S'identifier Contact Avis
 
26° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sports rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
De la vie à l’Université d’État d’Haïti

De la vie à l’Université d’État d’Haïti










Toutes les questions sont bonnes. Parvenus à ce stade des préparatifs des états généraux de l’Université d’État d’Haïti, les acteurs ont jugé nécessaire de porter la réflexion sur la vie universitaire. Au sens de qualité de vie, bien entendu. Car, faut-il encore le rappeler, ces états généraux visent une transformation positive de l’université d’État d’Haïti, sur tous les plans. Autant dire que l’amélioration de ses prestations ne doit écarter aucune piste.

En effet, si l’UEH veut produire des cadres qualifiés au profit de la société haïtienne, elle doit, dans l’idéal, mettre en place l’environnement approprié à l’obtention de tels résultats. C’est aussi dire qu’il ne pourra plus être question de la seule vie étudiante. Déjà que la notion de vie universitaire enveloppe l’environnement physique certes, mais aussi l’administration et les relations humaines, le développement des curricula, l’organisation des cours, l’efficacité des services offerts, le renforcement des capacités des enseignants, l’aménagement des espaces du campus (à venir), la bonne gestion du personnel…bref c’est à la fois l’organisation de la vie, ses problèmes et ses opportunités.

Nouvelles réalités, nouvelles nécessités

Avec l’augmentation croissante des usagers de l’université d’État d’Haïti, elle est confrontée à deux nouveaux défis. Un personnel en extension, une massification constatée au niveau de l’enseignement supérieur. Or, paradoxalement, à l’inverse, la capacité d’accueil de l’université d’État d’Haïti, déjà insuffisante, se rétrécit. En effet, la survenance du tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui n’a point épargné les différents locaux de l’UEH, laisse plusieurs facultés dans le dénuement. Seules quelques rares facultés ont encore le sourire : la faculté de médecine et de pharmacie dont les locaux ont été reconstruits, et la faculté des sciences en construction. Depuis, rien. L’ENS notamment est un cas d’espèce.

Initiatives entreprises

Toujours en quête d’une amélioration du cadre de vie de l’étudiant, les dirigeants de l’UEH ont créé la direction de la vie étudiante (DVE), qui s’occupe en général de l’organisation d’activités sportives et récréatives destinées aux étudiants, et dotée d’une importance stratégique pour l’accompagnement des étudiants selon le manuel des normes et procédures du rectorat de l’UEH. Cette direction vise à « améliorer la condition étudiante en encourageant les activités sportives, culturelles de toutes sortes, et d’autres loisirs sains » capables de produire un environnement favorable à leur apprentissage.

En ce sens, ladite direction favorise la création ou l’émergence d’associations, de clubs d’étudiants ; elle vient en aide aux étudiants qui auraient des besoins spéciaux ; de même, elle réalise des activités à caractère scientifique culturel, artistique et sportif en vue de manifester les talents.

En dépit de différentes activités réalisées par cette direction, et malgré les bons résultats, les obstacles sont encore grands. Par exemple, le défaut de budget explique le retard mis à répondre aux réquisitions de la DVE alors que les activités ont déjà été réalisées. Causant ainsi du tort à sa crédibilité auprès de fournisseurs qui lui ont consenti des crédits. Par ailleurs, la DVE invite les étudiants à entreprendre toutes activités généralement quelconques capables de desservir la communauté. Telle la visite de ce groupe d’étudiants dans le contexte post-Matthew, en vue d’apporter un support à la ville de Port-à- Piment. Il s’agit aussi, pour cette direction, de rapprocher un peu plus chaque jour les étudiants des différentes entités entre eux, et du rectorat. En attente aujourd’hui, les projets de restaurant universitaire, d’assurance santé au profit des étudiants.

Recommandations et perspectives

Les discussions, dans le cadre des ateliers préparatoires, ont conclu à la nécessité d’aborder la question de la qualité de vie universitaire sous trois angles : « l’établissement d’un environnement où les conditions minimales pour la bonne performance se réalisent », les relations entre les membres de l’institution (étudiants, professeurs et personnel) », « la perception (satisfaction) de l’expérience universitaire ».

Prendre cette voie, c’est aussi s’engager à rechercher, inter subjectivement, les informations sur le degré de satisfaction des membres de la communauté universitaire. Bien entendu, cela implique aussi de s’enquérir du rendement des enseignants, de l’encadrement disponible en dehors des salles de cours, du travail académique des étudiants, de la disponibilité des ressources en soutien à la formation (bibliothèque, laboratoires informatiques, cafétérias, bonne aération, terrains de jeu, connexion internet haut débit…).

Beaucoup de facteurs exigent une prise en compte de la qualité de vie universitaire : la massification de la population estudiantine, l’intensification de la précarité générale, et aussi la crise da valeur constatée dont les effets sont connus au sein de l’UEH, en plus de la diminution de sa capacité d’accueil depuis le tremblement de terre de 2010.

Le focus

Pour ne pas nous perdre, il faudra circonscrire notre action, fixer des buts spécifiques. Par exemple, pour ces états généraux à venir, nous devrons fixer le concept de vie universitaire, nos doter d’un outil de mesure et d’appréciation de la qualité de vie ainsi définie, comprendre la nature de la participation de chaque segment de la population universitaire, mais aussi réguler la participation à la vie démocratique au sein de l’institution, fixer les responsabilités envers la communauté…et, comme en toute chose, prendre toutes les précautions appropriées pour ne pas sombrer dans une recherche idéale de cadre de vie qui nous éloignerait des réalités haïtiennes, et nous ferait ignorer nos moyens réels.



Articles connexes


Afficher plus [870]