée avec l’élégant Théodore E. Archille qui a commencé à imprimer une architecture moderne aux locaux abritant les institutions judiciaires, surtout en ce qui avait trait à la propreté des bâtiments.

Dans plusieurs procès auxquels j’ai eu le privilège d’assister impliquant des fonctionnaires de l’ÉĖtat, des responsables de l’Administration publique à un certain niveau, certains hauts gradés militaires devant les juridictions de droit commun ,la loi n’a pas été tordue et le droit tiré à la manière d’un wagon par le train de la politique .Maintes décisions judiciaires étaient motivées par la logique du droit et le respect scrupuleux d’un ou des articles de lois appropriés .Les conclusions des Commissaires du Gouvernement siégeant dans les procès surtout pénaux, reposaient systématiquement et fondamentalement sur ce principe cardinal du Droit pénal moderne : « la plume est serve ,la parole est libre » . Dans cette logique, les techniciens de la basoche, défenseurs publics par essence, gardaient quasi-totalement leur indépendance. Leur honorabilité était réellement respectable et respectée. Ils se regroupaient autour des Conseils de l’Ordre dont le prestige des membres garantissait l’éminence des fonctions y afférentes, surtout celle-là plus enviée et convoitée de Bâtonnier.

Nulle part dans notre constitution il n’est écrit que le Parlement est le rempart de la démocratie. Pourtant à force de le répéter il en devient un précepte constitutionnel de fait .De par les attributions qui lui sont conférées par la constitution du 29 mars 1987, le Parlement haïtien est investi de pouvoir et d’autorité qui le prédispose à se dresser pas seulement en rempart, mais plutôt en forteresse de la démocratie haïtienne. S’il se confinait réellement avec honneur et acuité dans son attribution première de faire des lois, secondement de contrôler avec sérénité et impartialité les actes de l’Exécutif, ce qui lui eut permis subséquemment de remplir avec efficacité son rôle juridictionnel ne distrayant pas ou ne dérobant pas les membres du pouvoir exécutif à la rigueur des sanctions constitutionnelles prévues ,le Parlement à lui seul serait l’institution qui rétablirait l’équilibre politique avec son alter ego et du coup, atténuerait considérablement le conflit permanent existant entre le Droit et la Politique dès l’aube de la fondation d’une vraie nation haïtienne .

Ceux et celles qui ont cinquante (50) ans et un peu plus, ont fait la connaissance de la branche ‘’ Sénat’‘ dans le Parlement haïtien qu’à la première législature post-dictature. Avant et au début de la présidence de François Duvalier jusqu’à l’imposition de sa dictature, au niveau des deux paliers de l’institution on comptait de nombreuses personnalités qui les représentaient avec honneur, dignité, fierté dont le visage était perçu comme une sorte de miroir à travers lequel, l’étranger regardait celui des autres concitoyens haïtiens .L’évidence était beaucoup plus marquante encore à l’époque de la dictature des Duvalier avec quelques rares exceptions, avec le monocaméralisme

Situation après le 07 février 1986

Du 14 avril 1987, date de la promulgation de la constitution post-dictature des Duvalier à date, Haïti a connu plus d’une dizaine de législatures. Si parmi celles-ci ___ on doit en compter raisonnablement trois ou quatre ___ certains noms sont et peuvent être retenus au panthéon de l’histoire du Parlement haïtien. Nombreux, c’est-à-dire la grande majorité, ont fait la honte de la nation et de leurs mandants .Situation similaire au niveau de la Présidence également caractérisée par une très forte paupérisation de ressources humaines qualifiées répondant aux exigences constitutionnelles et légales ,sauf l’expérience présomptive de Me Gérard Gourgue avortée dans le sang ,celle contestée au départ dans les normes d’application ,puis acceptée dans les faits avec un regret national suite à son éviction après seulement quatre (4) mois de pouvoir du Professeur Leslie ST-ROC François Manigat ; enfin celle de Marc Louis Bazin ratée au profit d’une effervescence populaire acquise à la cause d’un ‘’homme –messie’’, d’un ‘’prophète auto-fabriqué ‘’.

C’est dur et même navrant lorsqu’une institution aussi prestigieuse de la trempe du Parlement haïtien est vue, conçue et perçue de l’intérieur comme de l’extérieur comme un repaire, un refuge de bandits, ou un ramassis de voyous, de drogue –dealers et de criminels de tout acabit .Comment ne pas faire foi dans des expressions sordides qui viennent de la bouche même de plusieurs des concernés même quand on y perçoit, à un certain pourcentage de l’émotion ? Les faits de terrain, les scandales réitérés éclaboussant la réputation de ces mandataires dont beaucoup sont des avatars de l’histoire récente de la politique politicienne haïtienne qui s’efforcent toujours idiotement à mettre en relief leur honorabilité face à une indifférence populaire de plus en plus accrue , voire une hostilité évidente.

Évidemment, il nous faut reconstruire une autre mentalité .Et ceci, dans tous les domaines de la vie nationale .Plus spécifiquement dans celui de la politique .Les pratiques et manoeuvres politiciennes devront disparaitre au bénéfice d’une politique axée sur la vérité et non fondée sur le mensonge .En lieu et place de chefs, les fonctionnaires à quelque niveau et rang qu’ils puissent appartenir devront devenir des Serviteurs publics .Cette réflexion outrageante me laissait pantois quand je l’ai entendue de la bouche d’une dame dans une camionnette où je me trouvais également à la recherche de faits entrant dans notre fonctionnement quotidien : au niveau du marché de la Croix-des- Bossales surprenant quelqu’un en train de voler au lieu de vociférer ‘’baré vòlè’’ ( ô ! voleur ! ) les marchandes s’accordent pour dire « on a tenu en flagrant délit de vol ,un député ,un sénateur ».

