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Pétrochallenge ne mourra pas !

Pétrochallenge ne mourra pas !








Ici en Haïti, les véritables réfractaires au changement dans le sens de la progression semblent être l’État et les soi-disant politiciens. Puisqu’ils montrent qu’ils travaillent visiblement contre les intérêts collectifs en implémentant des projets-bidon pour amoindrir la dignité populaire et hypothéquer l’avenir des générations futures.

En fait, tout mouvement social pour le changement doit se contenter d’avoir au moins ces trois(3) caractéristiques : l’identité des acteurs, un ou des adversaires contre lequel ou lesquels que l’on mène la lutte et il doit avoir l’adhésion du plus grand nombre pour atteindre son objectif.

Alors, dans un mouvement social ; il y a toujours un moment de recul, de trêve pour faire l’évaluation et dresser un bilan pour voir où l’on en est et corriger ce qui mérite d’être corrigé s’il y a lieu. Puis après, les acteurs doivent se ressourcer pour avancer tout en déployant de nouvelles stratégies pour la survie et la sauvegarde de la lutte. En ce sens, je suis certain que les pétrochallengers ne sont pas des cons !

De toute évidence, le mouvement n’est pas mort, de nouvelles étapes seront franchies pour frapper plus fort et plus juste. Prenons en exemple, le mouvement baptisé “Toutouni” qui est une ramification à l’intérieur du grand mouvement “Pétrochallenge”. Il a pour but principal d’éloigner le plus possible les politicards y compris leurs acolytes qui veulent accaparer le mouvement pétrochallenge pour faire de la politique. Pourtant, si c’était pour eux, il n’y aurait jamais un tel mouvement de revendication populaire.

En effet, l’haïtien le plus ridicule, le plus imbécile et le plus sot de ce siècle est celle ou celui qui s’en fout des différentes revendications populaires que le mouvement pétrochallenge peut charrier, et qui, malgré toutes les tentatives d’explication, fait fi de ne pas comprendre que le fond pétrocaribe était un prêt de l’État vénézuélien à l’État haïtien. Et, il était destiné à développer le pays sur le plan infrastructurel. C’est-à-dire : pour la construction d’hôpitaux modernes dans les grandes villes, des universités répondant aux normes internationales, des centres de santé bien équipés dans les sections communales, la construction de routes, mécaniser l’agriculture pour répondre aux besoins alimentaires de la population qui en a grandement besoin, donner accès à l’eau potable et à l’électrification du pays sont entre autres les différentes réalisations que l’argent devait accomplir.

Ce n’était nullement un prêt accordé à un groupuscule d’individus pour s’enrichir encore moins pour régler leur compte personnel. Pour celles et ceux qui veulent, à tout prix, détourner l’esprit de plus d’un en parlant de l’argent du CIRH. Je leur dis que ces deux argents sont nettement différents dans leur nature. Bien qu’en parlant d’une véritable lutte contre la corruption, on ne puisse pas se permettre de l’écarter.

Et dites-vous, quand vous assistez à l’amplification des cas : d’insécurité généralisée, de braquage, de pauvreté extrême, de misère abjecte, de prolifération des prostituées sur les trottoirs, etc. Il faut rapidement lier ces phénomènes sociaux à la dilapidation du fonds pétrocaribe.

Si l’argent n’avait pas été gaspillé, volé par les politicards et consorts, il y aurait une nette amélioration des conditions matérielles d’existence de l’homme haïtien. Enfin de compte, le fond pétrocaribe a été utilisé à des fins politiciennes et non politiques. Car la politique réglemente la vie en société et consiste à rendre l’homme heureux, libre et lui assurer le bien-vivre tandis que l’action politique n’est pas une simple application mécanique à partir des données, mais une mise en oeuvre intelligente et judicieuse des moyens.

Willy Joseph
Linguiste, Anthropo-sociologue



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