Quelle ignominie ! Quel anathème craché sur la dignité d’une si noble institution qui comptait dans ses rangs des hommes respectables et respectés qui se plaçaient au sommet de la fierté de l’humanité !

Où sont passés notre leadership caribéen et notre position de vigile et d’éclaireur de la race noire ? Avons-nous tout perdu au point de devenir aujourd’hui, après notre dégringolade à une vitesse vertigineuse du 7 février 1986 à la présidence de Jovenel MOISE surenchérissant la complexité de notre apatridie politique, accélérant la pauvreté et la misère de la grande masse des vulnérables, élargissant l’assiette économique et financière des possédants en leur permettant tous les coups et subterfuges, la risée du monde ? Nos frères africains qui nous campaient naguère comme leur modèle de fierté et de dignité, utilisant aujourd’hui beaucoup de tact et d’intelligence pour que leur pays respectif ne franchisse pas le seuil de l’haïtianisation.

Sous la présidence de l’agronome René Gracia Préval (deuxième version), fait insolite, un magistrat instructeur dominicain est venu interroger en personne le président de la République. Alors que l’article 388 et suivants du code d’instruction criminelle haïtienne fait du président de la République la seule autorité à autoriser un haut fonctionnaire de l’État à comparaître comme témoin devant le tribunal criminel. Il s’agissait d’un cas d’assassinat d’un Consul français en Haïti par un homme de main du régime en place : le nommé Amaral Duclona .

Ne possédant pas de preuves palpables, évidentes et tangibles sur la question telle qu’elle a été posée et agitée, nous prions et demandons au lecteur d’en user avec beaucoup de réserve ;il était bruit que l’homme recherché activement par l’Interpol et les autorités policières haïtiennes dormait chaque soir au Palais National. Finalement les autorités haïtiennes ont été contraintes de le livrer à la justice française par le biais des autorités judiciaires dominicaines sur la base d’un traité d’extradition existant entre la France et la République dominicaine.

Avant le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 le Parlement haïtien, le Palais National, le Palais de Justice physiquement de nom, existaient. Mais moralement ,politiquement ils étaient considérablement diminués en termes de ce qu’ils représentaient comme symboles de l’État .Presque dix années après leur disparition physique ,aucune velléité réelle de la part de l’État aux fins de leur reconstruction, sinonpour le Parlement haïtien ou des millions de dollars ont été confiés à une firme de construction pour la pose d’une première pierre .Malheureusement ,une formule avilissante est utilisée pour la construction du Palais National dépôt dans un compte ouvert à la BNC des montants de cinq (5) Gourdes volontaire et plus. Grâce à l’assistanat de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) ,le Palais de Justice de la capitale a pu être logé depuis des années dans un espace très exigu inapproprié pour l’établissement d’institutions judiciaires et de leurs dépendances .Grâce à la MINUSTAH ,un pré- fabriqué a été mis à la disposition du Parlement haïtien à l’endroit où fut implanté le quai Colomb qui recevait jadis la crème du tourisme mondial ,enclavé entre les eaux boueuses d’une mer remplie de fatras ( détritus) et l’odeur pestilentielle d’un soi-disant marché de la saline se dégageant 24 heures sur 24 à quelques mètres du mausolée du fondateur du bicentenaire servant depuis un bon bout de temps de lieu de défécation des sans-logis et des nomades grossissant chaque jour la masse des vulnérables de Port-au-Prince.

Est-ce à tort ou à raison qu’un leader politique le sociologique Sauveur Pierre Étienne, alors porte-parole du parti politique Organisation du Peuple en Lutte (OPL) déclara qu’il considérait le Palais national comme une véritable caverne d’Ali baba .Pour mémoire, cette déclaration faite sous la présidence du prêtre Jean Bertrand Aristide lui avait valu son exil de plusieurs années au Canada.

Sans prendre parti pour ou contre, avec le constat que nous avons devant nous, une conclusion s’impose :les trois symboles des pouvoirs régaliens de l’Etat sont tellement décriés aujourd’hui, le peuple haïtien en perd totalement confiance .Y a-t-il encore espoir pour un redressement possible ? Partant du principe qu’un pays ne meurt pas, et Haïti ne mourra pas, en tant qu’enfants du Dieu vivant et que malgré nos égarements ,nos cupidités et de la volonté d’une minorité pour tout accaparer au détriment de la grande masse des pauvres , il reste encore en nous ,malgré nos ambitions politiques, notre appartenance sociale ,nos situations économiques et financières, dis-je, un faible reste qui interpelle la bonté et la mansuétude de Dieu pour notre pays.

L’élaboration d’une nouvelle Constitution avec en première ligne de mire le changement, dans une large part, de notre régime politique fondamentalement axé sur l’élimination du poste de Premier ministre qui ne sied ni avec notre histoire, notre culture, nos pratiques politiques. La primature qui n’existe que dans notre vocabulaire politique émotionnel, reste et demeure, surtout pendant ces deux dernières décennies avec une accélération démesurée d’une vision parlementariste mercantile sous les deux présidences de régime « Tèt Kale », un haut lieu de favoritisme de la corruption étatique à grande échelle et de tous ses corollaires

Je termine cette réflexion avec cette assertion d’un véritable homme d’État, au départ d’un révolutionnaire –né : « lorsque dans un pays, il y a beaucoup d’hommes sans honneur, il y en a toujours d’autres qui portent l’honneur de beaucoup »

Vive Haïti ! vive le peuple haïtien !

Que Dieu nous soit en aide et bénisse notre Patrie !

Levelt DORCILE
Ancien Commissaire du Gouvernement
Consultant juridique



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